Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
La valeur locative commerciale est le loyer qu'un local pourrait raisonnablement produire sur le marché libre, déterminé selon les critères de l'article L145-33 du Code de commerce. Cabinet d'expertise indépendant certifié RICS, nous la chiffrons dans un rapport argumenté et opposable — renouvellement, déplafonnement, révision, cession, contentieux — pour tout local situé en France.
La valeur locative d'un bail commercial est le loyer de marché du local. L'article L145-33 du Code de commerce la fixe à partir de cinq éléments : caractéristiques du local, destination, obligations respectives des parties, facteurs locaux de commercialité et prix pratiqués dans le voisinage. Elle sert de référence au renouvellement et à la révision triennale.
La valeur locative commerciale est le loyer annuel qu'un local commercial, pris dans son état actuel, pourrait raisonnablement produire sur le marché libre, entre un bailleur normalement informé et un preneur diligent, à une date donnée. C'est la référence centrale du droit des baux commerciaux : l'article L145-33 du Code de commerce pose que « le montant des loyers des baux renouvelés ou révisés doit correspondre à la valeur locative », et énumère limitativement les critères qui servent à la déterminer. Contrairement au loyer en place — donnée contractuelle héritée de la signature du bail —, la valeur locative est un standard de marché : elle se constate et se démontre, elle ne se décrète pas.
Cette distinction n'a rien de théorique. Un bail signé neuf ans plus tôt à un loyer alors cohérent peut, au moment de son renouvellement, présenter un loyer en place très éloigné — à la hausse comme à la baisse — de la valeur locative actuelle. C'est précisément ce décalage que le mécanisme légal de plafonnement et de déplafonnement encadre. La valeur locative ne se confond pas davantage avec la valeur vénale, qui est un prix en capital : la valeur locative porte sur le droit d'usage du local — la jouissance —, non sur sa propriété. Elle se distingue enfin du droit au bail et du fonds de commerce, qui représentent la valeur patrimoniale du bail ou de l'exploitation pour le preneur en place.
Un homonyme entretient une confusion fréquente : la valeur locative cadastrale. Celle-ci est une base administrative, calculée par l'administration fiscale pour asseoir la taxe foncière et la cotisation foncière des entreprises. Elle n'a ni la même définition, ni la même méthode, ni le même usage que la valeur locative commerciale de l'article L145-33 : la première sert à calculer un impôt local, la seconde à fixer un loyer entre parties privées. Un expert en évaluation immobilière intervient sur la seconde ; les contestations de valeur locative cadastrale relèvent, elles, d'une procédure fiscale spécifique.
Si la valeur locative concentre autant de litiges, c'est qu'elle engage les parties pour longtemps : un loyer de renouvellement fixe l'économie du bail pour neuf ans, pèse sur la rentabilité du commerce comme sur celle de l'actif, et conditionne la valeur du droit au bail en cas de cession. Notre guide de l'expertise immobilière replace cette notion parmi les valeurs utilisées par la profession ; la page consacrée à l'évaluation du droit au bail complète le sujet pour les cessions.
Partagez votre contexte, le bien concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature du bien, contexte d'intervention (succession, IFI, vente, financement, litige), usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
Besoin d'un échange direct ? Notre équipe vous répond, où que se situe votre bien en France, au 05 56 81 66 30.
Réponse sous 24h par un interlocuteur dédié
Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
La loi énumère limitativement cinq critères pour déterminer la valeur locative. Leur pondération respective relève du jugement professionnel de l'expert — c'est là que se joue la qualité d'une évaluation.
Surface totale pondérée, configuration des espaces — surface de vente, réserves, accès —, état d'entretien, qualité de la construction, équipements techniques (extraction, ventilation, livraisons). Un local en rez-de-chaussée avec vitrine sur rue ne s'évalue pas comme un local en étage ou en sous-sol : la pratique professionnelle traduit ces différences par des coefficients de pondération appliqués aux surfaces, qui ramènent chaque zone du local à un équivalent de surface utile de vente.
L'activité autorisée par le bail conditionne le spectre des preneurs potentiels, donc la valeur. Une destination « tous commerces » est plus flexible et mieux valorisée qu'une destination restreinte à une activité précise ; une destination de restauration avec extraction autorisée ne se compare pas à une destination de boutique standard. L'expert lit le bail avant de regarder le marché.
Qui supporte les charges ? Qui assume les grosses réparations de l'article 606 du Code civil ? Y a-t-il eu franchise de loyer, travaux mis à la charge du preneur, clauses dérogatoires ? Un transfert de charges important modifie l'équilibre économique du bail : à local identique, un bail « triple net » et un bail aux charges réparties classiquement n'appellent pas la même valeur locative.
Le critère le plus discuté. Il désigne l'attractivité commerciale de la zone : flux piétons, enseignes locomotives, accessibilité, dynamique urbaine, évolution du tissu commercial environnant. C'est leur « modification notable » au cours du bail écoulé qui peut justifier un déplafonnement du loyer lors du renouvellement — dans un sens comme dans l'autre : une commercialité peut aussi se dégrader.
Les loyers réellement conclus sur des locaux comparables, dans le même secteur et à la même époque, constituent la référence de marché. Ces données ne sont pas publiques : elles se collectent auprès des acteurs du marché et se capitalisent au fil des missions. C'est ce qui permet de calibrer la valeur locative sur des faits vérifiables plutôt que sur les convictions des parties.
Ces cinq critères font de la valeur locative autre chose qu'un simple loyer de marché : deux locaux identiques, côte à côte, peuvent avoir des valeurs locatives différentes si leurs baux comportent des destinations ou des charges différentes. L'expert ne livre pas un prix au mètre carré : il justifie une pondération, documente ses références et motive sa conclusion.
L'expertise de valeur locative intervient à chaque étape sensible de la vie du bail commercial — et de préférence avant que les positions ne se figent.
À l'expiration du bail, le loyer renouvelé doit correspondre à la valeur locative : c'est l'unique référence légale en cas de désaccord entre bailleur et preneur. Une expertise indépendante objective les prétentions de chacun, sécurise la négociation et, si le différend persiste, nourrit le mémoire présenté au juge des loyers commerciaux.
Le bailleur qui invoque une modification notable des facteurs locaux de commercialité — ou le preneur qui la conteste — doit la démontrer concrètement. L'expertise documente l'évolution du quartier, chiffre la valeur locative réelle et établit si les conditions d'un dépassement du plafond indiciaire sont réunies.
Tous les trois ans, bailleur ou preneur peut demander la révision du loyer, en principe dans la limite de la variation de l'ILC ou de l'ILAT. Notre expertise établit si un dépassement de l'indice est envisageable et chiffre la valeur locative de marché applicable à la date de la demande.
Un loyer en place inférieur à la valeur locative constitue un avantage économique qui se traduit directement dans la valeur du droit au bail. L'expertise chiffre cet écart et sécurise la valorisation, côté cédant comme côté repreneur. Voir notre page dédiée à l'évaluation du droit au bail.
Avant ou pendant une procédure devant le juge des loyers commerciaux, un rapport d'expertise établi selon les standards professionnels appuie un mémoire, prépare des dires face à l'expert désigné par le tribunal, ou fonde une position de négociation. Notre page consacrée à l'expert judiciaire immobilier détaille le déroulement de ces procédures.
Pour un investisseur, l'écart entre loyer facial et valeur locative mesure le potentiel de réversion d'un actif — ou son risque locatif. L'expertise éclaire une acquisition, une renégociation ou une valorisation avant cession, en confrontant l'état locatif à la réalité du marché. Voir notre expertise des immeubles de rapport.
Estimer un local commercial ou tertiaire, gratuitement et en ligne : le simulateur applique les fourchettes de loyer publiées par notre observatoire et nos études de marché (relevés 2025-2026) à votre surface pondérée.
Guillaume Thériez, MRICS, précise la valeur locative de votre local — sans engagement, réponse sous 24 h.
En envoyant ce formulaire, vous acceptez d'être recontacté par Réal Group au sujet de votre local.
Les cinq critères légaux disent ce qu'il faut prendre en compte, pas comment calculer. La pratique professionnelle reconnaît trois approches, que l'expert choisit ou combine selon la nature du local et les données disponibles.
La méthode de référence. L'expert identifie des locations récentes portant sur des locaux comparables — même secteur, même typologie, destination et situation locative similaires — et en déduit une valeur locative de marché, exprimée en euros par mètre carré pondéré. La qualité du résultat dépend entièrement du nombre et de la pertinence des références collectées ; elle est maximale dans les zones de flux où les transactions locatives sont fréquentes.
Pour certains commerces — restauration, hôtellerie, grandes surfaces —, la valeur locative s'apprécie à partir du chiffre d'affaires que le local est susceptible de générer : le loyer est exprimé en pourcentage de ce chiffre d'affaires, selon des ratios sectoriels reconnus, sous contrôle du taux d'effort supportable par l'activité. Cette approche prend le relais lorsque les comparables directs sont rares ou peu pertinents.
En sens inverse de la capitalisation utilisée en valeur vénale, cette approche déduit le loyer de marché de la valeur du local et d'un taux de rendement observé sur des actifs comparables. Elle sert surtout de contrôle de cohérence, ou s'applique aux actifs dont les revenus sont l'élément central de la valeur — locaux de périphérie, parcs d'activités.
En pratique, l'expert croise fréquemment la comparaison directe et le ratio d'activité pour un même local, en particulier quand les données de marché sont peu nombreuses ou hétérogènes. Le rapport présente les approches mobilisées, les références retenues et leurs sources, la pondération des surfaces et le raisonnement qui conduit à la valeur conclue — les mêmes exigences de traçabilité que celles de la Charte de l'expertise en évaluation immobilière et du Red Book RICS.
Le principe posé par l'article L145-33 — le loyer renouvelé correspond à la valeur locative — est immédiatement tempéré par l'article L145-34 du Code de commerce : sauf exception, la variation du loyer lors du renouvellement ne peut excéder la variation de l'indice des loyers commerciaux (ILC) ou de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) sur la durée écoulée du bail. Ce plafonnement protège le preneur contre les revalorisations brutales. Depuis la loi Pinel du 18 juin 2014, ces deux indices trimestriels publiés par l'INSEE ont remplacé l'ancien indice du coût de la construction (ICC) pour le renouvellement comme pour la révision.
Le plafonnement cède dans plusieurs situations. La principale : une modification notable des éléments mentionnés aux 1° à 4° de l'article L145-33 — caractéristiques du local, destination, obligations des parties ou facteurs locaux de commercialité — survenue au cours du bail expiré. C'est le déplafonnement, cœur de la plupart des contentieux de renouvellement : la modification doit être concrète, documentée et appréciée in concreto, une simple hausse des prix de marché ne suffit pas. Le plafond ne s'applique pas non plus aux baux conclus pour plus de neuf ans, aux baux qui se sont prolongés tacitement au-delà de douze ans, ni aux locaux qui relèvent de régimes propres — locaux monovalents, construits en vue d'une seule utilisation, et locaux à usage exclusif de bureaux, évalués par référence aux prix pratiqués pour des locaux équivalents (articles R145-10 et R145-11 du Code de commerce).
Depuis la loi Pinel, le déplafonnement est lui-même lissé : lorsque le plafonnement est écarté, la hausse qui en résulte ne peut dépasser, chaque année, 10 % du loyer acquitté l'année précédente. Par ailleurs, l'article L145-38 encadre la révision triennale : la variation est limitée à celle de l'indice, sauf preuve d'une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus de 10 % de la valeur locative. Enfin, lorsque le bail comporte une clause d'échelle mobile, l'article L145-39 ouvre une révision spécifique dès que le jeu de la clause a fait varier le loyer de plus d'un quart par rapport à sa dernière fixation.
En cas de désaccord persistant, le litige est porté devant le juge des loyers commerciaux — en pratique le président du tribunal judiciaire ou son délégataire —, après un échange de mémoires obligatoire (articles R145-23 et suivants du Code de commerce). Le juge désigne fréquemment un expert judiciaire pour déterminer la valeur locative. À chaque étape de cette procédure, un rapport d'expertise privé, argumenté et conforme aux standards professionnels, reste l'outil de référence pour étayer une position — ou pour l'infléchir à temps.
Clarification du contexte — renouvellement, révision, déplafonnement, cession, contentieux — et de l'usage du rapport. Une lettre de mission fixe, conformément au Red Book RICS, le périmètre d'intervention, la date de valeur, le délai de remise et les honoraires
Lecture des clauses déterminantes — destination, répartition des charges, travaux, clause d'échelle mobile —, réunion des pièces (bail, avenants, état locatif, plans), puis visite du local : relevé et pondération des surfaces, configuration, état, commercialité de l'axe et de la zone
Collecte des valeurs locatives du secteur : locations récentes comparables, ratios sectoriels, taux d'effort observés. Sélection de références homogènes, ajustées de leurs différences avec le local, et application des méthodes appropriées — comparaison, ratio d'activité, contrôle par le rendement
Rapport écrit, motivé et relu en interne, conforme au Red Book RICS et à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière : utilisable en négociation, à l'appui d'un mémoire devant le juge des loyers commerciaux, ou pour répondre aux dires dans une expertise judiciaire en cours
Réal Group intervient dans toute la France pour expertiser la valeur locative de vos locaux commerciaux, bureaux et locaux d'activité — à l'unité comme en portefeuille. Chaque mission est confiée à un expert dédié : un premier échange en visioconférence cadre le besoin, le contexte du bail et l'usage du rapport, puis l'expert se déplace pour visiter le local, où qu'il se situe. Les modalités de déplacement sont transparentes et intégrées au devis, communiqué gratuitement sous 24 h.
Votre local est situé à Bordeaux ou en Gironde ? Notre base de références locatives bordelaise, constituée au fil de nos missions et de notre activité de transaction en immobilier commercial, adosse nos conclusions à des données de terrain. L'ensemble de nos missions d'évaluation est présenté sur la page service expertise.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Le marché emploie trois documents de portée très différente. L'avis de valeur locative, généralement établi par un agent immobilier, indique un loyer de marché probable — utile pour positionner un local à la location, sans valeur probante. L'attestation de valeur locative, plus formelle, certifie un niveau de loyer pour un usage administratif ou comptable courant. Le rapport d'expertise en valeur locative, enfin, démontre la valeur selon les critères de l'article L145-33 — références au mètre carré pondéré, analyse du bail et de la commercialité — et engage la responsabilité de l'expert : c'est le seul document qui tienne dans un renouvellement disputé, un déplafonnement ou un contentieux devant le juge des loyers. La règle pratique : tant qu'il s'agit d'orienter, l'avis suffit ; dès qu'il s'agit de convaincre un tiers — bailleur, preneur, juge, administration —, il faut l'expertise.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
Indépendance & déontologieTransaction, investissement, gestion locative ou Expertise — nos consultants vous apportent une réponse claire et personnalisée sous 24h.
Laissez vos coordonnées, un conseiller Réal Group vous recontacte rapidement.