Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
Un local commercial ne s'évalue pas comme un logement : sa valeur dépend de son emplacement, du bail en place, de ses revenus et de ses éléments incorporels. Cabinet d'expertise indépendant certifié RICS, nous évaluons murs, loyer, droit au bail et fonds de commerce dans un rapport argumenté et opposable — pour tout local situé en France.
Un local commercial n'a pas une valeur mais quatre : la valeur vénale des murs, la valeur locative de marché qui fixe le loyer de renouvellement, la valeur du droit au bail et celle du fonds de commerce. Chacune répond à une méthode et à un usage distincts : vente, révision de loyer, cession ou contentieux.
L'expertise d'un local commercial consiste à déterminer, dans un rapport motivé et opposable, une ou plusieurs des valeurs attachées à un commerce : la valeur vénale des murs — libres ou occupés —, la valeur locative de marché, la valeur du droit au bail et, le cas échéant, celle du fonds de commerce. C'est un exercice spécifique : là où un logement s'évalue essentiellement par comparaison directe, un local commercial est un actif hybride, à la croisée de l'immobilier, du droit des baux commerciaux et de l'économie d'une exploitation.
Trois particularités commandent la méthode. L'emplacement, d'abord : pour un commerce, la valeur tient d'abord au flux de clientèle, à la visibilité et à la commercialité de l'axe — deux locaux identiques séparés de cinquante mètres peuvent valoir du simple au double. Le bail, ensuite : durée résiduelle, loyer facial comparé au loyer de marché, clauses d'indexation, destination, perspectives de déplafonnement — le statut des baux commerciaux (articles L145-1 et suivants du Code de commerce) structure la sécurité du revenu et donc la valeur. Les éléments incorporels, enfin : droit au bail et fonds de commerce s'évaluent selon leurs propres méthodes et ne doivent jamais être confondus avec les murs.
Cette imbrication explique qu'une même adresse puisse donner lieu à plusieurs missions distinctes : l'investisseur veut la valeur vénale des murs occupés ; le bailleur et le preneur s'opposent sur la valeur locative au renouvellement ; le commerçant qui cède son activité fait évaluer son droit au bail ou son fonds ; le locataire évincé chiffre son indemnité d'éviction. L'expert immobilier commercial précise dès la lettre de mission le périmètre et les valeurs attendues — c'est la première garantie d'un rapport utilisable.
Notre guide de l'expertise immobilière présente le cadre général de ces missions ; cette page détaille ce qui fait la spécificité des locaux commerciaux, les méthodes applicables et les situations dans lesquelles l'expertise s'impose.
Pour les grandes surfaces et les ensembles organisés — supermarchés (400 à 2 500 m² de surface de vente), hypermarchés, galeries et centres commerciaux —, la grille d'analyse se déplace : la zone de chalandise et le pouvoir d'achat qu'elle contient deviennent le premier facteur de valeur, suivis de l'attractivité propre du site (locomotives présentes, conception, parcours client), de la qualité et de la sécurité des revenus locatifs (signature des enseignes, durée ferme des baux, vacance structurelle, perspectives de déplafonnement) et des qualités physiques de chaque cellule — dimensions, configuration, mètres linéaires de vitrine. Autant de paramètres que la comparaison simple au m² ne capture pas, et qui justifient une expertise dédiée.
Partagez votre contexte, le bien concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature du bien, contexte d'intervention (succession, IFI, vente, financement, litige), usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
Une même boutique porte jusqu'à quatre valeurs distinctes, qui répondent à des questions différentes et s'évaluent par des méthodes différentes. Les confondre est l'erreur la plus coûteuse des dossiers commerciaux.
Le prix que les murs atteindraient sur un marché libre — en distinguant valeur libre et valeur occupée : un local loué s'évalue avec son bail, son loyer et la solidité de son locataire ; l'écart avec la valeur libre dépend du différentiel entre loyer facial et loyer de marché. C'est la valeur de l'investisseur, de la banque et de l'administration fiscale. Voir notre pilier valeur vénale.
Le loyer que le local produirait sur le marché libre, déterminé selon les cinq critères de l'article L145-33 du Code de commerce. C'est la référence du renouvellement, de la révision et du déplafonnement — et la variable qui fait mécaniquement varier toutes les autres. Voir notre pilier valeur locative commerciale.
La valeur patrimoniale du bail en cours pour le preneur : ce que vaut, sur le marché, le droit d'occuper l'emplacement aux conditions du bail. Un loyer en place inférieur au marché crée un droit au bail élevé — et inversement. Voir notre page évaluation du droit au bail.
La valeur de l'exploitation elle-même : clientèle, enseigne, droit au bail, matériel. Il s'évalue par les barèmes sectoriels, le chiffre d'affaires ou l'excédent brut d'exploitation, et se distingue rigoureusement des murs — un même dossier de cession peut réunir les deux évaluations, jamais les confondre. Voir notre page expertise de fonds de commerce.
Selon le contexte, l'expertise porte sur une seule de ces valeurs ou sur plusieurs à la fois — une cession de murs occupés mobilise la valeur vénale ET la valeur locative ; une éviction mobilise le fonds ET le droit au bail. Le rapport explicite systématiquement l'articulation retenue pour éviter tout double comptage.
La hiérarchie des emplacements commerciaux — n°1, n°1 bis, n°2, périphérie — n'est pas une convention d'agents immobiliers : elle traduit des écarts mesurables de flux, de visibilité et de valeurs locatives. L'expert l'objective par des observations concrètes : flux piéton aux horaires d'ouverture, linéaire de façade et configuration de la vitrine, enseignes locomotives à proximité, taux de vacance de la rue, accessibilité et stationnement, dynamique du quartier — ouverture d'un équipement structurant, transformation d'un axe, évolution du tissu commercial.
Ces facteurs se traduisent techniquement par la pondération des surfaces : la pratique professionnelle ramène chaque zone du local à un équivalent de surface utile de vente — la partie en vitrine comptant pleinement, les zones profondes, les étages, les sous-sols et les réserves étant affectés de coefficients réducteurs. Deux locaux de 200 m² peuvent ainsi présenter des surfaces pondérées très différentes, et c'est sur le mètre carré pondéré que se comparent les valeurs locatives. C'est aussi par ce prisme que s'apprécient les facteurs locaux de commercialité dont la « modification notable » peut justifier un déplafonnement du loyer au renouvellement.
Le type d'actif module enfin l'analyse : une boutique de pied d'immeuble s'évalue par comparaison de valeurs locatives pondérées et par le droit au bail ; une cellule de retail park ou une grande surface alimentaire s'évalue d'abord par capitalisation du revenu net, avec des taux de rendement propres au segment et une attention particulière à la pérennité de l'enseigne et au rapport entre loyer et chiffre d'affaires ; un local sous bail dérogatoire ou en vente à occupation précaire appelle des hypothèses spécifiques, explicitées dans le rapport. Pour les locaux d'activité et l'immobilier professionnel mixte, nos repères de valeurs figurent sur la page évaluation d'un local d'entreprise. Pour une première approche chiffrée, notre simulateur de valeur locative commerciale est gratuit.
Six situations concentrent l'essentiel des missions — chacune avec ses valeurs de référence et ses pièges propres.
Investisseur ou propriétaire exploitant : l'expertise établit la valeur vénale — libre ou occupée —, documente le taux de rendement retenu et sécurise la négociation. Pour un local occupé, l'analyse du bail (durée résiduelle, loyer facial vs marché, solidité du locataire) est aussi déterminante que celle des murs.
À chaque étape de la vie du bail, la valeur locative devient l'enjeu central entre bailleur et preneur. L'expertise objective le loyer de marché pondéré et documente les facteurs de commercialité. Voir le pilier valeur locative.
Le commerçant qui cède fait évaluer son fonds (barèmes, EBE, comparables) ou son droit au bail ; le repreneur vérifie que le prix demandé résiste à l'analyse. L'expertise sécurise les deux côtés de la table — et le dossier de financement du repreneur.
Le locataire commercial évincé a droit à une indemnité couvrant son préjudice ; son chiffrage mobilise le fonds, le droit au bail et les indemnités accessoires. Voir le pilier indemnité d'éviction.
Les banques exigent une évaluation indépendante des murs apportés en garantie, conforme aux exigences prudentielles. Un rapport Red Book RICS fluidifie l'instruction du crédit — acquisition, refinancement, crédit-bail. Voir notre expertise pour financement bancaire.
Déclaration IFI, succession ou donation intégrant des murs commerciaux, divorce ou partage d'associés, contestation de l'administration fiscale, litige devant le tribunal : autant de contextes où seule une valeur expertisée, motivée et traçable résiste à la contradiction. Voir notre page expert judiciaire immobilier.
Clarification du contexte — cession, bail, financement, fiscal, contentieux — et du périmètre : murs seuls, droit au bail, fonds de commerce ou ensemble. La lettre de mission fixe les valeurs à produire (vénale libre ou occupée, locative, incorporels), la date de valeur et les honoraires
Relevé des surfaces et pondération selon les usages commerciaux (vente, réserve, étage, sous-sol), analyse du linéaire de façade, de la visibilité, des flux et de l'environnement d'enseignes — locomotives, vacance de l'axe, polarité commerciale
Examen du bail commercial : durée résiduelle, loyer facial et loyer économique après franchises ou paliers, indexation ILC/ILAT, destination, perspectives de plafonnement ou déplafonnement. Collecte des références : valeurs locatives comparables, transactions de murs, cessions de droit au bail sur la même polarité
Application et croisement des méthodes appropriées — comparaison pondérée, capitalisation du revenu net, DCF pour les actifs de rendement structurés, barèmes et EBE pour les fonds. Rapport conforme au Red Book RICS et à la Charte de l'expertise, opposable aux banques, à l'administration et aux juridictions
Réal Group expertise les locaux commerciaux sur l'ensemble du territoire : boutiques de pied d'immeuble, flagships, cellules de galeries et de retail parks, grandes surfaces alimentaires, mid-boxes spécialisés — à l'unité comme en portefeuille. Lorsque l'évaluation porte sur les murs eux-mêmes plutôt que sur le local exploité, elle relève de l'expertise d'immeuble commercial, qui capitalise le loyer plutôt que de comparer des valeurs locatives. Chaque mission est confiée à un expert dédié : un premier échange en visioconférence cadre le périmètre et le bail, puis l'expert se déplace pour visiter le local et analyser sa commercialité, où qu'il se situe. Les modalités de déplacement sont transparentes et intégrées au devis, communiqué gratuitement sous 24 h.
Votre local est situé à Bordeaux ou en Gironde ? Consultez notre page dédiée à l'expertise de locaux commerciaux à Bordeaux, adossée à notre connaissance fine de la commercialité bordelaise ; nos fourchettes de prix au m² sont détaillées dans le guide évaluation du prix d'un local commercial.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
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