Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
SERVICE EXPERTISE
Un immeuble de bureaux ne vaut pas son loyer facial : il vaut son revenu net sécurisé, sa liquidité et sa capacité à rester conforme. Nos experts MRICS évaluent bureaux et actifs tertiaires partout en France.
L'expertise d'un immeuble de bureaux repose sur la capitalisation du loyer net de charges non récupérables, complétée par une actualisation des flux lorsque l'actif porte un business plan : plateaux à relouer, travaux, échéances de baux. La valeur se construit sur le loyer économique, facial retraité des franchises et des paliers, sur la durée ferme résiduelle des baux et sur le taux de rendement de marché.
Une expertise de bureaux consiste à déterminer la valeur d'un immeuble tertiaire à une date donnée, à partir de son revenu, de son marché et de son état d'entretien. À la différence d'un actif résidentiel, un immeuble de bureaux se lit d'abord par son compte d'exploitation : loyers en place, charges non récupérables, taxe foncière, taxe annuelle sur les bureaux là où elle s'applique, travaux à engager. L'expert reconstitue un revenu net stabilisé, lui applique un taux de rendement issu de transactions comparables, puis corrige le résultat des situations propres à l'immeuble — lots vacants, mise en conformité, baux hors marché.
Le premier écart de valeur se joue entre loyer facial et loyer économique. Les mesures d'accompagnement — franchises de loyer, paliers progressifs, participation du bailleur aux travaux d'aménagement du preneur — n'apparaissent pas dans l'état locatif mais amputent le revenu réellement encaissé. L'usage de marché veut qu'elles soient lissées sur la durée d'engagement ferme : un bail conclu à 300 €/m²/an, pour prendre un exemple chiffré, assorti de plusieurs mois de franchise sur six ans fermes, ne rapporte pas 300 €. L'expert retraite chaque bail, reconstitue le loyer économique et le compare à la valeur locative de marché, ligne par ligne. C'est ce retraitement qui sépare une expertise d'une simple capitalisation d'état locatif.
Une expertise de bureaux est demandée pour arbitrer une cession ou une acquisition, garantir un financement, arrêter des comptes en juste valeur, préparer un renouvellement de bail, documenter un apport ou une restructuration de société, ou étayer un dossier contentieux. Chaque finalité impose sa base de valeur : notre méthodologie d'expertise en valeur vénale, libre ou occupée, la valeur locative de marché, la valeur hypothécaire prudente ou la juste valeur comptable. Nos rapports sont établis selon la Charte de l'expertise en évaluation immobilière et les standards RICS. Pour un parc multi-sites, la mission relève de l'évaluation d'actifs immobiliers ; pour des ateliers, entrepôts ou locaux mixtes, elle relève de l'évaluation du prix d'un local d'entreprise, traitée dans une page dédiée.
Pour les bâtiments mixtes atelier-bureaux, voir l'expertise des locaux d'activité.
Partagez votre contexte, l'actif concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
Méthode centrale dès lors que l'immeuble est loué. L'expert reconstitue un revenu net : loyers économiques, déduction faite des charges non récupérables, de la taxe foncière non refacturée, des honoraires de gestion et d'une vacance financière normative. Depuis le décret d'application de la loi Pinel, entré en vigueur en novembre 2014, les grosses réparations relevant de l'article 606 du Code civil ne peuvent plus être refacturées au preneur dans les baux conclus ou renouvelés depuis cette date : elles pèsent durablement sur le net et doivent être modélisées. Ce revenu stabilisé est ensuite capitalisé à un taux de rendement extrait de transactions comparables, ajusté du risque locatif propre à l'actif.
Dès que l'actif porte un business plan — plateaux vacants à relouer, bail arrivant à échéance, programme de travaux, franchise à absorber —, la capitalisation seule devient trompeuse. L'actualisation des flux projette les revenus et les dépenses sur huit à dix ans : loyers contractuels puis relocation à la valeur locative de marché, franchises et paliers, travaux, coûts de commercialisation et de remise en état, puis valeur terminale capitalisée. Le taux d'actualisation intègre la prime de risque spécifique de l'immeuble. C'est la méthode qui rend lisible l'écart de valeur entre un actif sécurisé et un actif à repositionner.
Retenue à titre principal pour les lots de bureaux en copropriété et les petites surfaces, en recoupement pour les immeubles entiers. Elle suppose des références réellement comparables : même typologie de plateau, même niveau de prestations, même régime de charges, transaction récente et documentée. L'expert ajuste chaque terme de comparaison — étage, luminosité, divisibilité, ratio de stationnement, état d'entretien, durée du bail transmis — avant de retenir une fourchette au mètre carré de surface utile. Une comparaison non ajustée n'est pas une méthode d'expertise : c'est une moyenne de marché.
Pour un immeuble obsolète, la valeur ne provient plus des loyers en place mais de ce que l'on peut en faire. Le bilan de restructuration part de la valeur de l'immeuble rénové ou reconverti, en déduit le coût des travaux, les aléas, les frais financiers et de portage, ainsi que la marge attendue par un opérateur : le solde correspond au prix qu'un investisseur peut raisonnablement payer en l'état. Le coût de remplacement déprécié demeure réservé aux actifs très spécifiques dépourvus de marché locatif, et n'intervient qu'en méthode de contrôle.
Nous fixons par écrit l'objet de la mission, la date de valeur, la ou les bases retenues — valeur libre ou occupée, valeur locative de marché, valeur hypothécaire, juste valeur comptable — ainsi que les hypothèses particulières et les limites éventuelles. Ce cadrage conditionne tout le reste : une même surface n'a pas la même valeur selon qu'on la suppose libre ou grevée d'un bail à loyer inférieur au marché.
Visite complète de l'immeuble et de chaque plateau vacant, relevé de l'état d'entretien, des équipements techniques et des réserves. Analyse du dossier : titres, règlement de copropriété, baux et avenants, état locatif détaillé, quittancement, reddition de charges, taxe foncière, diagnostics et audits énergétiques, devis de travaux, procès-verbaux d'assemblée. Les pièces manquantes sont listées dans le rapport avec leur incidence possible sur la valeur retenue.
Retraitement bail par bail, calcul du loyer économique, positionnement de chaque ligne par rapport à la valeur locative de marché, vérification des indexations sur l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) et des clauses d'échelle mobile, mesure du WALT et du WALB. En parallèle, collecte de références de transactions locatives et d'investissement réellement comparables, ajustées une à une, puis détermination du taux de rendement et du taux d'actualisation, chacun justifié dans le rapport.
Le rapport expose les méthodes, les calculs, les comparables mobilisés et l'arbitrage entre les valeurs obtenues, sous la signature d'un expert membre de la RICS. Il est conçu pour être discuté : banquier, commissaire aux comptes, administration fiscale, ou débat contradictoire lorsque nos experts interviennent comme expert immobilier judiciaire. Nous assurons la soutenance du rapport auprès de vos interlocuteurs et sa mise à jour à la date de valeur de votre choix.
Deux immeubles affichant le même loyer au mètre carré n'ont pas la même valeur. L'écart se documente facteur par facteur : il ne se règle pas en ajustant un taux de rendement au jugé.
La hiérarchie des marchés tertiaires est nette : quartier central d'affaires, pôles tertiaires structurés desservis par un transport lourd, périphérie, parcs d'activités. L'écart entre taux de rendement prime et taux secondaire s'est nettement creusé depuis la remontée des taux d'intérêt de 2022-2023, et la liquidité s'est reconcentrée sur les emplacements centraux. À titre d'illustration, un plateau récent implanté en périphérie mal desservie d'une métropole régionale se traite couramment sur un taux supérieur de plusieurs centaines de points de base à celui d'un actif central de qualité comparable. La localisation ne se corrige pas : elle se paie dans le taux.
Le WALT (durée résiduelle moyenne pondérée totale des baux) et le WALB (durée jusqu'à la prochaine faculté de résiliation, le plus souvent l'échéance triennale) mesurent la sécurité du revenu. Un actif mono-locataire à WALB long, adossé à une signature solide, se capitalise à un taux nettement plus bas — donc se valorise plus haut — qu'un immeuble multi-locataires dont les échéances se concentrent sur un même exercice. L'expert examine la qualité des preneurs, les garanties et cautions, les clauses de sortie anticipée et la probabilité réelle de renouvellement, plateau par plateau. Lorsque le bailleur envisage de refuser le renouvellement d'un bail commercial, le chiffrage de l'indemnité d'éviction devient un poste de valeur à part entière.
La divisibilité est devenue un facteur de valeur de premier rang. Un plateau de 1 200 m² qui se recoupe en trois lots autonomes — accès, sanitaires, comptages, désenfumage, sécurité incendie — se reloue plus vite et à un meilleur prix qu'un plateau indivisible. Trame de façade, profondeur, hauteur sous faux plafond, puissance des réseaux de traitement d'air et raccordement fibre déterminent l'aptitude à accueillir aussi bien des espaces ouverts que des bureaux fermés. La généralisation du télétravail a réduit les surfaces prises à bail tout en densifiant les usages : la flexibilité protège la valeur locative future.
Trois référentiels coexistent et ne donnent jamais le même chiffre : la surface utile, base des loyers de bureaux sur le marché français, la surface de plancher au sens du Code de l'urbanisme, et la superficie privative des lots de copropriété. Les standards internationaux de mesurage (IPMS) s'imposent progressivement sur les actifs institutionnels et les portefeuilles transfrontaliers. Une expertise sérieuse indique toujours le référentiel retenu et la source du mesurage, plan ou relevé contradictoire. La rigueur n'est pas cosmétique : dans une approche par comparaison au mètre carré, un écart de surface de cinq pour cent se traduit mécaniquement par cinq pour cent d'écart de valeur.
Le dispositif Éco Énergie Tertiaire, issu de la loi ELAN, impose aux bâtiments accueillant au moins 1 000 m² d'activités tertiaires une réduction des consommations d'énergie finale de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport à une année de référence, qui ne peut être antérieure à 2010, avec déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT. Un immeuble dépourvu de trajectoire crédible porte un coût de travaux latent que tout acquéreur déduira du prix et que tout preneur invoquera en négociation. À l'inverse, une certification environnementale reconnue et une annexe environnementale correctement tenue — obligatoire pour les baux de bureaux de plus de 2 000 m² — soutiennent la valeur et la liquidité.
Le ratio de stationnement reste discriminant hors hypercentre, où il conditionne la commercialisation d'un plateau ; en zone dense, ce sont la desserte en transport en commun et l'offre de services — restauration, salles partagées, local vélos sécurisé, bornes de recharge — qui prennent le relais. L'expert vérifie la réalité juridique des places : privatives, louées à des tiers, concédées, ou simple tolérance. Il apprécie également l'accessibilité des espaces d'accueil ouverts au public et le coût prévisible de mise aux normes, souvent sous-estimé dans les immeubles antérieurs aux années 2000, sur la base des devis et audits fournis.
L'évaluation de bureaux est un exercice de marché autant que de méthode : elle suppose des comparables réels, une lecture juridique fine des baux et la capacité de défendre le chiffre devant un banquier, un auditeur ou un juge. Réal Valuation intervient partout en France, avec le réseau Groupe ABC.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
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