Tout contribuable dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier de l'année d'imposition est redevable de l'Impôt sur la Fortune Immobilière (article 964 du Code général des impôts). La déclaration est annexée à la déclaration de revenus et doit refléter une valeur vénale réelle à la date du 1er janvier (article 666 du CGI). Toute sous-évaluation expose le contribuable à un risque de rectification fiscale dans un délai de trois ans, voire six ans en cas d'omission déclarative.
Pour les patrimoines simples, composés d'actifs standards facilement comparables, une auto-évaluation peut suffire. En revanche, dès lors que le patrimoine comprend des actifs atypiques — immeuble de rapport, hôtel particulier, bien en démembrement, parts de SCI ou SCPI, résidence à l'étranger — la détermination de la valeur vénale devient un exercice technique qui justifie l'intervention d'un expert indépendant et certifié.
Un rapport d'expertise établi selon les normes RICS (Red Book) et la Charte de l'Expertise en Évaluation Immobilière constitue la meilleure pièce justificative en cas de contrôle. Il argumente la valeur retenue par une analyse de marché documentée, applique les décotes légitimes (occupation, démembrement, illiquidité des parts sociales) et se situe au niveau d'exigence attendu par l'administration fiscale en cas de contentieux.