Réal Group
SERVICE EXPERTISE

Valeur locative commerciale : définition, calcul et expertise

  • Définition et article L145-33
  • Renouvellement de bail
  • Déplafonnement du loyer
  • Révision triennale
  • Rapport opposable

La valeur locative commerciale est le loyer qu'un local pourrait raisonnablement produire sur le marché libre, déterminé selon les critères de l'article L145-33 du Code de commerce. Cabinet d'expertise indépendant certifié RICS, nous la chiffrons dans un rapport argumenté et opposable — renouvellement, déplafonnement, révision, cession, contentieux — pour tout local situé en France.

Simuler ma valeur locative →

Le Duff
Covivio
Harmonie Mutuelle
Keys
UCANSS
Groupama GE
Restaurants du Coeur
Compagnons du Devoir
SNCF
La Poste Immobilier
Renault
Mutuelle de Poitiers Assurances
Mutualia
MNH
Bordeaux Métropole
MGEN
SCET
Les Mousquetaires
Crédit Agricole
Duclot
inCité
Essorr
CA Indosuez
Finances publiques
Groupama Centre Manche
DÉFINITION

Qu'est-ce que la valeur locative commerciale ?

La valeur locative commerciale est le loyer annuel qu'un local commercial, pris dans son état actuel, pourrait raisonnablement produire sur le marché libre, entre un bailleur normalement informé et un preneur diligent, à une date donnée. C'est la référence centrale du droit des baux commerciaux : l'article L145-33 du Code de commerce pose que « le montant des loyers des baux renouvelés ou révisés doit correspondre à la valeur locative », et énumère limitativement les critères qui servent à la déterminer. Contrairement au loyer en place — donnée contractuelle héritée de la signature du bail —, la valeur locative est un standard de marché : elle se constate et se démontre, elle ne se décrète pas.

Cette distinction n'a rien de théorique. Un bail signé neuf ans plus tôt à un loyer alors cohérent peut, au moment de son renouvellement, présenter un loyer en place très éloigné — à la hausse comme à la baisse — de la valeur locative actuelle. C'est précisément ce décalage que le mécanisme légal de plafonnement et de déplafonnement encadre. La valeur locative ne se confond pas davantage avec la valeur vénale, qui est un prix en capital : la valeur locative porte sur le droit d'usage du local — la jouissance —, non sur sa propriété. Elle se distingue enfin du droit au bail et du fonds de commerce, qui représentent la valeur patrimoniale du bail ou de l'exploitation pour le preneur en place.

Un homonyme entretient une confusion fréquente : la valeur locative cadastrale. Celle-ci est une base administrative, calculée par l'administration fiscale pour asseoir la taxe foncière et la cotisation foncière des entreprises. Elle n'a ni la même définition, ni la même méthode, ni le même usage que la valeur locative commerciale de l'article L145-33 : la première sert à calculer un impôt local, la seconde à fixer un loyer entre parties privées. Un expert en évaluation immobilière intervient sur la seconde ; les contestations de valeur locative cadastrale relèvent, elles, d'une procédure fiscale spécifique.

Si la valeur locative concentre autant de litiges, c'est qu'elle engage les parties pour longtemps : un loyer de renouvellement fixe l'économie du bail pour neuf ans, pèse sur la rentabilité du commerce comme sur celle de l'actif, et conditionne la valeur du droit au bail en cas de cession. Notre guide de l'expertise immobilière replace cette notion parmi les valeurs utilisées par la profession ; la page consacrée à l'évaluation du droit au bail complète le sujet pour les cessions.

Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
PARLONS DE VOTRE BESOIN

Présentez votre projet

Partagez votre contexte, le bien concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.

Ce que nous clarifions avec vous

Nature du bien, contexte d'intervention (succession, IFI, vente, financement, litige), usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
  • Devis gratuit sous 24h avec interlocuteur dédié.
  • Intervention dans toute la France, en visio et sur site.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

Besoin d'un échange direct ? Notre équipe vous répond, où que se situe votre bien en France, au 05 56 81 66 30.

Parler à un expert

Réponse sous 24h par un interlocuteur dédié

Sans engagement · Réponse sous 24h

Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
LE CADRE LÉGAL

Les cinq critères de l'article L145-33 : ce que l'expert analyse

La loi énumère limitativement cinq critères pour déterminer la valeur locative. Leur pondération respective relève du jugement professionnel de l'expert — c'est là que se joue la qualité d'une évaluation.

Les caractéristiques du local

Surface totale pondérée, configuration des espaces — surface de vente, réserves, accès —, état d'entretien, qualité de la construction, équipements techniques (extraction, ventilation, livraisons). Un local en rez-de-chaussée avec vitrine sur rue ne s'évalue pas comme un local en étage ou en sous-sol : la pratique professionnelle traduit ces différences par des coefficients de pondération appliqués aux surfaces, qui ramènent chaque zone du local à un équivalent de surface utile de vente.

La destination des lieux

L'activité autorisée par le bail conditionne le spectre des preneurs potentiels, donc la valeur. Une destination « tous commerces » est plus flexible et mieux valorisée qu'une destination restreinte à une activité précise ; une destination de restauration avec extraction autorisée ne se compare pas à une destination de boutique standard. L'expert lit le bail avant de regarder le marché.

Les obligations respectives des parties

Qui supporte les charges ? Qui assume les grosses réparations de l'article 606 du Code civil ? Y a-t-il eu franchise de loyer, travaux mis à la charge du preneur, clauses dérogatoires ? Un transfert de charges important modifie l'équilibre économique du bail : à local identique, un bail « triple net » et un bail aux charges réparties classiquement n'appellent pas la même valeur locative.

Les facteurs locaux de commercialité

Le critère le plus discuté. Il désigne l'attractivité commerciale de la zone : flux piétons, enseignes locomotives, accessibilité, dynamique urbaine, évolution du tissu commercial environnant. C'est leur « modification notable » au cours du bail écoulé qui peut justifier un déplafonnement du loyer lors du renouvellement — dans un sens comme dans l'autre : une commercialité peut aussi se dégrader.

Les prix couramment pratiqués dans le voisinage

Les loyers réellement conclus sur des locaux comparables, dans le même secteur et à la même époque, constituent la référence de marché. Ces données ne sont pas publiques : elles se collectent auprès des acteurs du marché et se capitalisent au fil des missions. C'est ce qui permet de calibrer la valeur locative sur des faits vérifiables plutôt que sur les convictions des parties.

Ces cinq critères font de la valeur locative autre chose qu'un simple loyer de marché : deux locaux identiques, côte à côte, peuvent avoir des valeurs locatives différentes si leurs baux comportent des destinations ou des charges différentes. L'expert ne livre pas un prix au mètre carré : il justifie une pondération, documente ses références et motive sa conclusion.

CONTEXTES D'INTERVENTION

Quand faire expertiser la valeur locative des locaux commerciaux ?

L'expertise de valeur locative intervient à chaque étape sensible de la vie du bail commercial — et de préférence avant que les positions ne se figent.

Renouvellement du bail commercial

À l'expiration du bail, le loyer renouvelé doit correspondre à la valeur locative : c'est l'unique référence légale en cas de désaccord entre bailleur et preneur. Une expertise indépendante objective les prétentions de chacun, sécurise la négociation et, si le différend persiste, nourrit le mémoire présenté au juge des loyers commerciaux.

Déplafonnement du loyer

Le bailleur qui invoque une modification notable des facteurs locaux de commercialité — ou le preneur qui la conteste — doit la démontrer concrètement. L'expertise documente l'évolution du quartier, chiffre la valeur locative réelle et établit si les conditions d'un dépassement du plafond indiciaire sont réunies.

Révision triennale

Tous les trois ans, bailleur ou preneur peut demander la révision du loyer, en principe dans la limite de la variation de l'ILC ou de l'ILAT. Notre expertise établit si un dépassement de l'indice est envisageable et chiffre la valeur locative de marché applicable à la date de la demande.

Cession de fonds de commerce ou de droit au bail

Un loyer en place inférieur à la valeur locative constitue un avantage économique qui se traduit directement dans la valeur du droit au bail. L'expertise chiffre cet écart et sécurise la valorisation, côté cédant comme côté repreneur. Voir notre page dédiée à l'évaluation du droit au bail.

Contentieux bailleur-preneur

Avant ou pendant une procédure devant le juge des loyers commerciaux, un rapport d'expertise établi selon les standards professionnels appuie un mémoire, prépare des dires face à l'expert désigné par le tribunal, ou fonde une position de négociation. Notre page consacrée à l'expert judiciaire immobilier détaille le déroulement de ces procédures.

Arbitrage et gestion d'actifs

Pour un investisseur, l'écart entre loyer facial et valeur locative mesure le potentiel de réversion d'un actif — ou son risque locatif. L'expertise éclaire une acquisition, une renégociation ou une valorisation avant cession, en confrontant l'état locatif à la réalité du marché. Voir notre expertise des immeubles de rapport.

OUTIL GRATUIT

Simulateur de valeur locative commerciale

Estimer un local commercial ou tertiaire, gratuitement et en ligne : le simulateur applique les fourchettes de loyer publiées par notre observatoire et nos études de marché (relevés 2025-2026) à votre surface pondérée.

Commerce : surface pondérée. Bureaux/logistique : surface utile.
Merci de choisir un marché et une surface positive.
VALEUR LOCATIVE DE MARCHÉ INDICATIVE
Loyer annuel indicatif :
Valeur vénale indicative des murs (capitalisation du loyer à ) :

Fourchettes issues de nos pages de marché et de notre observatoire des valeurs locatives (données publiées, relevés 2025-2026). Estimation indicative : l'emplacement précis, la configuration, l'état locatif et les clauses du bail font varier la valeur — seul un rapport d'expertise signé engage l'expert. La capitalisation utilise le taux que vous sélectionnez.

Recevez l'analyse d'un expert certifié RICS

Guillaume Thériez, MRICS, précise la valeur locative de votre local — sans engagement, réponse sous 24 h.

En envoyant ce formulaire, vous acceptez d'être recontacté par Réal Group au sujet de votre local.

Merci ! Un expert Réal Group vous recontacte sous 24 h.
LE CALCUL

Comment se calcule la valeur locative : les méthodes de l'expert

Les cinq critères légaux disent ce qu'il faut prendre en compte, pas comment calculer. La pratique professionnelle reconnaît trois approches, que l'expert choisit ou combine selon la nature du local et les données disponibles.

Méthode par comparaison directe

La méthode de référence. L'expert identifie des locations récentes portant sur des locaux comparables — même secteur, même typologie, destination et situation locative similaires — et en déduit une valeur locative de marché, exprimée en euros par mètre carré pondéré. La qualité du résultat dépend entièrement du nombre et de la pertinence des références collectées ; elle est maximale dans les zones de flux où les transactions locatives sont fréquentes.

Méthode par ratio d'activité

Pour certains commerces — restauration, hôtellerie, grandes surfaces —, la valeur locative s'apprécie à partir du chiffre d'affaires que le local est susceptible de générer : le loyer est exprimé en pourcentage de ce chiffre d'affaires, selon des ratios sectoriels reconnus, sous contrôle du taux d'effort supportable par l'activité. Cette approche prend le relais lorsque les comparables directs sont rares ou peu pertinents.

Approche par le rendement

En sens inverse de la capitalisation utilisée en valeur vénale, cette approche déduit le loyer de marché de la valeur du local et d'un taux de rendement observé sur des actifs comparables. Elle sert surtout de contrôle de cohérence, ou s'applique aux actifs dont les revenus sont l'élément central de la valeur — locaux de périphérie, parcs d'activités.

En pratique, l'expert croise fréquemment la comparaison directe et le ratio d'activité pour un même local, en particulier quand les données de marché sont peu nombreuses ou hétérogènes. Le rapport présente les approches mobilisées, les références retenues et leurs sources, la pondération des surfaces et le raisonnement qui conduit à la valeur conclue — les mêmes exigences de traçabilité que celles de la Charte de l'expertise en évaluation immobilière et du Red Book RICS.

PLAFOND ET EXCEPTIONS

Plafonnement, déplafonnement, ILC et ILAT : ce que dit la loi

Le principe posé par l'article L145-33 — le loyer renouvelé correspond à la valeur locative — est immédiatement tempéré par l'article L145-34 du Code de commerce : sauf exception, la variation du loyer lors du renouvellement ne peut excéder la variation de l'indice des loyers commerciaux (ILC) ou de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) sur la durée écoulée du bail. Ce plafonnement protège le preneur contre les revalorisations brutales. Depuis la loi Pinel du 18 juin 2014, ces deux indices trimestriels publiés par l'INSEE ont remplacé l'ancien indice du coût de la construction (ICC) pour le renouvellement comme pour la révision.

Le plafonnement cède dans plusieurs situations. La principale : une modification notable des éléments mentionnés aux 1° à 4° de l'article L145-33 — caractéristiques du local, destination, obligations des parties ou facteurs locaux de commercialité — survenue au cours du bail expiré. C'est le déplafonnement, cœur de la plupart des contentieux de renouvellement : la modification doit être concrète, documentée et appréciée in concreto, une simple hausse des prix de marché ne suffit pas. Le plafond ne s'applique pas non plus aux baux conclus pour plus de neuf ans, aux baux qui se sont prolongés tacitement au-delà de douze ans, ni aux locaux qui relèvent de régimes propres — locaux monovalents, construits en vue d'une seule utilisation, et locaux à usage exclusif de bureaux, évalués par référence aux prix pratiqués pour des locaux équivalents (articles R145-10 et R145-11 du Code de commerce).

Depuis la loi Pinel, le déplafonnement est lui-même lissé : lorsque le plafonnement est écarté, la hausse qui en résulte ne peut dépasser, chaque année, 10 % du loyer acquitté l'année précédente. Par ailleurs, l'article L145-38 encadre la révision triennale : la variation est limitée à celle de l'indice, sauf preuve d'une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus de 10 % de la valeur locative. Enfin, lorsque le bail comporte une clause d'échelle mobile, l'article L145-39 ouvre une révision spécifique dès que le jeu de la clause a fait varier le loyer de plus d'un quart par rapport à sa dernière fixation.

En cas de désaccord persistant, le litige est porté devant le juge des loyers commerciaux — en pratique le président du tribunal judiciaire ou son délégataire —, après un échange de mémoires obligatoire (articles R145-23 et suivants du Code de commerce). Le juge désigne fréquemment un expert judiciaire pour déterminer la valeur locative. À chaque étape de cette procédure, un rapport d'expertise privé, argumenté et conforme aux standards professionnels, reste l'outil de référence pour étayer une position — ou pour l'infléchir à temps.

NOTRE MÉTHODE

Notre process d'expertise en 4 étapes

1

Cadrage et lettre de mission

Clarification du contexte — renouvellement, révision, déplafonnement, cession, contentieux — et de l'usage du rapport. Une lettre de mission fixe, conformément au Red Book RICS, le périmètre d'intervention, la date de valeur, le délai de remise et les honoraires

2

Analyse du bail et visite du local

Lecture des clauses déterminantes — destination, répartition des charges, travaux, clause d'échelle mobile —, réunion des pièces (bail, avenants, état locatif, plans), puis visite du local : relevé et pondération des surfaces, configuration, état, commercialité de l'axe et de la zone

3

Références locatives et application des méthodes

Collecte des valeurs locatives du secteur : locations récentes comparables, ratios sectoriels, taux d'effort observés. Sélection de références homogènes, ajustées de leurs différences avec le local, et application des méthodes appropriées — comparaison, ratio d'activité, contrôle par le rendement

4

Rapport argumenté et opposable

Rapport écrit, motivé et relu en interne, conforme au Red Book RICS et à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière : utilisable en négociation, à l'appui d'un mémoire devant le juge des loyers commerciaux, ou pour répondre aux dires dans une expertise judiciaire en cours

PARTOUT EN FRANCE

Une expertise de valeur locative dans toute la France

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
QUEL DOCUMENT POUR QUEL USAGE

Avis de valeur locative, attestation ou expertise : quel document pour quel usage ?

Le marché emploie trois documents de portée très différente. L'avis de valeur locative, généralement établi par un agent immobilier, indique un loyer de marché probable — utile pour positionner un local à la location, sans valeur probante. L'attestation de valeur locative, plus formelle, certifie un niveau de loyer pour un usage administratif ou comptable courant. Le rapport d'expertise en valeur locative, enfin, démontre la valeur selon les critères de l'article L145-33 — références au mètre carré pondéré, analyse du bail et de la commercialité — et engage la responsabilité de l'expert : c'est le seul document qui tienne dans un renouvellement disputé, un déplafonnement ou un contentieux devant le juge des loyers. La règle pratique : tant qu'il s'agit d'orienter, l'avis suffit ; dès qu'il s'agit de convaincre un tiers — bailleur, preneur, juge, administration —, il faut l'expertise.

VOS QUESTIONS

Questions sur la valeur locative

La valeur locative se calcule à partir des cinq critères de l'article L145-33 du Code de commerce — caractéristiques du local, destination, obligations des parties, facteurs locaux de commercialité, prix du voisinage — en appliquant une ou plusieurs méthodes reconnues. La méthode par comparaison directe déduit la valeur des loyers récemment conclus sur des locaux comparables, rapportés au mètre carré pondéré. La méthode par ratio d'activité l'exprime en pourcentage du chiffre d'affaires que le local peut générer. L'approche par le rendement sert de contrôle de cohérence. L'expert croise les approches et motive la valeur conclue dans un rapport documenté.
Le loyer de marché désigne le niveau de loyer constaté dans les transactions récentes pour des locaux comparables. La valeur locative de l'article L145-33 intègre en plus les éléments propres au bail en cause : destination contractuelle, répartition des charges et obligations des parties. Deux locaux identiques peuvent ainsi avoir des valeurs locatives différentes si leurs baux diffèrent. L'expert part de la référence de marché puis l'ajuste à la situation contractuelle précise du local évalué.
Non. La valeur locative cadastrale est une base administrative calculée par l'administration fiscale pour asseoir la taxe foncière et la cotisation foncière des entreprises ; elle n'a ni la même définition ni le même usage. La valeur locative commerciale de l'article L145-33 du Code de commerce est un loyer de marché, utilisé pour fixer le loyer entre bailleur et preneur lors d'un renouvellement, d'une révision ou d'un litige. Une expertise de valeur locative porte sur cette seconde notion.
Le déplafonnement suppose une modification notable des éléments mentionnés aux 1° à 4° de l'article L145-33 — le cas le plus fréquent étant l'évolution des facteurs locaux de commercialité — survenue au cours du bail expiré. La modification doit être concrète et documentée : équipement structurant, transformation du tissu commercial, évolution majeure des flux. Une simple hausse des prix ne suffit pas. Le plafond est également écarté pour les baux de plus de neuf ans, les baux tacitement prolongés au-delà de douze ans, les locaux monovalents et les bureaux. Depuis la loi Pinel, la hausse résultant d'un déplafonnement est lissée à 10 % du loyer de l'année précédente, par an.
L'ILC (indice des loyers commerciaux) s'applique aux activités commerciales et artisanales ; l'ILAT (indice des loyers des activités tertiaires) aux bureaux, entrepôts et locaux à usage de services. Les deux sont publiés trimestriellement par l'INSEE. Le bail désigne en principe l'indice applicable ; à défaut, la nature de l'activité exercée le détermine. Les baux anciens qui visaient l'indice du coût de la construction (ICC) relèvent désormais de l'ILC ou de l'ILAT pour le renouvellement et la révision, depuis la loi Pinel de 2014.
Les parties peuvent d'abord convenir librement du loyer, avec ou sans l'appui d'un rapport d'expertise amiable. À défaut d'accord, le litige est porté devant le juge des loyers commerciaux — le président du tribunal judiciaire ou son délégataire —, après échange de mémoires. Le juge désigne le plus souvent un expert judiciaire pour déterminer la valeur locative, dans une procédure contradictoire où chaque partie peut formuler des dires. Un rapport d'expertise privé, établi selon les standards RICS, reste le meilleur support pour défendre sa position à chaque étape.
Les honoraires dépendent de la nature du local, de la complexité du bail, du contexte — négociation ou contentieux — et du délai souhaité. Chaque devis est gratuit, communiqué sous 24 h, et intègre de façon transparente les modalités de déplacement de l'expert. Les fourchettes par type d'actif sont détaillées sur notre page prix d'une expertise immobilière. Rapporté à l'enjeu — un loyer engagé pour neuf ans, une valeur de droit au bail —, le coût d'une expertise reste marginal.
Oui. Pendant l'expertise judiciaire, chaque partie peut adresser des dires — observations écrites — auxquels l'expert doit répondre dans son rapport. Une contre-analyse établie par un expert privé donne du poids à ces dires : références alternatives, pondération contestée, critères de l'article L145-33 mal appliqués. Après dépôt du rapport, le juge des loyers commerciaux n'est pas tenu de suivre les conclusions de l'expert, et la voie de l'appel reste ouverte dans les conditions de droit commun.
C'est l'indication, par un professionnel de l'immobilier, du loyer de marché probable d'un local — l'équivalent locatif de l'avis de valeur vénale. Utile pour positionner un local ou préparer une négociation, il n'a pas de valeur probante : il n'est ni motivé selon les critères de l'article L145-33, ni opposable. Pour un renouvellement, une révision, un déplafonnement ou un contentieux, c'est le rapport d'expertise en valeur locative qui fait référence.
Prêt à démarrer ?

Un projet immobilier ?
Nos équipes vous accompagnent dans votre projet immobilier.

Transaction, investissement, gestion locative ou Expertise — nos consultants vous apportent une réponse claire et personnalisée sous 24h.

Téléphone
05 56 81 66 30
Adresse
40 cours de l'Intendance, Bordeaux (33)