Réal Group
SERVICE EXPERTISE

Expert judiciaire immobilier : rôle, procédure et coût

  • Liste de cour d'appel
  • Désigné par le juge
  • Contradictoire — CPC art. 232 s.
  • Consignation et taxation
  • Alternative amiable

L'expert judiciaire immobilier est un professionnel inscrit sur la liste d'une cour d'appel, désigné par un juge pour l'éclairer sur une question de valeur ou de fait. Cabinet d'expertise indépendant certifié RICS, nous intervenons en matière judiciaire comme en expertise amiable contradictoire — successions, baux commerciaux, expropriation, litiges de valeur — partout en France.

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COMPRENDRE LE STATUT

Qu'est-ce qu'un expert judiciaire immobilier ?

Un expert judiciaire immobilier est un professionnel de l'évaluation inscrit sur la liste des experts d'une cour d'appel, dans les conditions fixées par la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires. L'inscription n'est pas une formalité : elle exige une compétence avérée, une expérience professionnelle significative et des garanties d'intégrité, appréciées sur dossier par l'assemblée générale des magistrats de la cour. Elle est d'abord prononcée à titre probatoire pour trois ans, puis renouvelée par périodes de cinq ans après réévaluation. Lors de son inscription, l'expert prête serment d'accomplir sa mission, de faire son rapport et de donner son avis en son honneur et conscience. Une liste nationale, tenue par le bureau de la Cour de cassation, regroupe par ailleurs les experts justifiant de l'ancienneté requise.

L'expert judiciaire n'intervient jamais de sa propre initiative : il est désigné par un juge — tribunal judiciaire, cour d'appel, tribunal de commerce, juge de l'expropriation — dans le cadre d'une expertise immobilière judiciaire — mesure d'instruction régie par les articles 232 à 284-1 du Code de procédure civile. Ces textes organisent l'ensemble de la mission : indépendance et récusation (article 234), obligations de l'expert, droits des parties, principe du contradictoire. Un point est fondamental et souvent mal compris : l'expert éclaire le juge, il ne tranche pas. L'article 246 du même code le dit expressément — le juge n'est pas lié par les constatations ou les conclusions du technicien.

« Expert judiciaire » n'est pas davantage un titre d'exercice permanent : c'est une qualité mobilisée mission par mission. En dehors du prétoire, le même professionnel exerce l'expertise amiable — pour un particulier, une entreprise, un notaire ou une banque. Cette qualité ne se confond pas non plus avec celle d'expert immobilier agréé, qui renvoie aux certifications professionnelles volontaires (RICS, CEIF, IFEI) et à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière. Les deux qualités ne sont pas exclusives : un même expert peut être certifié RICS et inscrit sur une liste de cour d'appel — le cumul offre alors les garanties méthodologiques du Red Book et les garanties procédurales du contradictoire.

Les listes d'experts judiciaires sont publiques : chaque cour d'appel publie la sienne, consultable auprès des greffes et en ligne, et la liste nationale est diffusée par la Cour de cassation. Elles sont organisées par rubriques — l'évaluation immobilière y est distincte des spécialités du bâtiment : un expert en estimation immobilière se prononce sur des valeurs, un expert en construction sur des désordres techniques. Notre guide de l'expertise immobilière présente l'ensemble de ces distinctions.

Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
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Présentez votre projet

Partagez votre contexte, le bien concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.

Ce que nous clarifions avec vous

Nature du bien, contexte d'intervention (succession, IFI, vente, financement, litige), usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
  • Devis gratuit sous 24h avec interlocuteur dédié.
  • Intervention dans toute la France, en visio et sur site.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

Besoin d'un échange direct ? Notre équipe vous répond, où que se situe votre bien en France, au 05 56 81 66 30.

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
DOMAINES D'INTERVENTION

Dans quels litiges le juge désigne-t-il un expert immobilier ?

Dès qu'une valeur immobilière est contestée et que les parties ne s'accordent pas, le juge peut ordonner une expertise. Six familles de litiges concentrent l'essentiel des désignations.

Successions et divorces contentieux

Quand héritiers ou ex-époux ne s'entendent pas sur la valeur d'un bien à partager, le juge désigne un expert pour établir une évaluation impartiale, opposable à toutes les parties : liquidation de communauté, partage judiciaire, licitation, rachat de soulte. La valeur vénale est ici la notion centrale. Voir aussi nos pages succession et divorce.

Loyers commerciaux

Fixation du loyer de renouvellement, déplafonnement contesté, révision : le juge des loyers commerciaux s'appuie sur un expert pour déterminer la valeur locative selon les critères de l'article L145-33 du Code de commerce. C'est l'un des contentieux les plus techniques du droit immobilier.

Indemnité d'éviction

Lorsque le bailleur refuse le renouvellement du bail commercial, le preneur évincé a droit à une indemnité couvrant le préjudice causé — valeur du fonds ou du droit au bail, frais de réinstallation, indemnités accessoires. L'expert chiffre chacun de ces postes. Voir notre page droit au bail et indemnités d'éviction.

Expropriation et préemption

Devant le juge de l'expropriation, l'indemnité due au propriétaire fait l'objet d'un débat d'évaluation où chaque partie produit ses références. L'expertise garantit une juste compensation, fondée sur des comparables vérifiables. Voir notre expertise en expropriation.

Contestations fiscales

Valeur vénale contestée par l'administration dans une succession, une donation ou une déclaration d'IFI : devant les juridictions comme devant la commission de conciliation, le débat porte sur les références et la méthode. Un rapport d'expertise structuré est l'outil de défense de référence. Voir notre expertise en litige fiscal.

Vices, désordres et troubles de jouissance

Vente contestée pour vice caché, désordres affectant un bien, troubles anormaux de voisinage : lorsque le litige comporte une dimension de valeur — décote, perte de valeur vénale ou locative —, l'expert en évaluation la chiffre, le cas échéant aux côtés d'un sapiteur technique désigné pour la partie constructive du dossier.

COMPRENDRE LA DISTINCTION

Expertise judiciaire ou expertise amiable : ce qui change

Les deux cadres produisent un rapport d'expertise — mais leur déclenchement, leur déroulement et leur portée juridique n'ont rien de commun.

Qui mandate, qui paie

En judiciaire, le juge définit la mission et fixe une consignation — provision à valoir sur la rémunération de l'expert, versée par la partie qu'il désigne (article 269 du Code de procédure civile) ; les honoraires définitifs sont taxés par le juge en fin de mission et suivent en général le sort des dépens. En amiable, les parties mandatent librement l'expert et conviennent des honoraires à l'avance, sur devis.

Le contradictoire

En judiciaire, il est obligatoire : toutes les parties sont convoquées aux opérations, reçoivent les documents et peuvent adresser des dires auxquels l'expert doit répondre. En amiable, il n'est pas imposé par la loi — mais une expertise amiable menée contradictoirement, chaque partie étant entendue, gagne considérablement en poids si le dossier finit devant un juge.

La portée du rapport

Le rapport judiciaire est déposé au greffe et bénéficie d'une forte autorité de fait — même si le juge n'est jamais lié par les conclusions de l'expert. Le rapport amiable vaut élément de preuve : recevable devant les tribunaux, son poids dépend de la rigueur méthodologique de son auteur et du respect des référentiels professionnels.

Les délais

Une expertise judiciaire s'étend en moyenne sur 6 à 18 mois, phases de dires comprises, selon la complexité et le nombre de parties. Une expertise amiable se conduit en 2 à 4 semaines. Cet écart explique que nombre de litiges se dénouent sur la base d'un rapport amiable, avant toute assignation.

Un même professionnel peut intervenir dans les deux cadres, et les référentiels sont les mêmes : méthodes de la Charte de l'expertise en évaluation immobilière, standards du Red Book RICS, références vérifiables et conclusions motivées. Ce qui change, c'est le cadre procédural — pas l'exigence.

LA PROCÉDURE

Le déroulement d'une mission d'expertise judiciaire

1

Ordonnance de désignation

Le juge choisit l'expert — le plus souvent sur la liste de la cour d'appel —, définit les questions posées, fixe le délai de dépôt du rapport et le montant de la consignation à valoir sur sa rémunération

2

Convocation des parties

L'expert notifie l'ouverture des opérations à toutes les parties et à leurs conseils. Chacune peut se faire assister, produire des pièces et formuler des dires tout au long de la mission — c'est la garantie du contradictoire

3

Accédits et investigations

Visites du bien en présence des parties ou de leurs représentants, relevés, collecte des documents (titres, baux, plans, états locatifs) et des références de marché nécessaires à l'évaluation

4

Note de synthèse ou pré-rapport

L'expert communique ses premières analyses et conclusions provisoires aux parties, qui disposent d'un délai pour formuler leurs observations écrites — les dires — avant toute conclusion définitive

5

Réponse aux dires

L'expert prend en considération les observations de chaque partie et y répond point par point dans son rapport (article 276 du Code de procédure civile). C'est souvent à ce stade qu'un rapport d'expert privé, produit par une partie, pèse le plus

6

Dépôt du rapport et taxation

Le rapport définitif est déposé au greffe et transmis aux parties. Le juge statue au vu des conclusions — sans être tenu de les suivre — et fixe la rémunération définitive de l'expert par ordonnance de taxe

LE COÛT

Combien coûte une expertise judiciaire immobilière ?

Le coût d'une expertise judiciaire n'est pas fixé par un barème : il dépend de la complexité du dossier, du nombre de parties, du volume de dires à traiter et de l'ampleur des investigations. La mécanique, elle, est toujours la même. Au démarrage, le juge fixe une consignation — une provision à valoir sur la rémunération de l'expert —, versée à la régie du tribunal par la partie qu'il désigne, le plus souvent celle qui a demandé l'expertise. Si la provision se révèle insuffisante en cours de mission, l'expert peut solliciter une consignation complémentaire.

En fin de mission, l'expert présente sa demande de rémunération, détaillant le temps passé et les frais engagés ; le juge la contrôle et la fixe par ordonnance de taxe (article 284 du Code de procédure civile). La charge finale suit en général le sort des dépens : c'est le plus souvent la partie qui succombe qui supporte le coût de l'expertise, sauf décision contraire du juge. Ces honoraires s'ajoutent aux autres frais de la procédure — avocats, éventuels experts de partie.

Ce coût, et surtout le délai qui l'accompagne, méritent d'être comparés à ceux d'une expertise amiable, engagée avant tout contentieux : honoraires convenus à l'avance sur devis, rapport remis en quelques semaines. Les fourchettes par type d'actif sont présentées sur notre page prix d'une expertise immobilière.

L'ALTERNATIVE

L'expertise amiable, au besoin contradictoire : éviter ou préparer le procès

La désignation d'un expert judiciaire n'est jamais un préalable obligatoire : dans la grande majorité des différends immobiliers, une expertise amiable confiée à un expert certifié suffit à objectiver le débat — et souvent à le clore. Le rapport, établi selon la Charte de l'expertise en évaluation immobilière et le Red Book RICS, constitue un élément de preuve recevable devant les tribunaux ; sa force tient à la traçabilité des références et à la rigueur de la méthode.

L'expertise amiable peut être menée contradictoirement : les parties mandatent conjointement un expert, ou chacune désigne le sien et les conclusions sont confrontées. Cette voie désamorce nombre de contentieux de partage, de renouvellement de bail ou de contestation fiscale — l'accord trouvé sur une valeur expertisée pouvant ensuite être formalisé par les conseils des parties. Lorsqu'une procédure est déjà engagée, le rapport d'un expert privé sert d'appui technique : il alimente les dires adressés à l'expert judiciaire, propose des références alternatives et permet à la partie qui le produit de discuter la méthode à armes égales.

Réal Group — Réal Valuation, cabinet indépendant fondé en 2011, certifié RICS et membre de la CEIF et de l'IFEI, intervient en qualité d'expert amiable comme en matière judiciaire. Fort d'une expérience des procédures devant le tribunal judiciaire, la cour d'appel et le tribunal de commerce, notre cabinet maîtrise les exigences du contradictoire, le formalisme des dires et les délais imposés par les juridictions — pour les particuliers, les entreprises, les avocats et les institutionnels, dans toute la France.

PARTOUT EN FRANCE

Une expertise judiciaire et contradictoire dans toute la France

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
VOS QUESTIONS

Questions sur l'expertise judiciaire

C'est toujours le juge qui désigne l'expert, dans une ordonnance qui définit sa mission, son délai et la consignation à verser. Il le choisit en principe parmi les experts inscrits sur la liste de la cour d'appel, à la rubrique correspondant à la question posée — l'évaluation immobilière pour une question de valeur. Les parties peuvent suggérer un nom ou récuser un expert en cas de conflit d'intérêts (article 234 du Code de procédure civile), mais la décision appartient souverainement au juge.
Chaque cour d'appel établit et publie chaque année la liste de ses experts, organisée par rubriques de compétence ; elle est consultable auprès des greffes et en ligne. La Cour de cassation diffuse par ailleurs la liste nationale des experts judiciaires. Pour une question d'évaluation, la rubrique pertinente est celle de l'estimation immobilière — distincte des spécialités du bâtiment, qui traitent les désordres techniques et non les valeurs.
Au démarrage, la partie désignée par le juge — le plus souvent celle qui a demandé l'expertise — verse une consignation à la régie du tribunal, provision à valoir sur la rémunération de l'expert (article 269 du Code de procédure civile). En fin de mission, le juge fixe les honoraires définitifs par ordonnance de taxe. La charge finale suit en général le sort des dépens : elle incombe le plus souvent à la partie qui perd le procès, sauf décision contraire du juge.
De 6 à 18 mois en moyenne, selon la complexité du dossier, le nombre de parties et le volume de dires échangés. Le calendrier est fixé par l'ordonnance de désignation, mais les phases contradictoires — convocations, accédits, pré-rapport, réponses aux dires — prennent mécaniquement du temps. C'est l'une des raisons pour lesquelles une expertise amiable, menée en quelques semaines, permet souvent de dénouer un différend avant tout contentieux.
Non. L'article 246 du Code de procédure civile est explicite : le juge n'est pas lié par les constatations ou les conclusions du technicien. En pratique, le rapport d'expertise pèse fortement sur la décision, car il constitue l'analyse technique la plus documentée du dossier — mais une partie peut le combattre par des dires argumentés, une contre-analyse d'expert privé, ou en sollicitant une nouvelle mesure d'instruction.
Oui, et le moment clé se situe avant le dépôt du rapport définitif : chaque partie peut adresser des dires auxquels l'expert est tenu de répondre (article 276 du Code de procédure civile). Un rapport d'expert privé donne du corps à ces observations — références alternatives, méthode discutée, pondérations contestées. Après le dépôt, le débat se poursuit devant le juge, qui reste libre de s'écarter des conclusions, et la voie de l'appel demeure ouverte.
L'expert judiciaire est inscrit sur la liste d'une cour d'appel et n'intervient que sur désignation d'un juge, dans le cadre du Code de procédure civile. L'expert agréé tient sa légitimité de certifications professionnelles volontaires — RICS, CEIF, IFEI — et de l'adhésion à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière ; il intervient dans le cadre amiable ou contractuel. Les deux qualités ne sont pas exclusives : un même professionnel peut les cumuler, et ce cumul offre les meilleures garanties méthodologiques et procédurales.
Très souvent, oui. Une expertise amiable — le cas échéant contradictoire, chaque partie étant entendue ou représentée — objective le désaccord en quelques semaines et sert de base à un accord formalisé par les conseils des parties. Devant certaines juridictions, une évaluation sérieuse produite tôt suffit à orienter le débat sans mesure d'instruction. Et si l'expertise judiciaire est finalement ordonnée, le travail amiable n'est pas perdu : il alimente les dires et structure la position de la partie qui l'a fait établir.
Par l'inscription sur la liste des experts d'une cour d'appel : le candidat dépose un dossier justifiant de sa compétence en évaluation, de son expérience et de son honorabilité ; l'assemblée générale des magistrats statue. L'inscription initiale est probatoire (trois ans), puis renouvelée par périodes de cinq ans, et l'expert prête serment. Une liste nationale, tenue par la Cour de cassation, regroupe les experts justifiant de l'ancienneté requise. Les certifications professionnelles (RICS, CEIF, IFEI) ne remplacent pas cette inscription — elles la complètent.
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