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SERVICE EXPERTISE

Qui paie une expertise judiciaire : avance des frais et charge finale

  • Consignation de la provision
  • Caducité de la mesure
  • Taxation par le juge
  • Charge finale et dépens
  • Aide juridictionnelle et provision

Devant le juge, l'expertise ne se paie pas au moment où elle se décide. Une partie consigne une provision au greffe, l'expert n'est définitivement rémunéré qu'après taxation de ses honoraires, et la charge définitive ne se règle qu'au jugement, avec les dépens. Trois moments, trois logiques, souvent trois payeurs différents.

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Consignation, taxation, dépens

Qui paie l'expertise judiciaire immobilière ?

La partie qui demande l'expertise judiciaire en avance le coût : le juge fixe une provision et désigne qui doit la consigner au greffe. L'expert ne perçoit au plus que des acomptes pendant ses opérations ; sa rémunération définitive n'est arrêtée qu'après dépôt du rapport, par ordonnance de taxe. La charge finale suit les dépens et pèse en principe sur la partie perdante.

Qui paie l'expertise judiciaire ? La question revient à distinguer trois moments que la pratique confond presque toujours : l'avance des frais, la rémunération de l'expert et la charge définitive du coût. Le juge qui ordonne la mesure d'instruction fixe une provision à valoir sur la rémunération du technicien et désigne la ou les parties tenues de la consigner au greffe. Cette consignation n'est pas un paiement : c'est un dépôt, indisponible jusqu'au terme des opérations. L'expert immobilier judiciaire ne perçoit sa rémunération définitive qu'une fois ses honoraires taxés par le juge — tout au plus des acomptes sur la somme consignée en cours d'opérations —, et la partie qui a consigné n'est pas nécessairement celle qui supportera la dépense.

L'article 269 du code de procédure civile confie au juge le soin de fixer le montant de cette provision, aussi proche que possible de la rémunération définitive prévisible, de désigner qui consigne et dans quelle proportion, puis d'impartir un délai. Le principe pratique tient en une phrase : celui qui demande la mesure l'avance, parce qu'elle est ordonnée dans son intérêt probatoire. Le délai, lui, est impératif. À défaut de consignation, la désignation de l'expert devient caduque et l'instance se poursuit sans expertise. Toutes les étapes d'une expertise judiciaire dépendent donc d'un simple virement effectué à la régie du tribunal.

La charge finale, elle, se règle au jugement, pas pendant les opérations. La rémunération du technicien figure parmi les dépens énumérés par le code de procédure civile, et l'article 696 condamne en principe la partie perdante à les supporter, sauf pour le juge à en décider autrement par décision motivée. Une partie peut ainsi avoir immobilisé plusieurs milliers d'euros pendant toute la durée de l'instance — les seules opérations d'expertise durent le plus souvent huit à dix-huit mois, durée constatée sur les dossiers judiciaires suivis par Réal Group en 2026, et le jugement vient après — avant de se les voir restituer, ou l'inverse. Entre l'avance et la charge définitive, il y a le procès entier : c'est ce décalage, bien plus que le montant lui-même, qui surprend les justiciables au moment d'arbitrer s'il faut solliciter une mesure d'instruction. Aucune de ces règles ne vaut hors procès, où la question de qui paie une expertise immobilière relève du seul contrat passé avec l'expert.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
  • Devis gratuit sous 24h avec interlocuteur dédié.
  • Bordeaux, Gironde et France entière.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
Les quatre temps du financement

Comment le financement d'une expertise judiciaire est-il organisé ?

Qui doit consigner la provision et dans quel délai ?

Le juge désigne dans sa décision la partie tenue de consigner et fixe le délai, généralement de quelques semaines. En pratique, c'est le demandeur à la mesure qui avance. Le juge peut toutefois répartir la consignation entre plusieurs parties et indiquer la proportion de chacune : la répartition par moitié est fréquente lorsque toutes ont un intérêt commun à l'évaluation — époux en instance de liquidation, indivisaires, associés d'une société civile. Le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, lui, n'a pas à consigner. Le versement s'effectue toujours à la régie du tribunal, jamais entre les mains de l'expert, et c'est le greffe qui informe celui-ci que la somme est disponible et qu'il peut commencer ses opérations.

Que se passe-t-il en cas de défaut de consignation ?

À défaut de consignation dans le délai et selon les modalités impartis, la désignation de l'expert est caduque. La mesure tombe ; l'instance, elle, se poursuit. Le juge peut proroger le délai ou relever la caducité si la partie se prévaut d'un motif légitime, mais cette faveur n'est jamais de droit et se sollicite avant l'expiration du terme, pas après. La conséquence probatoire est lourde : la partie à qui incombait la démonstration de la valeur d'un bien et qui renonce à consigner devra convaincre sans expertise, le juge étant libre de tirer toutes conséquences de son abstention. Le calcul est donc rarement gagnant — refuser d'avancer quelques milliers d'euros revient souvent à perdre le débat sur la valeur.

Comment les honoraires de l'expert sont-ils taxés ?

L'expert dépose son rapport accompagné d'une demande de rémunération dont copie est adressée aux parties, puis le juge taxe ses honoraires par ordonnance, au regard notamment des diligences réellement accomplies, du respect des délais impartis et de la qualité du travail fourni : il n'est pas lié par le montant réclamé et peut le réduire. En cours d'opérations, si la mission s'alourdit, l'expert peut solliciter une provision complémentaire, consignée dans les mêmes formes. Si la taxe excède les consignations, le complément est mis à la charge d'une partie ; si elle leur est inférieure, le solde est restitué. Rien de commun, donc, avec le prix d'une expertise immobilière amiable, négocié librement avant mission.

Qui paie l'expertise judiciaire au final : dépens ou article 700 ?

La rémunération du technicien étant comprise dans les dépens, elle suit leur sort : la partie perdante y est condamnée, sauf décision motivée contraire du juge — répartition par moitié, charge laissée à l'indivision, dépens du référé conservés par le demandeur. La partie qui a consigné et qui obtient gain de cause récupère donc son avance, à condition de l'avoir demandée : cela se réclame dans les conclusions, jamais après le jugement. À ne pas confondre avec les frais irrépétibles de l'article 700, qui couvrent les honoraires d'avocat et ceux de votre propre expert de partie : ces derniers ne sont jamais compris dans les dépens et ne sont indemnisés qu'au pouvoir souverain du juge, rarement en totalité.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Chiffrage avant consignation

Avant même que la provision soit fixée, nous remettons une estimation d'honoraires détaillée par poste : recherche documentaire, visite, constitution des comparables, analyse, rédaction, réunions contradictoires et réponses aux dires. Votre conseil dispose ainsi d'un chiffre à opposer au juge lorsqu'il propose le montant de la provision. Cela évite deux écueils symétriques : une provision sous-évaluée, qui appellera une provision complémentaire en cours de mission et retardera le dépôt du rapport, et une provision excessive qui immobilise inutilement votre trésorerie pendant toute la durée de l'instance.

2

Visite et pièces contradictoires

La visite est organisée en présence des parties et de leurs conseils, sur convocation écrite : c'est la garantie du contradictoire, et son absence est le premier moyen de nullité soulevé contre un rapport. Nous listons en amont les pièces attendues — titre de propriété, baux et avenants, plans, surfaces, quittancement, comptes d'exploitation pour un local monovalent, autorisations d'urbanisme. Un dossier complet dès la première réunion raccourcit la mission, donc la note d'honoraires finalement taxée : la maîtrise du coût se joue ici, bien plus qu'à la négociation.

3

Analyse, méthodes et dires

Nous appliquons les méthodes reconnues et nommons celles que nous écartons : comparaison, capitalisation du revenu, sol et construction, bilan promoteur selon la nature de l'actif. Chaque comparable est sourcé et vérifiable. Le pré-rapport est communiqué aux parties, qui disposent d'un délai pour produire leurs dires ; nous y répondons point par point dans le rapport définitif. C'est cette phase, propre à l'expertise judiciaire, qui rend la conclusion difficilement attaquable : ce qui n'a pas été contesté à ce stade ne se rediscute plus utilement devant le juge.

4

Rapport et demande de taxe

Le rapport est déposé au greffe avec une demande de rémunération motivée : temps passé par poste, diligences accomplies, débours justifiés, respect du délai imparti. Une demande argumentée se taxe mieux qu'un montant global, et se conteste moins. Copie en est adressée aux parties, qui peuvent formuler leurs observations avant l'ordonnance de taxe. Lorsque nous intervenons non comme expert désigné mais comme conseil technique d'une partie, nous produisons de la même manière une note chiffrée destinée à appuyer la demande de restitution de la consignation.

Selon la juridiction et le litige

Qui avance les frais selon le type de litige ?

Le principe « celui qui demande avance » se décline très différemment d'une juridiction à l'autre. Voici les six configurations que nous rencontrons le plus souvent en évaluation immobilière, avec à chaque fois le point qui décide de la charge réelle.

Référé avant tout procès : le demandeur avance seul

Sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile, une expertise peut être ordonnée avant tout procès s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige. Le demandeur consigne, et les dépens du référé lui restent le plus souvent acquis, sauf à être repris dans l'instance au fond. L'arbitrage entre expertise amiable ou judiciaire se joue largement à ce stade.

Divorce contentieux : qui consigne la provision

Au titre des mesures provisoires, le juge aux affaires familiales peut désigner un professionnel qualifié pour dresser un inventaire estimatif du patrimoine des époux ou faire des propositions sur le règlement de leurs intérêts pécuniaires. La consignation est fréquemment mise à la charge des deux, par moitié : l'évaluation du logement de famille et des biens communs sert autant l'un que l'autre. Le coût est ensuite absorbé dans le compte de liquidation.

Succession et partage judiciaire d'une indivision

Dans un partage judiciaire, l'évaluation d'un immeuble indivis profite à tous les copartageants : les frais de partage sont en principe supportés par la masse, donc par chacun à proportion de ses droits, et non par le seul indivisaire qui a consigné. Lorsque l'actif successoral comprend des parts de société civile, la valorisation peut relever d'un expert désigné sur le fondement de l'article 1843-4 du code civil, dont le régime de coût est distinct.

Bail commercial devant le juge des loyers

Fixation du loyer du bail renouvelé, indemnité d'éviction, indemnité d'occupation : la consignation incombe en général à la partie qui a saisi le juge des loyers commerciaux, bailleur en déplafonnement comme preneur contestant la valeur locative. La charge finale suit l'issue, mais elle pèse rarement en totalité sur une seule partie : le juge répartit souvent les dépens à proportion de l'écart entre les prétentions initiales et la valeur retenue.

Expropriation et contentieux administratif : la charge des frais

Devant le juge de l'expropriation, l'évaluation de l'indemnité obéit à des règles propres et la charge des frais pèse en principe sur l'expropriant, ce qui inverse la logique civile ordinaire. Devant les juridictions administratives — contentieux fiscal d'évaluation, litige avec une collectivité —, les frais d'expertise sont liquidés et taxés par le jugement, puis mis à la charge de la partie perdante selon un mécanisme voisin mais distinct des dépens civils.

Aide juridictionnelle totale ou partielle

Le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale est dispensé de consigner : la rémunération de l'expert est avancée par l'État au titre de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. En aide partielle, la prise en charge n'est que proportionnelle et un reste à charge subsiste. Si la partie aidée succombe, les sommes avancées par l'État peuvent, dans certaines conditions, faire l'objet d'un recouvrement.

RÉAL GROUP

Pourquoi confier votre dossier judiciaire à Réal Valuation ?

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur le paiement d'une expertise judiciaire

Oui. Le juge désigne dans sa décision la partie tenue de consigner et la proportion de chacune : rien ne l'oblige à répartir la charge entre les deux époux. Il met souvent la provision à la charge de celui qui a sollicité la mesure, ou de l'époux dont les revenus permettent de l'avancer, quitte à la partager par moitié lorsque l'évaluation du logement de famille sert autant l'un que l'autre. Cette désignation ne préjuge pas de la charge définitive : la somme consignée reste une avance, absorbée ensuite dans le compte de liquidation du régime matrimonial et supportée à proportion des droits de chacun.
Oui, pour la part que l'expert n'a pas consommée. La consignation est un dépôt à la régie du tribunal, pas un paiement : tant que les honoraires ne sont pas taxés, la somme n'est acquise à personne. Si les opérations s'arrêtent — désistement, accord trouvé entre les parties, remplacement de l'expert —, celui-ci demande la taxation des seules diligences réellement accomplies et le solde revient à la partie qui avait avancé. S'il n'a rien engagé, la restitution porte sur la totalité. Elle passe en général par une décision du juge : mieux vaut la réclamer expressément que d'attendre qu'elle intervienne d'elle-même.
Oui. L'article 696 du code de procédure civile condamne en principe la partie perdante aux dépens, dont fait partie la rémunération de l'expert, mais il réserve au juge la faculté d'en décider autrement par décision motivée. Le partage est fréquent lorsque chaque partie succombe sur une partie de ses prétentions : fixation d'un loyer commercial à une valeur intermédiaire, contestation d'une valeur vénale où le rapport donne partiellement raison à chacun. La partie qui a consigné ne récupère alors qu'une fraction de son avance. En partage judiciaire d'indivision, la logique est encore différente : les frais d'évaluation pèsent le plus souvent sur la masse, donc sur chaque indivisaire à proportion de ses droits.
Oui, si vous obtenez gain de cause et si vous l'avez demandé. La rémunération de l'expert entrant dans les dépens, la partie perdante y est condamnée : celui qui a consigné récupère alors son avance. Encore faut-il avoir formulé la demande dans ses conclusions, car le juge ne statue pas d'office sur ce qui ne lui est pas soumis. Attention à la distinction : les honoraires de votre avocat et ceux de votre propre expert de partie ne sont pas des dépens ; ils relèvent de l'article 700 du code de procédure civile et ne sont jamais remboursés intégralement.
Oui, mais il ne fixe pas lui-même sa rémunération. En cours de mission, s'il apparaît que les diligences excèdent ce qui était prévu, il sollicite du juge chargé du contrôle une provision complémentaire, consignée dans les mêmes conditions que la première. Au dépôt du rapport, il présente une demande de rémunération que le juge taxe en tenant compte des diligences accomplies, du respect des délais et de la qualité du travail : le montant réclamé peut être réduit. Les parties reçoivent copie de la demande et l'ordonnance de taxe est susceptible de recours.
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