Un hôtel ne s'évalue ni comme un immeuble de bureaux ni comme un commerce : c'est un actif d'exploitation, dont la valeur découle des performances du fonds qui l'occupe. Taux d'occupation, prix moyen par chambre, revenu par chambre disponible (RevPAR), résultat brut d'exploitation : ces indicateurs, croisés avec le positionnement (catégorie, marché, saisonnalité), fondent l'évaluation — qu'il s'agisse des murs, du fonds de commerce, ou de l'ensemble murs et fonds.
La méthode dite hôtelière traduit cette logique : elle part du chiffre d'affaires hébergement (et restauration le cas échéant) normalisé, en déduit un loyer théorique admissible — ce que l'exploitation peut supporter durablement —, puis valorise les murs par capitalisation de ce loyer, et le fonds par les multiples sectoriels du résultat. Pour les actifs sous bail investisseur (résidences gérées, hôtels loués à un exploitant), l'analyse se déplace vers la solidité du gestionnaire, la structure du bail et la couverture du loyer par les performances réelles — un loyer facial élevé ne vaut que ce que vaut l'exploitant qui le paie.
La famille est large : hôtels indépendants et de chaîne, résidences gérées (étudiantes, seniors, tourisme, affaires), villages et clubs de vacances, campings et hôtellerie de plein air — pour laquelle notre page dédiée à l'expertise de camping fait référence —, équipements de loisirs. Le point commun : partout, l'évaluation croise l'immobilier et le compte d'exploitation. Notre guide de l'expertise immobilière pose le cadre général ; cette page détaille la méthode hôtelière.