L'administration fiscale dispose d'un droit de contrôle étendu sur les valeurs immobilières déclarées par les contribuables, au titre de l'article L17 du Livre des procédures fiscales. Ce droit s'applique à l'ensemble des déclarations comportant une évaluation immobilière : déclaration IFI, déclaration de succession ou de donation, droits d'enregistrement sur une mutation à titre onéreux, déclaration de plus-value immobilière des particuliers ou des professionnels. Lorsqu'elle estime la valeur déclarée inférieure à la valeur vénale réelle, l'administration engage une procédure de rectification contradictoire.
Le processus de contestation suit un parcours balisé. Le contribuable dispose de 30 jours pour répondre à la proposition de rectification (article L55 LPF), délai pouvant être porté à 60 jours sur demande motivée. En cas de désaccord persistant, plusieurs instances peuvent être saisies : commission départementale de conciliation pour les droits d'enregistrement et l'IFI (article 1653 A CGI), commission des impôts directs et des taxes pour les impôts directs, puis — en dernier ressort — le tribunal compétent (tribunal judiciaire pour les droits d'enregistrement et l'IFI, tribunal administratif pour les impôts directs). À chaque étape, un rapport d'expertise argumenté et méthodologiquement rigoureux est la pièce centrale du dossier.
Réal Group intervient aux côtés des avocats fiscalistes, experts-comptables et contribuables à toutes les phases de la procédure : en préparation d'une déclaration sensible pour anticiper le contrôle, en réponse à une proposition de rectification, en appui devant la commission de conciliation, ou en expertise de partie devant le juge. Nos rapports respectent le Red Book RICS, les IVS et les EVS, et intègrent l'argumentation méthodologique attendue par l'administration et par les juridictions fiscales.