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« Agréé », « assermenté » : quelle différence et lequel est un vrai titre ?

  • Liste de cour d'appel
  • Agréé Cour de cassation
  • Assermenté : abus de langage
  • Certifié : le registre privé
  • Profession non réglementée

Un seul de ces mots correspond à une appellation protégée, un autre n'a aucune existence juridique. Liste de cour d'appel, agrément de la Cour de cassation, serment, certification privée : ce que chaque mention engage réellement, et ce qu'aucune ne dit sur la capacité à évaluer un immeuble.

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Titres, listes et certifications

Quelle est la différence entre expert agréé et expert assermenté ?

Le mot « agréé » employé seul ne désigne aucun titre : seule l'appellation complète expert agréé par la Cour de cassation est protégée et correspond à l'inscription sur la liste nationale. L'expert de cour d'appel, lui, est « inscrit ». « Assermenté » n'est pas une qualité : c'est l'écho du serment prêté lors de cette inscription. La profession d'expert immobilier n'est pas réglementée.

La différence entre un expert dit « agréé » et un expert dit « assermenté » tient d'abord à une précision de vocabulaire que presque personne ne fait : employé seul, l'adjectif agréé ne désigne rien de juridique — on le trouve aussi bien pour un expert agréé par un assureur, par une compagnie ou par un organisme quelconque. Seule l'appellation complète « expert agréé par la Cour de cassation » est protégée : elle vise l'inscrit sur la liste nationale dressée par la Cour. L'expert figurant sur la liste d'une cour d'appel, lui, se dit « inscrit », en mentionnant sa cour de rattachement. Quant à « assermenté », ce n'est que le souvenir du serment prêté au moment de cette inscription, jamais une qualité en soi ; et « certifié » renvoie à une reconnaissance privée délivrée par un organisme professionnel — RICS, TEGoVA — qui n'a rien de judiciaire. Quatre mots, trois régimes distincts, et un même angle mort : aucun ne dit à lui seul si son porteur sait évaluer un immeuble.

Le point de départ est là. Contrairement à celle d'agent immobilier, encadrée depuis la loi Hoguet du 2 janvier 1970 et sa carte professionnelle, la profession d'expert immobilier n'est pas réglementée en France : aucun diplôme obligatoire, aucun ordre, aucune autorisation d'exercer. N'importe qui peut faire imprimer « expert immobilier » sur sa carte de visite, et le fait sans commettre d'infraction. Ce vide explique la prolifération des mentions valorisantes, et il déplace le contrôle : puisque le titre ne garantit rien par lui-même, ce sont la qualité d'expert immobilier agréé certifié RICS, le référentiel d'évaluation appliqué et le caractère démontrable du rapport qui emportent la décision d'un notaire, d'une banque ou d'un juge.

Deux registres coexistent donc, et les confondre coûte cher. Le registre judiciaire d'abord : listes de cours d'appel, liste nationale de la Cour de cassation, mission ordonnée par un magistrat, consignation et débat contradictoire — c'est l'univers de l'expertise immobilière judiciaire. Le registre professionnel ensuite : RICS, REV de TEGoVA, Charte de l'expertise en évaluation immobilière, normes d'évaluation reconnues par le marché. Les deux se recoupent souvent chez un même praticien, jamais automatiquement. Réal Group, cabinet certifié RICS fort de 2 094 actifs expertisés depuis 2011 (base CHRONO Réal Group), intervient partout en France sur le second registre, et sait dire quand un dossier relève du premier.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
  • Devis gratuit sous 24h avec interlocuteur dédié.
  • Bordeaux, Gironde et France entière.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
Ce que recouvre chaque titre

Qui peut se dire expert immobilier en France ?

Comment devient-on expert judiciaire inscrit près une cour d'appel ?

L'inscription obéit à la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires et à son décret d'application de 2004. Le candidat dépose son dossier avant le 1er mars auprès du procureur de la République près le tribunal judiciaire de son ressort ; après enquête sur sa compétence, son honorabilité et sa situation professionnelle, l'assemblée générale des magistrats du siège de la cour d'appel dresse la liste en fin d'année. La première inscription est probatoire, pour trois ans ; elle n'est reconduite, pour cinq ans renouvelables, qu'après évaluation de l'activité réellement accomplie. Point décisif : l'inscription vise une rubrique précise de la nomenclature nationale des spécialités, jamais « l'immobilier » en général.

Qu'est-ce qu'un expert agréé par la Cour de cassation ?

C'est un expert inscrit sur la liste nationale dressée par le bureau de la Cour de cassation. Attention à la formule : l'appellation protégée est la locution entière, « expert agréé par la Cour de cassation » — l'adjectif agréé employé seul ne renvoie à aucun statut et sert couramment à désigner un professionnel référencé par un assureur ou par une compagnie. On n'accède pas directement à cette liste : il faut justifier de plusieurs années consécutives d'inscription sur une liste de cour d'appel, et l'inscription nationale est elle-même accordée pour une durée déterminée, renouvelable. La loi de 1971 en réserve l'usage aux inscrits sur cette liste ; l'expert de cour d'appel, lui, doit mentionner la cour dans laquelle il figure. S'attribuer l'un ou l'autre sans y avoir droit relève de l'usurpation de titre, et non d'une simple maladresse commerciale — y compris pour un expert désigné par un tribunal.

Un expert immobilier « assermenté », est-ce que ça existe ?

Non, pas en tant que titre. Le serment est une conséquence de l'inscription, pas une qualification : l'expert figurant sur une liste le prête une fois, lors de sa première inscription, et n'a pas à le renouveler à chaque mission. Surtout, le juge n'est pas tenu de choisir dans les listes : il peut commettre toute personne de son choix, par décision motivée, et cette personne prête alors serment pour la mission. « Assermenté » ne dit donc ni la rubrique, ni la compétence en évaluation immobilière. L'usage vient d'ailleurs — les traducteurs-interprètes — et fonctionne aujourd'hui comme un argument commercial, pas comme une garantie vérifiable.

RICS, REV, CEIF-FNAIM : qui délivre quoi, sur quel référentiel ?

Trois sigles, trois émetteurs, trois portées — et aucune inscription publique derrière. La RICS, institution britannique à charte royale, délivre à des personnes physiques les grades AssocRICS, MRICS et FRICS après examen d'expérience, et régule également des cabinets ; son référentiel d'évaluation est le RICS Valuation – Global Standards, dit Red Book, assorti d'une formation continue annuelle et d'un régime disciplinaire. TEGoVA ne certifie pas en direct : elle habilite ses associations membres à délivrer le REV (Recognised European Valuer) et le TRV sur la base des European Valuation Standards, pour une durée limitée et renouvelable. La CEIF-FNAIM est l'une de ces associations professionnelles françaises, aux côtés de l'IFEI ; toutes renvoient à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière. Portée commune : ce sont des reconnaissances privées, contractuelles et disciplinaires, jamais une inscription officielle. Les critères de choix entre elles sont traités sur notre page expert immobilier agréé certifié RICS.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Qui lira le rapport, et exige quoi

Avant toute proposition, nous établissons qui recevra le rapport et sous quelle qualité il devra être signé : un juge qui commet lui-même son technicien, un notaire, un comité de crédit, un vérificateur fiscal ou un conseil adverse n'attendent pas la même chose. Si votre dossier suppose une désignation par le tribunal, nous le disons dès le premier échange, et nous ne prenons pas la mission. Si l'exigence porte sur une régulation professionnelle ou sur un référentiel précis, nous indiquons lesquels nous détenons, et lesquels nous ne détenons pas.

2

La qualité en laquelle nous signons

Nous écrivons noir sur blanc, dans la lettre de mission, la qualité en laquelle nous intervenons : expertise amiable, à la demande d'une partie ou de plusieurs conjointement, jamais « expert désigné par le tribunal » tant qu'aucune ordonnance ne le prévoit. Le nom du signataire, ses grades, l'organisme qui les délivre et le référentiel appliqué y figurent également. C'est ce document, et non une mention en page de garde, qui délimite la responsabilité de l'expert et la portée exacte de son rapport.

3

Méthodes du référentiel annoncé

Annoncer un référentiel oblige à l'appliquer jusqu'au bout. Nous retenons au moins deux méthodes parmi les familles reconnues — comparaison, capitalisation du revenu, coût de remplacement déprécié, compte à rebours pour les charges foncières — parce que c'est ce qu'attendent la Charte de l'expertise en évaluation immobilière et les normes RICS. Chaque comparable est daté, sourcé et ajusté sur des écarts objectifs ; l'écart entre méthodes est commenté plutôt que lissé. Quand le marché manque de profondeur, nous retenons une fourchette motivée plutôt qu'un chiffre faussement précis.

4

Rapport signé, titre vérifiable

Le rapport rappelle la mission, la date de valeur, les hypothèses, les sources et leurs limites, puis déroule la démonstration pièce par pièce. Il est signé par Guillaume Thériez, MRICS, dont le grade se vérifie en une recherche à l'annuaire de la RICS, et il nomme le référentiel appliqué ainsi que l'assurance couvrant l'activité d'expertise en évaluation. Un rapport probant se reconnaît là : à sa vérifiabilité par un lecteur hostile — conseil adverse, contrôleur fiscal, comité de crédit ou magistrat —, jamais aux adjectifs alignés sur sa couverture.

Selon qui vous le demande

Qui exige quel titre : notaire, banque, juge, assureur ?

L'appellation qu'on vous réclame change avec l'interlocuteur, et correspond rarement à une réalité juridique. Voici ce que chacun cherche derrière le mot employé — et où vérifier, en pratique, le titre annoncé.

Le notaire qui réclame un « expert assermenté »

La demande revient sans cesse en succession ou en donation-partage, et elle est presque toujours mal formulée. Ce que cherche le notaire, c'est un évaluateur extérieur aux héritiers, dont la valeur tiendra devant l'administration comme devant un cohéritier mécontent. Le serment n'y change rien : dans une expertise immobilière en succession, ce sont la méthode, les comparables et la signature qui rendent la valeur difficile à écarter.

La banque et l'investisseur : le référentiel avant le titre

Un comité de crédit, une foncière ou un fonds ne demandent jamais un expert « assermenté » : ils exigent un rapport conforme au Red Book ou aux European Valuation Standards, signé par un professionnel régulé, avec une date de valeur et des hypothèses explicites. L'inscription judiciaire n'apporte rien dans ce cadre ; ce sont la certification, l'indépendance et l'assurance professionnelle qui ouvrent le dossier.

L'avocat : désignation par le juge ou expert de partie ?

Deux besoins très différents. Pour une mesure d'instruction, c'est le juge qui désigne, le plus souvent au sein d'une liste de cour d'appel, et le choix échappe largement au client. Pour un rapport de partie, versé au débat ou destiné à nourrir un dire, l'avocat cherche un expert dont la démonstration résistera à la contradiction : les logiques de l'expertise amiable ou judiciaire ne se confondent pas, et le titre ne les départage pas.

L'assureur : « agréé » y désigne autre chose

C'est la source principale du malentendu. Dans le langage de l'assurance, un expert « agréé » est un professionnel référencé par une compagnie pour instruire des sinistres : un agrément contractuel, privé, révocable, sans aucun rapport avec la liste nationale de la Cour de cassation ni avec l'évaluation d'une valeur vénale. Le même mot recouvre donc deux réalités qui n'ont rien en commun, et c'est rarement précisé.

L'administration fiscale : la démonstration, pas le titre

En contrôle fiscal comme en expertise immobilière pour l'IFI, aucun texte n'impose de faire appel à un expert inscrit sur une liste. Ce que le vérificateur discute, ce sont les termes de comparaison retenus, la date de valeur et les abattements appliqués. Un rapport probant, construit selon les référentiels professionnels, se discute contradictoirement point par point ; un titre en page de garde, non.

Où vérifier concrètement un titre

Quatre sources publiques suffisent : la liste de la cour d'appel citée, publiée par la cour elle-même ; la liste nationale publiée par la Cour de cassation ; les annuaires de la RICS et de TEGoVA pour le grade revendiqué et sa validité ; l'attestation de responsabilité civile professionnelle mentionnant expressément l'activité d'évaluation. La méthode de contrôle détaillée figure sur notre page expert immobilier agréé certifié RICS.

RÉAL GROUP

Nos engagements sur nos titres et nos rapports

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur les titres d'expert immobilier

Oui, en matière civile. Le juge peut commettre le technicien de son choix dès lors qu'il l'estime compétent : les listes de cours d'appel sont un vivier, pas une obligation. Le professionnel désigné hors liste prête alors serment pour la mission qui lui est confiée, ce qui explique l'expression « assermenté ». Ce serment vaut pour ce dossier-là : il ne confère ni titre, ni inscription, et ne se reporte pas sur les missions amiables suivantes. Devant le juge pénal, le recours à un expert non inscrit doit en principe être motivé. Un professionnel qui se dit « assermenté » à ce titre décrit donc une mission passée, pas une qualification permanente.
Non, pas sans risque. La profession d'expert immobilier n'étant pas réglementée, le mot « expert » reste libre d'emploi. Mais « assermenté » sous-entend un serment prêté devant une juridiction : si la mention laisse croire à une inscription sur une liste de cour d'appel que l'on n'a pas, on sort de la simple communication. La loi de 1971 sur les experts judiciaires réserve l'usage du titre d'expert judiciaire à ceux qui figurent effectivement sur une liste, et induire le client en erreur sur les qualités alléguées relève des pratiques commerciales trompeuses. Reste que la mention, même exacte, ne dit rien du référentiel d'évaluation appliqué — c'est lui qui rend un rapport probant.
Non, sauf lorsque la mission est ordonnée par un juge. Une expertise amiable — succession, donation, divorce, apport en société, garantie bancaire, contrôle fiscal — peut être confiée à tout évaluateur compétent, la profession n'étant pas réglementée. Certaines situations imposent en revanche une qualification particulière : les véhicules d'épargne immobilière réglementés doivent recourir à un évaluateur externe indépendant, et le commissaire aux apports est choisi parmi les commissaires aux comptes ou les experts inscrits sur les listes des cours et tribunaux. Vérifiez donc l'exigence propre à votre dossier avant de regarder le titre.
En consultant la liste de la cour d'appel qu'il indique, publiée par la cour, ainsi que les annuaires tenus par les compagnies d'experts de justice. Trois points sont à contrôler : le nom exact, l'année de la liste — une inscription n'est pas acquise à vie — et surtout la rubrique. La nomenclature des spécialités distingue l'évaluation immobilière de la construction et de la pathologie du bâtiment. Un expert judiciaire authentique peut être totalement hors périmètre sur une question de valeur vénale.
La certification, dans la plupart des cas — mais ce sont deux registres distincts, pas une hiérarchie. L'inscription judiciaire atteste qu'un magistrat a jugé le professionnel apte à éclairer un tribunal dans une rubrique donnée ; la certification RICS ou REV atteste d'une compétence en évaluation, d'un référentiel appliqué, d'une formation continue et d'un régime disciplinaire. Les deux se cumulent souvent chez un même praticien. Le détail des critères de sélection est traité sur notre page expert immobilier agréé certifié RICS ; ce qu'un contradicteur regardera, dans tous les cas, c'est le référentiel appliqué, l'assurance professionnelle et la démonstration elle-même.
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