Réal Group

Réal Valuation · Expertise immobilière

Renouvellement du bail commercial : la valeur locative

Détermination du loyer du bail renouvelé, analyse du plafonnement et des cas de déplafonnement, préparation de la négociation ou du mémoire devant le juge des loyers commerciaux : une expertise en évaluation pour bailleurs et preneurs. Réal Valuation, cabinet réglementé par la RICS, vous adresse un devis gratuit sous 24 h, partout en France.

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L'essentiel

Renouvellement du bail commercial : quel loyer ?

Au renouvellement d'un bail commercial, le loyer du bail renouvelé doit correspondre à la valeur locative. Mais pour un bail de neuf ans au plus, sa hausse reste plafonnée à la variation de l'indice des loyers commerciaux ou tertiaires, sauf modification notable des éléments de la valeur locative ou bail prolongé tacitement au-delà de douze ans.

  • Le bail prend fin par un congé donné six mois à l'avance ou par une demande de renouvellement ; à défaut, il se prolonge tacitement.
  • Le bailleur a trois mois pour refuser la demande du locataire ; son silence vaut acceptation du principe du renouvellement.
  • Le loyer proposé doit figurer dans le congé ou dans la réponse ; sinon, le nouveau prix n'est dû qu'à compter d'une demande ultérieure.
  • Quand le plafond est écarté par une modification notable ou une clause de durée, la hausse est lissée à 10 % du loyer de l'année précédente.
  • Le bailleur peut refuser le renouvellement, mais il doit alors en principe une indemnité d'éviction au locataire.
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Bailleur ou preneur : décrivez le local, le bail et son échéance ; un interlocuteur dédié de Réal Valuation vous répond et vous adresse un devis gratuit.

Ce que vous obtenez

Un interlocuteur dédié cadre avec vous la nature du bien, l'usage du rapport et le délai, avant toute commande.

  • Réal Valuation, cabinet réglementé par la RICS ; Guillaume Thériez, expert MRICS.
  • Un rapport d'expertise opposable, motivé et argumenté, que vous pouvez produire face à l'administration fiscale, à une banque ou devant le juge.
  • Un devis gratuit sous 24 h, avec un interlocuteur dédié.
  • Des interventions à Bordeaux, en Gironde et partout en France.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de FranceRoyal Institution of Chartered SurveyorsInstitut Français de l'Expertise ImmobilièreGroupe ABC

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    Guillaume Thériez
    L'expert de référence

    Guillaume Thériez

    Président de Réal GroupAdministrateur du Groupe ABC

    Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

    Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

    Appartenances, diplôme et enseignement
    • DU Expertise Judiciaire, Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
    • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
    • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
    • Membre du Syndicat des Experts Évaluateurs Immobiliers de France (SEEIF, ex-CEIF)
    • Enseignant en économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine, ICH Bordeaux
    Le loyer au renouvellement

    Congé, demande, loyer : le cadre du renouvellement

    Le mécanisme. Le droit au renouvellement appartient au propriétaire du fonds exploité dans les lieux (article L145-8 du Code de commerce). Le bail prend fin par un congé donné six mois à l'avance ou par une demande de renouvellement ; à défaut, il se prolonge tacitement (article L145-9). Le locataire peut demander le renouvellement dans les six mois qui précèdent l'expiration du bail ou pendant sa prolongation ; le bailleur a trois mois pour faire connaître son refus motivé, et son silence vaut acceptation du principe du renouvellement (article L145-10). Le bail renouvelé dure neuf ans, sauf accord des parties pour une durée plus longue (article L145-12).

    Le loyer. Le montant des loyers des baux renouvelés doit correspondre à la valeur locative (article L145-33). Le bailleur qui accepte le renouvellement mais veut un autre loyer doit le proposer dans le congé ou dans sa réponse à la demande ; à défaut, le nouveau prix n'est dû qu'à partir d'une demande ultérieure (article L145-11). Entre la valeur locative et le loyer plafonné se joue l'essentiel du débat entre bailleur et preneur.

    L'expertise objective ce débat : elle établit la valeur locative selon les critères réglementaires, qualifie le régime applicable — plafonnement ou déplafonnement — et chiffre le loyer qui en résulte, pour la négociation comme pour le juge. Le rapport est établi selon la Charte de l'expertise en évaluation immobilière (6e édition) et les normes de la RICS, que nous assistions le bailleur ou le preneur.

    Les enjeux

    Ce qui se joue dans la fixation du loyer de renouvellement

    Les cinq éléments de la valeur locative

    À défaut d'accord, la valeur locative se détermine d'après les caractéristiques du local, la destination des lieux, les obligations respectives des parties, les facteurs locaux de commercialité et les prix couramment pratiqués dans le voisinage (article L145-33). Le décret détaille chacun : caractéristiques (R145-3 et R145-4), destination (R145-5), facteurs locaux de commercialité (R145-6), prix du voisinage (R145-7), obligations des parties (R145-8). Notre page sur la valeur locative commerciale les détaille.

    Plafonnement ou déplafonnement

    Pour un bail de neuf ans au plus, la variation du loyer renouvelé ne peut excéder celle de l'indice des loyers commerciaux ou des activités tertiaires depuis la fixation initiale du loyer, sauf modification notable des quatre premiers éléments de la valeur locative. Le plafond tombe aussi lorsque, par tacite prolongation, le bail dépasse douze ans, ou lorsqu'une clause relative à la durée du bail l'écarte — un bail conclu pour plus de neuf ans (article L145-34). C'est la première question, car elle change entièrement l'ordre de grandeur du loyer. Notre calculateur d'indexation donne la variation de l'indice entre deux trimestres.

    La modification notable de la commercialité

    Le déplafonnement peut résulter d'une modification notable des facteurs locaux de commercialité — importance de la ville, du quartier ou de la rue, répartition des activités, moyens de transport, attrait de l'emplacement et leurs modifications durables ou provisoires (article R145-6). L'arrivée d'un pôle d'attraction, une piétonnisation, une évolution des flux : autant de mutations à démontrer factuellement. Voir notre page sur les facteurs locaux de commercialité. Ne pas confondre avec la révision triennale, où la modification doit avoir fait varier la valeur locative de plus de 10 % (article L145-38).

    Le lissage, puis l'alternative de l'éviction

    Lorsque le plafond est écarté par une modification notable ou par une clause relative à la durée du bail, la hausse ne peut dépasser, pour une année, 10 % du loyer acquitté l'année précédente, pour les contrats conclus ou renouvelés depuis le 1er septembre 2014 (article L145-34). Le bailleur peut aussi refuser le renouvellement : il doit alors en principe une indemnité d'éviction (article L145-14). Comparer les deux voies est souvent la décision clé.

    Le calendrier

    De la demande au loyer fixé : les étapes et les délais

    • Congé ou demande de renouvellement. Le congé du bailleur se donne par acte extrajudiciaire, six mois à l'avance ; la demande du locataire, par acte extrajudiciaire ou lettre recommandée avec avis de réception, dans les six mois qui précèdent l'expiration ou pendant la prolongation (L145-9, L145-10).
    • Réponse du bailleur. Trois mois pour refuser, en motivant ; à défaut, le principe du renouvellement est acquis. Le loyer proposé doit figurer dans le congé ou dans la réponse (L145-11).
    • Conciliation. Les litiges sur le loyer de renouvellement peuvent être soumis à la commission départementale de conciliation, qui rend un avis ; le juge saisi en parallèle attend cet avis, et la commission est dessaisie si elle ne s'est pas prononcée dans les trois mois (L145-35).
    • Juge des loyers commerciaux. Les contestations sur le prix du bail renouvelé relèvent du président du tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble, qui statue sur mémoire (R145-23) ; il ne peut être saisi avant l'expiration d'un mois suivant la réception du premier mémoire (R145-27). Il peut désigner un expert lorsque les points de fait l'exigent (R145-30).
    • Pendant l'instance, puis après. Le locataire continue de payer l'ancien loyer, ou un loyer provisionnel fixé par le juge ; dans le mois de la décision définitive, le locataire peut renoncer au renouvellement ou le bailleur le refuser, la partie qui s'oppose supportant les frais (L145-57).
    • Prescription. Toutes les actions fondées sur le statut des baux commerciaux se prescrivent par deux ans (L145-60).
    Notre méthode

    Notre méthode, étape par étape

    Le renouvellement se prépare avant l'échéance : le loyer proposé dans le congé ou la réponse engage la suite. Nous chiffrons la valeur locative et les deux régimes possibles pour que la décision se prenne sur des données, pas sur une intuition.

    1

    Cadrage de la mission

    Nous analysons le bail, sa durée, son historique de loyer et d'indexation, les actes déjà délivrés et la position de la partie que nous assistons. Ce cadrage identifie d'emblée la question centrale : plafonnement de principe, ou cas de déplafonnement à démontrer.

    2

    Visite et relevé du local

    L'expert visite les lieux, relève et pondère les surfaces, qualifie la destination et les obligations respectives des parties, et note ce qui a changé depuis la fixation du loyer en cours.

    3

    Marché et commercialité

    Nous réunissons les loyers pratiqués dans le voisinage — baux récents, renouvellements, décisions publiées — et documentons l'évolution des facteurs locaux de commercialité depuis le bail précédent, pour apprécier une éventuelle modification notable.

    4

    Rapport et loyer chiffré

    Le rapport qualifie le régime, analyse les cinq éléments, présente les termes de comparaison et chiffre le loyer de renouvellement, plafonné et déplafonné si le dossier le demande : de quoi négocier, ou étayer un mémoire.

    Réal Valuation, le cabinet d'expertise immobilière de Réal Group, dirigé par Guillaume Thériez, expert MRICS, membre du réseau national d'experts Groupe ABC, intervient dans toute la France : une analyse des cinq éléments de la valeur locative et une qualification claire du régime, plafonnement ou déplafonnement, avec la même exigence de méthode, que nous assistions le bailleur ou le preneur. Voir aussi notre page expertise en bail commercial.

    Pièces et délais

    Le dossier à réunir pour un renouvellement

    • le bail en cours, ses avenants et le bail précédent s'il existe ;
    • l'historique du loyer : fixation initiale, indexations, révisions, dernières quittances ;
    • le congé ou la demande de renouvellement, et la réponse reçue, avec leurs dates ;
    • les plans et surfaces, et ce qui a changé dans le quartier ou dans la rue depuis le dernier bail ;
    • en contentieux : les mémoires échangés et l'avis de la commission de conciliation.

    Un plafonnement à vérifier se traite plus vite qu'un déplafonnement à démontrer : le délai dépend de la question posée et du local, se cale au cadrage dès réception des pièces, et s'inscrit au devis.

    Situations traitées

    Les cas de renouvellement pour lesquels nous intervenons

    Chaque configuration appelle une analyse spécifique du régime applicable et de la valeur locative sous-jacente.

    Renouvellement plafonné

    Le cas de principe : le loyer du bail renouvelé varie dans la limite de l'indice. Nous vérifions que le plafonnement s'applique bien, calculons le loyer plafonné et le confrontons à la valeur locative réelle, afin que chaque partie mesure l'écart et négocie en connaissance de cause.

    Bail de plus de neuf ans ou prolongé au-delà de douze ans

    Un bail conclu pour plus de neuf ans, ou prolongé tacitement au-delà de douze ans, échappe au plafonnement : le loyer est fixé à la valeur locative, avec le lissage de 10 % par an lorsqu'il s'applique. Nous établissons cette valeur selon les éléments réglementaires, avec des termes de comparaison documentés.

    Déplafonnement pour commercialité

    Une modification notable des facteurs locaux de commercialité peut justifier le déplafonnement. Nous documentons l'évolution du secteur — flux, environnement commercial, transports, attractivité — pour démontrer, ou écarter, le caractère notable de la modification. Voir notre guide du déplafonnement du loyer commercial.

    Local monovalent ou bureaux

    Le prix des locaux construits en vue d'une seule utilisation peut être déterminé selon les usages de la branche d'activité (article R145-10) ; celui des locaux à usage exclusif de bureaux, par référence aux prix pratiqués pour des locaux équivalents (article R145-11). Voir notre page sur le local monovalent.

    Refus de renouvellement

    Si le bailleur refuse le renouvellement, une indemnité d'éviction est en principe due au preneur. Nous éclairons l'arbitrage entre loyer de renouvellement et indemnité, et conduisons en mission distincte l'évaluation de l'indemnité. Jusqu'au départ, une indemnité d'occupation est due.

    Devant le juge des loyers commerciaux

    Faute d'accord, le président du tribunal judiciaire statue sur mémoire. Notre rapport qualifie le régime, analyse les cinq éléments, présente les termes de comparaison et chiffre le loyer : une pièce que votre avocat verse au dossier, et une base pour discuter le rapport de l'expert désigné par le juge.

    Sources

    Les sources officielles de cette page

    Textes lus dans leur version en vigueur le 21 octobre 2026.

    Vos interlocuteurs

    Une équipe disponible

    Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

    Expert immobilier MRICS

    Guillaume Thériez

    Fondateur de Réal Valuation, Guillaume est membre de la RICS, de l'IFEI et du SEEIF (ex-CEIF).

    Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
    Expert immobilier

    Amandine Charpentier

    Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

    Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échangesInterface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
    Analyste immobilier

    Nathan Papot

    Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

    Analyse immobilière et préparation des éléments d'étudeStructuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
    Assistante de direction

    Jihane Lamnaouer

    Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

    Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandesRelation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
    Engagements professionnels

    Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

    Réal Valuation, le cabinet d'expertise immobilière de Réal Group, est réglementé par la RICS ; son dirigeant, Guillaume Thériez, expert MRICS, est membre de la RICS, de l'IFEI et du SEEIF (ex-CEIF), les trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, motivés et vérifiables devant les juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

    RICS

    Royal Institution of Chartered Surveyors

    La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être membre de la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant, connu des banques, des institutions financières et des juridictions, en France comme à l'international.

    Référence internationale

    IFEI

    Institut Français de l'Expertise Immobilière

    Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Réal Valuation dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

    Standards français

    SEEIF (ex-CEIF)

    Syndicat des Experts Évaluateurs Immobiliers de France

    Le SEEIF (ex-CEIF) rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Réal Valuation y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise motivée et la réputation de la profession.

    Indépendance & déontologie
    Vos questions

    Questions fréquentes sur le loyer de renouvellement

    Non. À l'échéance, le bail prend fin par un congé donné six mois à l'avance ou par une demande de renouvellement ; à défaut, il se prolonge tacitement au-delà du terme, sans être renouvelé (article L145-9 du Code de commerce). Le renouvellement suppose un congé avec offre de renouvellement ou une demande du locataire, à laquelle le bailleur a trois mois pour répondre.

    Le locataire adresse sa demande au bailleur par acte extrajudiciaire ou par lettre recommandée avec avis de réception, dans les six mois qui précèdent l'expiration du bail ou pendant sa prolongation. Le bailleur a trois mois pour faire connaître son refus, motivé ; à défaut, il est réputé avoir accepté le principe du renouvellement (article L145-10 du Code de commerce). Le loyer reste à fixer.

    Non. Pour un bail de neuf ans au plus, la variation du loyer renouvelé est plafonnée à celle de l'indice des loyers commerciaux ou des activités tertiaires, sauf modification notable des quatre premiers éléments de la valeur locative. Le plafond ne joue pas pour un bail conclu pour plus de neuf ans, ni lorsque le bail a été prolongé tacitement au-delà de douze ans (article L145-34). Une expertise détermine le régime applicable à votre situation.

    Le déplafonnement écarte la limite indiciaire et permet de fixer le loyer à la valeur locative du local. Il résulte d'une modification notable des éléments de la valeur locative — en particulier des facteurs locaux de commercialité —, d'un bail conclu pour plus de neuf ans ou d'une prolongation tacite au-delà de douze ans. En cas de modification notable ou de clause relative à la durée du bail, la hausse reste limitée à 10 % par an du loyer de l'année précédente, pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 1er septembre 2014. Il doit être démontré factuellement, ce que documente notre rapport.

    À défaut d'accord, d'après cinq éléments : les caractéristiques du local, la destination des lieux, les obligations respectives des parties, les facteurs locaux de commercialité et les prix couramment pratiqués dans le voisinage (article L145-33, précisé par les articles R145-3 à R145-8). Chacun est analysé et documenté par des termes de comparaison pour aboutir à une valeur argumentée.

    Le bailleur peut refuser le renouvellement, mais il doit alors en principe une indemnité d'éviction au locataire, égale au préjudice causé par le défaut de renouvellement (article L145-14). L'arbitrage se fait au regard du loyer de renouvellement envisageable. L'évaluation de cette indemnité relève d'une expertise dédiée, que nous conduisons selon les mêmes standards.

    Les actions fondées sur le statut des baux commerciaux se prescrivent par deux ans (article L145-60 du Code de commerce). Les contestations sur le prix du bail renouvelé relèvent du président du tribunal judiciaire, qui statue sur mémoire ; elles peuvent d'abord être soumises à la commission départementale de conciliation.

    Oui. Un rapport d'expertise opposable, motivé et argumenté, que vous pouvez produire face à l'administration fiscale, à une banque ou devant le juge. Devant le juge des loyers commerciaux, il qualifie le régime applicable, analyse les cinq éléments de la valeur locative, présente les termes de comparaison et chiffre le loyer ; votre avocat le verse aux débats à l'appui du mémoire, et le juge peut aussi désigner un expert, dont le rapport se discute à partir des mêmes éléments. Il sert tout autant de base à une négociation amiable.

    Réal Valuation

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