Vincent Devauchelle
Vincent est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien et les arbitrages liés à votre patrimoine.
Réal Group · Gestion locative
Les provisions pour charges que verse votre locataire se régularisent chaque année, sur la base des dépenses réelles et de justificatifs. Voici la méthode, ce que contient le décompte, les délais à tenir, la prescription et le cas du forfait, texte à l'appui. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location.
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Quand le locataire verse des provisions pour charges, le bailleur les régularise chaque année : il compare les provisions reçues aux charges récupérables réellement payées, puis rembourse le trop-perçu ou demande le complément. Un mois avant, il communique le décompte par nature de charges ; les justificatifs restent ensuite six mois à la disposition du locataire, et un arriéré peut être réclamé pendant trois ans.
Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location : indiquez votre projet et vos coordonnées, le service gestion vous rappelle.
De la révision annuelle du loyer à la régularisation des charges, le service gestion assure le suivi de votre bien.
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Premier échange avec le service gestion.
Vincent Devauchelle dirige le service gestion de Réal Group. C’est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien ou les arbitrages liés à votre patrimoine.
Les charges récupérables, « sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles sur justification » ; leur liste est fixée par décret (article 23 de la loi du 6 juillet 1989 ; décret n° 87-713 du 26 août 1987), et seules les charges qui y sont mentionnées peuvent être facturées au locataire (ANIL). Notre guide des charges récupérables en donne la liste ; ce guide-ci explique comment les faire payer.
| Bail | Comment se paient les charges | Régularisation |
|---|---|---|
| Location vide, hors colocation | Par provisions, ou au réel, sur justificatifs, sans provision | Annuelle, pour les provisions (article 23) |
| Location meublée | Par provisions ou par un forfait, au choix des parties, selon le bail (article 25-10) | Annuelle pour les provisions ; aucune pour le forfait |
| Colocation, vide ou meublée | Par provisions ou par un forfait, au choix des parties, selon le bail (article 8-1, V) | Annuelle pour les provisions ; aucune pour le forfait |
| Bail mobilité | Par un forfait seulement (article 25-18) | Aucune |
En meublé et en colocation, le forfait est versé avec le loyer, pour un montant et une périodicité fixés dans le bail, et il « ne peut donner lieu à complément ou à régularisation ultérieure ». Son montant est fixé en fonction des charges exigibles au titre de l'article 23, peut être révisé chaque année aux mêmes conditions que le loyer, et ne peut pas être manifestement disproportionné au regard des charges dont le locataire, ou le précédent, se serait acquitté (article 25-10 ; article 8-1, V). En bail mobilité, il ne peut pas être manifestement disproportionné « au regard du dernier décompte par nature de charges rapporté à la périodicité de versement du forfait » (article 25-18).
Quand le bail prévoit des provisions, la régularisation compare ce que le locataire a versé à ce que vous avez réellement payé pour lui. La loi en fixe le cadre (article 23) ; Service Public et l'ANIL en décrivent la marche (fiche Service Public F947 ; ANIL).
Réunissez les factures et contrats de l'année ; en copropriété, l'arrêté des comptes présenté en assemblée générale ventile les dépenses, dont les dépenses récupérables.
Seules les charges que mentionne la liste du décret du 26 août 1987 peuvent être facturées au locataire : écartez toutes les autres.
Dans un immeuble collectif, la part du logement suit le mode de répartition entre les locataires, que le décompte doit indiquer.
Si les provisions dépassent les dépenses réelles, vous reversez le trop-perçu ; si elles sont inférieures, vous demandez un complément.
Un mois avant la régularisation, le locataire reçoit le décompte par nature de charges ; les pièces restent ensuite six mois à sa disposition.
Les nouvelles provisions se justifient par les résultats de cette régularisation et, en copropriété ou pour une personne morale, par le budget prévisionnel.
L'exemple qui suit applique ces étapes à un appartement en copropriété.
Le locataire d'un appartement en copropriété verse 90 € de provisions par mois. À la clôture des comptes de l'immeuble, la part récupérable du logement, d'après la répartition, s'établit ainsi.
| Nature des charges récupérables | Part du logement |
|---|---|
| Eau froide et eau chaude | 410 € |
| Chauffage collectif | 380 € |
| Entretien et électricité des parties communes | 165 € |
| Ascenseur | 70 € |
| Taxe d'enlèvement des ordures ménagères | 175 € |
| Total des charges de l'année | 1 200 € |
| Provisions versées : 12 mois à 90 € | 1 080 € |
| Solde à payer par le locataire | 120 € |
Le locataire reçoit ce décompte un mois avant la régularisation, avec le mode de répartition et, pour le chauffage collectif, la note sur son calcul et sur la consommation individuelle du logement (article 23). Si le total avait été inférieur aux provisions, vous lui auriez reversé la différence (fiche Service Public F947). Pour l'année suivante, les provisions peuvent passer à 100 € par mois : la demande est justifiée par les résultats arrêtés lors de cette régularisation (article 23).
La loi précise ce que le bailleur communique au locataire et à quel moment (article 23 ; article 6-2 ; article 6-3).
| Ce que vous communiquez | Quand | Texte |
|---|---|---|
| Le décompte par nature de charges | Un mois avant la régularisation | Article 23 |
| Le mode de répartition entre les locataires | Avec le décompte, dans un immeuble collectif | Article 23 |
| La note sur le calcul des charges de chauffage et d'eau chaude collectifs et sur la consommation individuelle du logement | Avec le décompte, le cas échéant | Article 23 |
| La facture d'eau et les informations sur la qualité de l'eau | Avec le décompte, ou au moins une fois par an, si le contrat de fourniture d'eau n'est pas individualisé | Article 6-3 |
| L'évaluation de la consommation de chaleur, de froid et d'eau chaude sanitaire du logement | Chaque mois, si l'installation centrale de l'immeuble est munie de dispositifs d'individualisation des frais télé-relevables | Article 6-2 ; F947 |
| Les pièces justificatives : factures, contrats | Tenues à la disposition du locataire pendant six mois après l'envoi du décompte, par vous ou par le syndic | Article 23 ; ANIL |
| Le récapitulatif des charges du logement | À la demande du locataire, par voie dématérialisée ou postale | Article 23 |
Gardez la preuve de l'envoi : pour la Cour de cassation, « les charges locatives ne sont récupérables que si le bailleur apporte la preuve qu'il a adressé au locataire le décompte annuel et le mode de répartition » (Cass. civ. 3e, 10 février 2015, n° 13-27.209).
Les provisions « doivent, en ce cas, faire l'objet d'une régularisation annuelle » (article 23) ; la loi ne fixe pas de date dans l'année, mais le décompte part un mois avant. Lorsque la régularisation « n'a pas été effectuée avant le terme de l'année civile suivant l'année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué par douzième, s'il en fait la demande » (article 23) : des charges exigibles en 2025 et régularisées après le 31 décembre 2026 se paient ainsi en douze mensualités, si le locataire le demande, par lettre recommandée avec accusé de réception (fiche Service Public F947, vérifiée le 15 avril 2025).
« Toutes actions dérivant d'un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer ce droit » (article 7-1). Le propriétaire peut ainsi réclamer pendant trois ans un impayé de charges, et le locataire qui a trop payé se faire rembourser dans le même délai (F947).
La régularisation tardive reste possible, qu'elle vienne d'un oubli, d'une ignorance ou d'une négligence. Mais le juge des contentieux de la protection peut refuser un rappel de charges tardif s'il le considère comme déloyal, brutal et consécutif à une faute du propriétaire ou de son représentant dans l'exécution du bail, par exemple lorsque le locataire avait demandé la régularisation et n'avait pas reçu de réponse (F947).
Lorsque le logement se situe dans un immeuble collectif, le bailleur procède, au départ du locataire, à un arrêté des comptes provisoire, et peut conserver, si elle est dûment justifiée, une provision de 20 % au plus du dépôt de garantie jusqu'à l'arrêté annuel des comptes de l'immeuble. La régularisation définitive et la restitution du solde ont lieu dans le mois qui suit l'approbation définitive des comptes de l'immeuble ; « Toutefois, les parties peuvent amiablement convenir de solder immédiatement l'ensemble des comptes » (article 22). Les autres retenues possibles sont dans notre guide du dépôt de garantie.
Si le locataire ne vous rembourse pas les charges que vous avez payées pour son compte, et que le dépôt ne les couvre pas, elles se déduisent de vos revenus fonciers au régime réel, ligne 225 de la 2044, quand elles n'ont pas été remboursées au 31 décembre de l'année de son départ (notice de la 2044) ; voir notre guide des revenus fonciers.
Les charges ne sont exigibles que sur justification (article 23) : le locataire peut consulter les pièces pendant six mois, et, dans l'arrêt de 2015, faute pour la bailleresse d'avoir adressé aux locataires les régularisations annuelles, les charges n'étaient pas justifiées pour les années correspondantes et les provisions versées devaient être restituées (Cass. civ. 3e, 10 février 2015). À l'inverse, une régularisation justifiée est due : le locataire est tenu « De payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus » (article 7, a), et la clause résolutoire vise le « défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus » (article 24) : voir notre guide du loyer impayé.
En cas de désaccord, la commission départementale de conciliation est compétente pour « Les litiges relatifs à l'état des lieux, au dépôt de garantie, aux charges locatives et aux réparations », et le bailleur comme le locataire peuvent la saisir (article 20). Le locataire en difficulté peut aussi demander des délais de paiement, et faire appel, gratuitement, à un conciliateur de justice (fiche Service Public F947 ; F1736, vérifiée le 1er septembre 2025).
Pour les biens qu'il gère, le service gestion de Réal Group fait la régularisation des charges chaque année : elle est comprise dans nos deux formules de gestion, détaillées sur notre page Gestion locative. Parlons de votre bien.
Textes consultés sur Légifrance, sur Service Public, sur le site de l'ANIL et sur impots.gouv.fr le 29 octobre 2026, dans leur version en vigueur à cette date. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un professionnel du droit sur une situation précise.
Vincent, Anthony et Véronique suivent votre bien au quotidien : la location, le bail, les quittances et les charges.
Oui, dès que le locataire verse des provisions : elles « doivent, en ce cas, faire l'objet d'une régularisation annuelle » (article 23). Avec un forfait, en meublé, en colocation ou en bail mobilité, il n'y en a pas : le forfait « ne peut donner lieu à complément ou à régularisation ultérieure » (article 25-10).
Le locataire peut lui demander de la faire. Dans un arrêt du 10 février 2015, la Cour de cassation a approuvé une cour d'appel qui, faute de régularisations annuelles adressées aux locataires, a jugé les charges non justifiées pour les années correspondantes et les provisions versées à restituer (Cass. civ. 3e, 10 février 2015, n° 13-27.209) ; le locataire qui a trop payé peut se faire rembourser pendant trois ans (fiche Service Public F947 ; article 7-1).
Oui, si la demande est justifiée : les demandes de provisions « sont justifiées par la communication de résultats antérieurs arrêtés lors de la précédente régularisation » et, en copropriété ou lorsque le bailleur est une personne morale, par le budget prévisionnel (article 23).
Oui : durant six mois à compter de l'envoi du décompte, les pièces justificatives sont tenues à sa disposition, et il peut demander le récapitulatif des charges du logement, par voie dématérialisée ou postale (article 23). En copropriété, ces documents peuvent être mis à disposition par le syndic (ANIL).
Le dépôt de garantie peut couvrir les sommes restant dues au bailleur, sous réserve qu'elles soient dûment justifiées (article 22). Au-delà, l'arriéré se réclame pendant trois ans (fiche Service Public F947). S'il n'est pas recouvré au 31 décembre de l'année du départ, il se déduit de vos revenus fonciers au régime réel, ligne 225 de la 2044 (notice de la 2044).
Au régime réel, vous déduisez ligne 229 les provisions pour charges de copropriété versées dans l'année ; l'année suivante, à l'aide de l'arrêté des comptes présenté en assemblée générale, vous réintégrez ligne 230 la part des provisions déduites qui correspond à des charges non déductibles, à des charges récupérables sur le locataire, et l'éventuel solde positif. Les dépenses qui incombent au locataire ne sont pas déductibles, et leurs remboursements par le locataire ne sont pas imposables ligne 211 (notice de la 2044).
Le service gestion de Réal Group vous rappelle pour faire le point : quittancement, révision du loyer, régularisation des charges.
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