Vincent Devauchelle
Vincent est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien et les arbitrages liés à votre patrimoine.
Réal Group · Gestion locative
La relance, le commandement de payer, la caution ou la garantie, puis le juge : voici les étapes prévues par la loi du 6 juillet 1989 et le Code des procédures civiles d'exécution, avec le lien vers chaque article. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location, du quittancement et de l'encaissement des loyers au suivi des procédures.
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Relancez d'abord le locataire par lettre simple, puis mettez-le en demeure par lettre recommandée. Si la dette demeure, faites-lui délivrer un commandement de payer par un commissaire de justice : la clause résolutoire du bail produit effet six semaines après un commandement resté infructueux. Vous saisissez alors le juge des contentieux de la protection, qui peut constater la résiliation du bail et ordonner l'expulsion.
Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location : indiquez votre projet et vos coordonnées, le service gestion vous rappelle.
Du quittancement et de l'encaissement des loyers au précontentieux et au suivi de procédure, le service gestion assure le suivi de votre bien.
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Premier échange avec le service gestion.
Vincent Devauchelle dirige le service gestion de Réal Group. C’est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien ou les arbitrages liés à votre patrimoine.
Le locataire est obligé de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus ; le paiement mensuel est de droit s'il le demande (article 7, a, de la loi du 6 juillet 1989). Au premier retard, rappelez-lui cette obligation par une lettre simple. Si elle reste sans effet, envoyez-lui une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception (fiche Service Public sur les loyers impayés).
Modèles de relance et de mise en demeure
Relance (lettre simple). « Madame, Monsieur, sauf erreur de notre part, le loyer et les charges du mois de [mois], soit [montant] €, ne nous sont pas parvenus. Nous vous remercions de procéder à ce règlement, ou de nous contacter si vous rencontrez une difficulté. »
Mise en demeure (lettre recommandée avec accusé de réception). « Madame, Monsieur, malgré notre relance du [date], la somme de [montant] €, correspondant au loyer et aux charges de [mois], reste due. Nous vous mettons en demeure de la régler sous [délai]. À défaut, nous ferons délivrer un commandement de payer par commissaire de justice. »
Vous pouvez aussi faire appel à un conciliateur de justice, gratuit, ou à un médiateur civil, payant, pour trouver un accord, par exemple un étalement du paiement. Service Public précise que cette démarche est obligatoire pour pouvoir ensuite demander au juge la résiliation du bail lorsque la dette est inférieure ou égale à 5 000 € (fiche Service Public sur les loyers impayés).
Si votre locataire perçoit une aide au logement (APL, ALF ou ALS), signalez l'impayé à la Caf ou à la MSA : dès que la dette atteint deux fois le loyer hors charges si l'aide est versée au locataire, ou deux fois le loyer hors charges diminué de l'aide si elle vous est versée directement (fiche Service Public sur les loyers impayés).
Tout contrat de bail d'habitation contient une clause prévoyant sa résiliation de plein droit pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus, ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux (article 24, I). Le commandement est délivré au locataire par un commissaire de justice, que vous chargez de cette mission (fiche Service Public sur les loyers impayés).
| Le commandement de payer contient, à peine de nullité |
|---|
| 1° La mention que le locataire dispose d'un délai de six semaines pour payer sa dette |
| 2° Le montant mensuel du loyer et des charges |
| 3° Le décompte de la dette |
| 4° L'avertissement qu'à défaut de paiement ou de demande de délais, le locataire s'expose à une procédure judiciaire de résiliation de son bail et d'expulsion |
| 5° La possibilité de saisir le fonds de solidarité pour le logement de son département, dont l'adresse est précisée, pour demander une aide financière |
| 6° La possibilité de saisir le juge, à tout moment, pour demander un délai de grâce (article 1343-5 du Code civil) |
Pour un bailleur personne physique, ou une société civile familiale, le commissaire de justice signale le commandement à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) lorsque l'impayé dure sans interruption depuis deux mois, ou que la dette atteint deux fois le loyer mensuel hors charges. Les autres personnes morales ne peuvent assigner que deux mois après avoir saisi cette commission (article 24, I et II).
Si votre bail ne contient pas de clause résolutoire, vous demandez au juge de prononcer la résiliation du bail ; la notification de l'assignation au préfet s'applique aussi à cette demande (article 24, IV).
Dès le premier impayé, vous pouvez réclamer le paiement au garant prévu à la signature du bail : la caution du locataire, la garantie Visale ou votre assurance de garantie des loyers impayés (fiche Service Public sur les loyers impayés).
Le commandement de payer est signifié à la caution dans les quinze jours de sa signification au locataire. À défaut, la caution ne peut être tenue au paiement des pénalités ou des intérêts de retard (article 24, I).
Le bailleur qui a souscrit une assurance, ou toute autre forme de garantie des obligations locatives, ne peut pas demander en plus une caution, à peine de nullité, sauf pour un logement loué à un étudiant ou à un apprenti (article 22-1).
Avec Visale, Action Logement se porte garant gratuitement pour couvrir les loyers impayés et les dégradations locatives (visale.fr). Service Public rappelle que l'impayé doit alors être déclaré dans les 30 jours (fiche Service Public sur les loyers impayés).
Une caution ne se cumule pas avec une assurance ou une autre garantie des obligations locatives, hors étudiant ou apprenti (article 22-1) : vérifiez, avant de relancer qui que ce soit, ce que prévoit votre bail.
Le précontentieux et le suivi de procédure font partie de nos deux formules de gestion locative : compris dans la formule Complète, facturés à l'usage dans la formule À la carte. Confiez-nous la gestion de votre bien.
Le commandement est resté sans effet : la procédure passe devant le juge des contentieux de la protection.
Si la dette n'est pas réglée six semaines après le commandement, et faute d'accord sur un étalement, un commissaire de justice assigne le locataire devant le juge des contentieux de la protection dont dépend le logement. Vous lui demandez de condamner le locataire à payer sa dette, de constater que le bail est résilié, d'ordonner l'expulsion et de fixer une indemnité d'occupation ; le juge peut être saisi en référé (fiche Service Public sur les loyers impayés).
À peine d'irrecevabilité, l'assignation est notifiée au préfet au moins six semaines avant l'audience. Un diagnostic social et financier est alors réalisé, au cours duquel le locataire et le bailleur sont mis en mesure de présenter leurs observations, et il est transmis au juge avant l'audience (article 24, III).
Le juge peut accorder des délais de paiement dans la limite de trois ans, si le locataire est en situation de régler sa dette et a repris le paiement intégral du loyer courant avant l'audience. Saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, il peut alors suspendre les effets de la clause résolutoire : la suspension prend fin dès le premier impayé, ou si le locataire ne règle pas sa dette dans le délai et selon les modalités fixés par le juge ; si la dette est payée dans les délais, la clause est réputée ne pas avoir joué (article 24, V et VII).
L'expulsion ne peut être poursuivie qu'en vertu d'une décision de justice et après signification d'un commandement d'avoir à libérer les locaux (article L411-1 du Code des procédures civiles d’exécution). Elle n'a lieu qu'à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit ce commandement, sauf si le juge constate la mauvaise foi de la personne expulsée (article L412-1).
Même passée en force de chose jugée, une décision d'expulsion n'est pas exécutée du 1er novembre de chaque année au 31 mars de l'année suivante, à moins que le relogement des occupants soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l'unité et les besoins de la famille (article L412-6 du Code des procédures civiles d’exécution). Le sursis ne vise que la mesure d'expulsion : le loyer reste dû (article 7, a).
Toutes les actions dérivant du bail se prescrivent par trois ans à compter du jour où leur titulaire a connu ou aurait dû connaître les faits (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989) : n'attendez pas pour réclamer un loyer impayé.
Textes consultés sur Légifrance le 29 octobre 2026, dans leur version en vigueur à cette date. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un avocat.
Vincent, Anthony et Véronique suivent votre bien au quotidien : la location, le bail, les quittances et les charges.
Oui : tout contrat de bail d'habitation contient une clause prévoyant sa résiliation de plein droit pour défaut de paiement du loyer ou des charges, ou pour non-versement du dépôt de garantie (article 24, I). Service Public précise que le bail signé à partir du 29 juillet 2023 la contient obligatoirement (fiche Service Public sur les loyers impayés).
Six semaines : la clause résolutoire ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux, et le commandement doit mentionner ce délai, à peine de nullité (article 24, I).
Non, sauf pour un logement loué à un étudiant ou à un apprenti : le cautionnement ne peut pas être demandé, à peine de nullité, par un bailleur qui a souscrit une assurance, ou toute autre forme de garantie, des obligations locatives (article 22-1).
Oui, dans la limite de trois ans, si le locataire est en situation de régler sa dette et a repris le paiement intégral du loyer courant avant l'audience (article 24, V). Le commandement de payer l'informe d'ailleurs qu'il peut demander un délai de grâce à tout moment (article 24, I, 6°).
Non : il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante, à moins que le relogement des occupants soit assuré (article L412-6 du Code des procédures civiles d’exécution).
Trois ans : toutes les actions dérivant d'un contrat de bail se prescrivent par trois ans à compter du jour où leur titulaire a connu ou aurait dû connaître les faits (article 7-1).
Le service gestion de Réal Group vous rappelle pour faire le point : mise en location, encaissement des loyers, précontentieux et suivi de procédure, gestion complète de votre bien.
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