Réal Group

Louis Vacher · Immobilier commercial

Vendre ses murs commerciaux : les étapes, le droit du locataire et l'impôt à prévoir

Le bail qui continue, l'offre à faire d'abord au locataire, les diagnostics, la plus-value : voici les étapes pour vendre vos murs sans risquer la nullité de la vente. Louis Vacher, spécialiste de l'immobilier commercial à Bordeaux depuis 1930, étudie avec vous leur mise en vente : un conseiller vous répond sous 24 h.

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L'essentiel

Que faut-il savoir pour vendre ses murs commerciaux ?

Vendre ses murs commerciaux, c'est vendre le local, et non le commerce qui s'y exploite : s'ils sont loués, le bail continue avec l'acheteur, et le locataire bénéficie en principe d'un droit de préférence à purger avant toute vente à un tiers. La vente se signe chez le notaire, avec un dossier de diagnostics, et la plus-value éventuelle est imposée selon le mode de détention.

  • Libres ou occupés, vos murs n'intéressent pas les mêmes acheteurs et n'ont pas la même valeur ; un bail en cours se transmet à l'acquéreur.
  • Le locataire d'un local commercial ou artisanal doit en principe recevoir l'offre de vente en premier, et dispose d'un mois pour l'accepter.
  • Pour une vente intervenue depuis le 26 août 2026, c'est le nouveau propriétaire qui rend au locataire son dépôt de garantie.
  • Le vendeur fournit les diagnostics amiante et DPE et, selon la zone, l'état des risques et l'état termites ; plomb, gaz et électricité ne visent que l'habitation.
  • Détenue par un particulier, la plus-value est exonérée d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention, et de prélèvements sociaux après 30 ans.
Parlons de votre projet

Vous vendez vos murs à Bordeaux ?

Indiquez votre projet et vos coordonnées : un conseiller de Louis Vacher vous répond sous 24 h pour parler de votre bien (adresse, surface, libre ou loué, montant du loyer).

Ce que nous faisons pour vous

Nous partons de votre bien, libre ou loué, puis nous étudions avec vous sa mise en vente.

  • Louis Vacher, spécialiste de l'immobilier commercial à Bordeaux depuis 1930.
  • Locaux à louer, droits au bail, fonds de commerce et murs, à Bordeaux, dans la métropole et en Gironde.
  • Louis Vacher est la marque de Réal Group pour l'immobilier commercial.

Vous préférez en parler de vive voix ? Appelez-nous au 05 56 81 66 30.

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Vos interlocuteurs

L'Équipe

Commerçant, enseigne ou propriétaire : Guillaume, Matiss et Thibaut suivent votre projet, de la recherche du local à la signature du bail ou de l'acte.

Président de Réal Group

Guillaume Thériez

Recherches des enseignesNégociation des baux
Chargé d'affaires

Matiss Breemeersch

Locaux commerciaux de centre-villeFonds de commerce de cafés, hôtels et restaurants
Chargé d'affaires

Thibaut Chaumet

Locaux commerciaux de centre-villeFonds de commerce de cafés, hôtels et restaurants
Libres ou occupés

Murs libres ou murs occupés : qu'est-ce qui change ?

Les murs commerciaux sont le local lui-même, l'immeuble, par opposition au fonds de commerce exploité dedans, qui appartient au commerçant. Vendre ses murs, c'est vendre un bien immobilier, chez le notaire, avec ou sans locataire.

  • Murs libres : le local est vide. Il intéresse un commerçant qui veut s'installer chez lui, ou un investisseur qui le louera ensuite. L'acheteur apprécie l'emplacement, l'état du local et ce qu'on peut y exploiter.
  • Murs occupés : le local est loué par un bail commercial en cours. L'acheteur est le plus souvent un investisseur, parfois le locataire lui-même. L'investisseur achète surtout un loyer : il regarde le montant du loyer face au marché, la durée restante du bail, la solidité du locataire et les charges qui restent au propriétaire.

La valeur n'est donc pas la même selon que le local est libre ou occupé, et l'écart dépend du bail en place. C'est une question d'expertise, pas de barème.

Le bail

Que devient le bail commercial en cas de vente des murs ?

La vente ne met pas fin au bail. L'acquéreur achète un local loué : il ne peut pas expulser le locataire dont le bail est authentique ou a une date certaine (article 1743 du Code civil), et il devient le nouveau bailleur. La vente ne modifie, à elle seule, ni le loyer ni les clauses du bail, et le locataire garde son droit au renouvellement à l'échéance.

Le dépôt de garantie suit désormais la vente : pour les ventes intervenues depuis le 26 août 2026, l'obligation de le restituer passe au nouveau bailleur, et les autres garanties fournies par le locataire (caution bancaire, garantie à première demande…) deviennent caduques, le vendeur devant en donner mainlevée dans les six mois (article L145-40 du Code de commerce ; fiche Entreprendre Service Public sur le dépôt de garantie). Prévoyez-le dans la promesse de vente.

Le locataire

Le droit de préférence du locataire : l'étape à ne pas oublier

Lorsque le propriétaire d'un local à usage commercial ou artisanal veut le vendre, il doit d'abord en informer le locataire, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre récépissé ; la notification indique le prix et les conditions de la vente, à peine de nullité, et vaut offre de vente (article L145-46-1 du Code de commerce).

  • Le locataire a un mois pour accepter.
  • S'il accepte, la vente doit se réaliser dans deux mois, portés à quatre mois s'il recourt à un prêt ; à défaut, son acceptation est sans effet.
  • Si le propriétaire vend ensuite à un tiers à des conditions ou à un prix plus avantageux, le notaire doit les notifier au locataire, qui dispose d'un nouveau délai d'un mois, à peine de nullité de la vente.

Le droit ne s'applique pas dans certains cas, notamment la vente unique de plusieurs locaux d'un ensemble commercial, la vente globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux, ou la vente au conjoint, à un ascendant ou à un descendant du bailleur. La loi du 26 mai 2026 a précisé ce qu'est un local à usage commercial ou artisanal pour l'application de ce droit, en excluant notamment les locaux à usage exclusif de bureaux et les entrepôts. Notre guide du droit de préférence détaille ces exceptions.

En pratique, le locataire est souvent le premier acquéreur intéressé : il achète les murs de son propre commerce. Le notifier tôt, avec un prix réaliste, évite de devoir recommencer la procédure.

Le dossier

Quels documents et diagnostics pour vendre un local commercial ?

Le vendeur fournit un dossier de diagnostic technique, annexé à la promesse ou à l'acte de vente (article L271-4 du Code de la construction et de l'habitation). Pour un local commercial, il comprend selon les cas :

  • l'état mentionnant la présence ou l'absence d'amiante ;
  • l'état relatif aux termites, dans les zones délimitées par arrêté ;
  • l'état des risques, si le local est situé dans une zone concernée ;
  • le diagnostic de performance énergétique ;
  • le contrôle de l'installation d'assainissement non collectif, s'il y en a une ;
  • l'information sur le risque de mérule dans les zones concernées, et les arrêtés de police relatifs à la salubrité s'il en existe.

Le constat de risque d'exposition au plomb et les états des installations intérieures de gaz et d'électricité ne visent que les locaux d'habitation. Le détail figure dans notre guide des diagnostics d'un local commercial.

Pour des murs occupés, l'acheteur demandera aussi le bail et ses avenants, l'état des loyers et de leur paiement, l'inventaire des charges et le dernier état récapitulatif annuel, le montant de la taxe foncière, et l'état des travaux réalisés et prévus que le bailleur communique au locataire à la signature du bail puis tous les trois ans (article L145-40-2 du Code de commerce). En copropriété, ajoutez le règlement et les derniers procès-verbaux d'assemblée générale. Un dossier prêt dès la mise en vente raccourcit la négociation.

Les étapes

Les étapes de la vente, du prix à l'acte chez le notaire

La vente de murs commerciaux suit six étapes, de la fixation du prix à l'acte authentique.

1

Fixer le prix

À partir de la valeur du bien, libre ou occupé (voir plus haut l'encadré « Chez Réal Valuation »).

2

Réunir le dossier

Le titre de propriété, les diagnostics, les documents du bail et ceux de la copropriété.

3

Choisir le mode de vente

Seul, ou par un mandat confié à une agence spécialisée. Une annonce de vente doit indiquer le classement du local en énergie et en émissions de gaz à effet de serre (article L126-33 du Code de la construction et de l'habitation).

4

Purger le droit de préférence

Si les murs sont loués, la vente est en principe d'abord notifiée au locataire, avec son prix et ses conditions : il a un mois pour accepter (article L145-46-1 du Code de commerce ; voir plus haut).

5

Signer une promesse ou un compromis

Avec l'acquéreur, puis, si la commune a institué un droit de préemption urbain sur le secteur, laisser le notaire adresser la déclaration d'intention d'aliéner : la collectivité a deux mois pour préempter, son silence valant renonciation (article L213-2 du Code de l'urbanisme).

6

Signer l'acte authentique

Chez le notaire, qui calcule en pratique l'impôt sur la plus-value éventuelle. Pour des murs loués, prévoyez dès la promesse le sort du dépôt de garantie (voir plus haut).

Murs et fonds

Vendre les murs et le fonds ensemble

Le commerçant qui possède à la fois ses murs et son fonds vend en réalité deux biens de nature différente : un immeuble, et un fonds de commerce dont la cession obéit à ses propres règles (publicité, oppositions des créanciers, délais). Il peut aussi vendre les murs seuls et rester dans les lieux comme locataire de l'acquéreur, par un bail commercial signé lors de la vente. Voir le guide pour vendre son fonds de commerce.

La plus-value

Quel impôt sur la plus-value de vente des murs ?

Le régime dépend de la façon dont les murs sont détenus.

  • Par un particulier, ou une société civile immobilière non soumise à l'impôt sur les sociétés : c'est le régime des plus-values immobilières des particuliers. La plus-value est la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition, ce dernier pouvant être majoré des frais d'acquisition et, sous conditions, des travaux (réels ou forfaitaires). Après abattements pour durée de détention, elle est imposée à 19 % d'impôt sur le revenu et à 17,2 % de prélèvements sociaux, avec une taxe supplémentaire au-delà de 50 000 € de plus-value imposable. Elle est exonérée d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention, et de prélèvements sociaux après 30 ans (fiche Service Public sur la plus-value immobilière ; BOFiP, BOI-RFPI-PVI).
  • Par une société soumise à l'impôt sur les sociétés, ou à l'actif d'une entreprise : la plus-value de cession entre dans le bénéfice imposable de l'entreprise (article 38 du Code général des impôts), selon les règles des plus-values professionnelles ; votre expert-comptable en fera le calcul.

Pour une première estimation, l'administration renvoie vers un outil de calcul de l'impôt sur une plus-value immobilière. Le montant définitif est établi par le notaire au moment de la vente.

À Bordeaux

Vendre vos murs à Bordeaux avec Louis Vacher

Des murs loués intéressent surtout des investisseurs, qui achètent un loyer ; des murs libres intéressent aussi les commerçants qui veulent s'installer chez eux. Louis Vacher étudie avec vous la mise en vente de vos murs. Dans toutes les ventes de murs que Louis Vacher a menées du 1er janvier 2025 au 16 octobre 2026, les honoraires ont été payés par l'acquéreur.

Consultez les murs commerciaux à vendre à Bordeaux pour situer votre bien face à l'offre en cours, ou présentez vos murs : un conseiller de Louis Vacher vous répond sous 24 h.

Vos questions

Vos questions sur la vente des murs

Non. Il peut seulement acheter en priorité, au prix et aux conditions notifiés, lorsque le droit de préférence s'applique (article L145-46-1 du Code de commerce). S'il ne répond pas dans le mois, le propriétaire peut vendre à un tiers aux mêmes conditions.

Le droit de préférence ne s'applique pas à la vente globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux, ni à la vente unique de plusieurs locaux d'un ensemble commercial (article L145-46-1). Le bail, lui, se poursuit avec l'acquéreur.

Pour les ventes intervenues depuis le 26 août 2026, le nouveau propriétaire ; auparavant, c'était le vendeur (article L145-40 ; fiche Entreprendre Service Public).

Non : ces deux états ne visent que les locaux d'habitation. L'état amiante et le DPE restent dus, ainsi que, selon la zone, l'état des risques et l'état termites (article L271-4 du Code de la construction et de l'habitation).

Pour un particulier : prix de vente moins prix d'acquisition majoré des frais et, sous conditions, des travaux, puis abattements selon la durée de détention ; exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans (fiche Service Public).

Louis Vacher

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