Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
SERVICE EXPERTISE
Des murs commerciaux ne valent pas ce que vaut le commerce qu'ils abritent : ils valent le revenu qu'ils sécurisent. Nos experts RICS évaluent vos murs occupés ou libres et remettent un rapport opposable, partout en France.
L'expertise de murs commerciaux détermine la valeur d'un local loué à un commerçant en capitalisant le loyer net par un taux de rendement de marché, puis en corrigeant ce résultat par la réversion locative, la durée ferme du bail, la solvabilité du preneur et la répartition des charges et travaux. Murs occupés et murs libres relèvent de deux valeurs distinctes.
Les murs commerciaux désignent l'immeuble, ou la partie d'immeuble, dans lequel une activité commerciale est exploitée : boutique en pied d'immeuble, cellule de galerie, local de zone commerciale, atelier ou entrepôt loué sous statut des baux commerciaux. L'expertise de murs commerciaux ne porte jamais sur le commerce lui-même — clientèle, enseigne, chiffre d'affaires relèvent du fonds — mais sur le contenant et sur le flux de loyers qu'il produit. Cette distinction est la première source d'erreur des estimations approximatives : un excellent commerce peut occuper des murs médiocres, et un local exceptionnel peut être immobilisé pour des années par un bail mal négocié.
Des murs commerciaux sont un actif de rendement : leur valeur ne vient ni de leur coût de construction, ni du prix au mètre carré des logements voisins, mais du revenu qu'ils produisent et de la sécurité de ce revenu. Trois variables commandent tout : le montant du loyer, sa durabilité — durée ferme restant à courir, solidité du preneur, risque de vacance — et le taux auquel le marché accepte de capitaliser ce revenu. Deux locaux rigoureusement identiques peuvent ainsi afficher des valeurs très éloignées : l'un est loué douze ans fermes à une enseigne nationale, l'autre au mois par un exploitant fragile.
Faire expertiser ses murs, c'est remplacer une opinion par une valeur argumentée et opposable. Un rapport motive chaque hypothèse — loyer net retenu, taux, comparables, corrections — et se défend devant un banquier, un associé, un juge ou l'administration fiscale. Réal Valuation intervient sur l'ensemble du territoire, avec des experts certifiés RICS et l'appui du réseau Groupe ABC : sept cabinets, trente-cinq experts, près de 1 800 missions d'expertise par an. Nos rapports appliquent les standards RICS et la Charte de l'expertise en évaluation immobilière, pour une méthodologie identique quelle que soit la région où se situent vos murs.
Pour approfondir
Partagez votre contexte, l'actif concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
La méthode de référence pour des murs loués est la capitalisation du revenu : le loyer net annuel divisé par un taux de rendement de marché. Le loyer retenu n'est pas le loyer quittancé brut, mais un revenu net des charges non récupérables, des impôts et taxes restés à la charge du bailleur, des frais de gestion et d'une provision pour gros entretien. Le taux, lui, concentre tout le risque : emplacement et flux piéton, profondeur du marché locatif, nature de l'actif, signature du preneur. Selon le niveau de départ, un point de taux déplace la valeur de l'ordre de 10 à 20 % : c'est là que se joue la crédibilité d'une expertise, pas dans le mesurage.
Un actif loué se juge à l'écart entre le loyer en place et la valeur locative de marché. Des murs sous-loués portent un potentiel de réversion positive, mobilisable au renouvellement — sous réserve du plafonnement organisé par le statut des baux commerciaux et du lissage des hausses introduit par la loi Pinel de 2014. Des murs sur-loués portent l'inverse : à l'échéance, le preneur renégociera ou partira, et la valeur d'aujourd'hui n'est qu'un loyer temporaire capitalisé. Le déplafonnement n'est ouvert que dans des cas précis : bail conclu pour plus de neuf ans, durée effective supérieure à douze ans, modification notable des facteurs locaux de commercialité ou des caractéristiques du local, travaux, changement de destination. Reconstituer la valeur locative est donc un préalable, pas un détail.
Un même loyer ne vaut pas la même chose selon qui le paie et pour combien de temps. Une enseigne nationale adossée à la garantie de sa société mère ne se compare pas à un exploitant indépendant sans caution : l'expert examine les comptes, l'ancienneté, le taux d'effort du commerce et les garanties consenties. Vient ensuite la durée ferme restant à courir : dans un bail 3/6/9, le preneur peut sortir à chaque période triennale, sauf dans les cas où la loi admet une renonciation à cette faculté. Un bail purgé de ses échéances proches sécurise le revenu ; une échéance à six mois impose de provisionner vacance, franchise et frais de relocation.
Depuis la réforme de 2014 et son décret d'application, tout bail commercial doit comporter un inventaire précis et limitatif des charges, impôts et taxes, ainsi qu'un état prévisionnel des travaux par périodes triennales. Les grosses réparations de l'article 606 du code civil — gros murs, voûtes, couvertures entières — ne peuvent plus être refacturées au preneur dans les baux conclus ou renouvelés depuis cette réforme, pas plus que les honoraires liés à la gestion des loyers ; la taxe foncière, elle, demeure refacturable. Un ancien bail dit « triple net » et un bail récent ne produisent donc pas le même revenu net à loyer facial identique. C'est un poste que les estimations rapides oublient systématiquement, et il se paie directement dans la valeur.
Tout commence par la base de valeur : cherche-t-on une valeur vénale libre, une valeur occupée, une valeur locative, une valeur retenue pour une garantie ? L'usage du rapport — vente, financement, succession, comptes sociaux, litige — détermine la méthode et le format du livrable. Nous réunissons ensuite le bail et ses avenants, les quittances et l'historique d'indexation, l'avis de taxe foncière, la reddition de charges, le titre de propriété, les plans et, en copropriété, le règlement. La qualité de ce dossier conditionne la finesse de l'analyse locative.
La visite est systématique : configuration du local, linéaire de vitrine, profondeur, hauteur sous plafond, accessibilité, réserves, extraction, état d'entretien apparent. Les surfaces sont relevées puis pondérées selon les usages professionnels, le rez-de-chaussée commercial servant de référence et les réserves, sous-sols et niveaux supérieurs recevant des coefficients réducteurs. Nous observons également l'environnement immédiat : flux piéton, continuité marchande, présence de locomotives, vacance de la rue ou de la zone. Ces constats sont photographiés et intégrés au rapport.
Nous reconstituons la valeur locative de marché à partir de transactions et de baux comparables, puis nous mesurons la réversion : le loyer en place est-il au marché, en dessous, au-dessus ? Nous analysons le bail dans le détail — échéances, clauses de charges et de travaux, indexation, destination, garanties — ainsi que la situation du preneur. Le taux de rendement est ensuite arrêté par comparaison avec des cessions d'actifs loués de risque équivalent, puis ajusté du différentiel de risque propre au dossier. Chaque écart est justifié.
Le rapport expose la mission, les diligences, la description de l'actif, l'analyse du bail, le marché de référence, les méthodes retenues et la conclusion de valeur, avec ses hypothèses et ses limites. Lorsque cela est pertinent, deux valeurs sont conclues : libre et occupée. Le document est daté, signé par un expert certifié et conçu pour être produit tel quel devant un tiers. Nous restons disponibles pour le présenter à votre banque, à vos associés, à votre conseil ou à l'administration, et pour répondre à une contre-expertise.
Les murs commerciaux se retrouvent dans presque toutes les opérations patrimoniales : achat, vente, financement, transmission, litige, comptes sociaux. Chacune appelle une base de valeur précise, à définir avant d'ouvrir le dossier.
Des murs libres s'adressent à un utilisateur qui va exploiter ou relouer : ils s'évaluent d'abord par comparaison, au mètre carré pondéré. Des murs occupés s'adressent à un investisseur qui achète un revenu : ils s'évaluent par capitalisation. La valeur libre est le plus souvent supérieure à la valeur occupée, d'un écart qui dépend de la tension du marché local, du niveau du loyer en place et de la durée restant à courir. Un bail long, sous-loué et sans échéance proche pèse plus lourdement qu'un bail arrivant à terme.
Montage classique : une société civile détient les murs et les loue à la société d'exploitation, détenue par les mêmes associés. Le loyer y est souvent fixé pour des raisons de trésorerie ou de fiscalité, non par le marché : il n'est donc pas représentatif. L'expert le retraite à la valeur locative de marché avant toute capitalisation, sous peine de fausser la valeur dans un sens comme dans l'autre. Ces situations se révèlent lors d'une transmission, d'une sortie d'associé, d'un départ à la retraite ou d'une cession du fonds sans les murs.
La boutique en pied d'immeuble est le cas le plus fréquent : un ou plusieurs lots de copropriété en rez-de-chaussée, souvent avec réserve, sous-sol ou arrière-boutique. Sa valeur tient au linéaire de vitrine, à la profondeur, à la hauteur sous plafond et au flux piéton, bien avant la surface brute. On raisonne en surface pondérée : le rez-de-chaussée commercial sert de référence, les réserves, sous-sols et étages recevant des coefficients réducteurs. Le règlement de copropriété doit être lu de près : destination autorisée, extraction, nuisances, quote-part de charges.
Les annonces d'investissement affichent un taux, rarement une valeur : ce taux est calculé sur un loyer brut, parfois sur un loyer sur-évalué ou sur un bail proche de son échéance. Une expertise contradictoire remet le prix face au risque réel : réversion, travaux à venir, charges non récupérables, capacité du preneur à payer. Côté vendeur, elle fixe un prix défendable et documente l'arbitrage devant les associés. Côté acquéreur, elle sécurise l'engagement et sert de base argumentée à la négociation.
Un établissement prêteur ne finance pas sur déclaration : il exige la valeur d'un tiers indépendant et raisonne en valeur durable, hors effets de cycle et hors survaleur liée à un locataire unique. L'expertise sert au calcul de la quotité de financement, à la constitution de la garantie et au suivi du risque dans la durée. La distinction entre valeur de marché et valeur retenue pour la garantie doit être explicite dans le rapport : c'est précisément ce que contrôle un service des engagements.
Toute déclaration fiscale portant sur des murs commerciaux appelle une valeur justifiée : succession, donation, déclaration au titre de l'impôt sur la fortune immobilière, partage entre indivisaires, apport en société ou réévaluation d'actif au bilan. Un rapport motivé, daté et méthodologiquement traçable est opposable et se défend en cas de contrôle ou de désaccord entre héritiers. Les véhicules de placement collectif immobilier relèvent, eux, d'une expertise périodique confiée à un expert externe indépendant et actualisée chaque année.
Réal Valuation est le pôle expertise de Réal Group, membre du réseau Groupe ABC. Nos missions sont conduites sous la responsabilité de Guillaume Thériez, expert MRICS, selon les standards RICS et la Charte de l'expertise en évaluation immobilière. Un seul niveau d'exigence, quel que soit l'endroit où se situent vos murs.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
Indépendance & déontologieTransaction, investissement, gestion locative ou Expertise — nos consultants vous apportent une réponse claire et personnalisée sous 24h.
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