Vincent Devauchelle
Vincent dirige le service gestion de Réal Group et fait partie de l'équipe résidentielle de l'agence. C'est votre contact pour les arbitrages liés à votre patrimoine.
Réal Group · Agence immobilière
Résidence principale exonérée, abattements jusqu'à 22 et 30 ans, 19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux : voici comment se calcule la plus-value d'un logement, texte à l'appui. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, vous donne un avis de valeur gratuit pour fixer le prix de vente, premier terme du calcul.
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La plus-value immobilière est la différence entre le prix de vente et le prix d'achat, chacun corrigé des frais que la loi admet. La vente de votre résidence principale en est exonérée ; pour une résidence secondaire ou un logement loué, elle est imposée à 19 % d'impôt sur le revenu et à 17,2 % de prélèvements sociaux, après un abattement qui l'efface au-delà de 22 ans de détention pour l'impôt et de 30 ans pour les prélèvements sociaux.
Le prix de vente est le premier terme du calcul de votre plus-value. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux : indiquez votre bien et sa commune, un conseiller de l'agence vous rappelle.
Un avis de valeur et un prix de mise en vente, établis à partir de votre bien lui-même et des références de ventes de son secteur.
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L'équipe résidentielle de l'agence vous accompagne à chaque étape, de l'estimation à la signature chez le notaire.
L'impôt sur la plus-value ne s'applique pas aux logements « qui constituent la résidence principale du cédant au jour de la cession » (article 150 U, II, 1°, du Code général des impôts) : vous êtes totalement exonéré, pour le logement comme pour ses dépendances, cave, garage ou place de stationnement, vendues en même temps (3° du même II ; fiche Service Public F10864). L'exonération est acquise quels que soient les motifs de la vente, la nature du logement et le montant du prix ou de la plus-value (BOFiP, § 10).
La résidence principale est votre résidence habituelle et effective, celle où vous vivez la majeure partie de l'année (BOFiP, § 20 et 30). Elle s'apprécie au jour de la vente : un logement loué, occupé gratuitement par un proche ou devenu vacant à cette date n'est plus votre résidence principale, même s'il l'a été (BOFiP, § 180). Après une séparation ou un divorce, l'exonération suppose que l'un des ex-conjoints ait occupé le logement jusqu'à sa mise en vente, et que la vente intervienne dans un délai normal (fiche Service Public F10864 ; BOFiP, § 260 et 270). Si le futur acquéreur occupe le logement après la signature du compromis, par une convention d'occupation liée à la vente, l'exonération reste acquise lorsque l'acte de vente est signé dans un délai normal (BOFiP, § 200).
Déjà parti ? Vendez dans un délai normal, au prix du marché local
Si vous avez quitté le logement pour le mettre en vente, l'exonération reste acquise lorsque la vente intervient dans un délai normal et que le logement n'a été ni loué ni prêté entre-temps. « Dans un contexte économique normal, un délai d'une année constitue en principe le délai maximal », apprécié selon le marché local, le prix demandé et vos démarches de vente, annonces ou agences comprises. Au-delà de ce délai normal, le seul fait d'avoir mis le bien en vente ne suffit pas, notamment si le prix demandé ne correspond pas aux prix pratiqués sur le marché immobilier local (BOFiP BOI-RFPI-PVI-10-40-10, § 190).
À Bordeaux et dans sa métropole, l'avis de valeur de Réal Group part de votre bien et des références de ventes de son quartier ou de sa commune : voir notre page Estimation immobilière gratuite à Bordeaux.
Chaque terme du calcul est fixé par la loi, du prix de vente jusqu'au paiement de l'impôt : le Code général des impôts et, pour les prélèvements sociaux, le code de la sécurité sociale.
C'est le prix stipulé dans l'acte (article 150 VA), diminué des frais justifiés que vous payez pour vendre : frais versés à un intermédiaire, une agence par exemple, quand ils sont à votre charge, diagnostics obligatoires, indemnité d'éviction versée au locataire pour vendre libre, mainlevée de l'hypothèque (annexe III, article 41 duovicies H).
C'est le prix effectivement payé, tel qu'il est stipulé dans l'acte d'achat. Pour un bien reçu par donation ou par succession, c'est la valeur retenue pour calculer les droits de donation ou de succession (article 150 VB, I).
Le prix d'achat est majoré des frais d'acquisition d'un achat, réels ou forfaitaires à 7,5 %, et des travaux de construction, d'agrandissement ou d'amélioration faits par une entreprise, non déduits de vos revenus et qui ne sont pas des dépenses locatives ; pour un immeuble bâti vendu plus de cinq ans après son acquisition, sans justificatifs, un forfait de 15 % s'applique (article 150 VB, II).
La plus-value brute, c'est-à-dire le prix de vente moins le prix d'achat majoré, est réduite d'un abattement pour chaque année de détention au-delà de la cinquième, à un taux pour l'impôt sur le revenu (article 150 VC) et à un autre pour les prélèvements sociaux (code de la sécurité sociale, article L136-7).
Après abattement, la base de l'impôt sur le revenu est imposée à 19 % (article 200 B) et celle des prélèvements sociaux à 17,2 % (fiche Service Public F2329) ; une taxe de 2 % à 6 % s'ajoute quand la plus-value imposable dépasse 50 000 € (article 1609 nonies G).
Le notaire chargé de la vente calcule la plus-value, établit la déclaration et paie l'impôt lors de la vente ; vous reportez ensuite le montant de la plus-value sur votre déclaration de revenus (fiche Service Public F10864).
Pour l'impôt sur le revenu, l'abattement est de 6 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième et de 4 % au terme de la vingt-deuxième (article 150 VC). Pour les prélèvements sociaux, il est de 1,65 % par an au-delà de la cinquième année, de 1,60 % pour la vingt-deuxième et de 9 % pour chaque année au-delà (article L136-7, VI, du code de la sécurité sociale). La durée se compte par périodes de douze mois, de la date de l'acte d'achat à celle de la vente ; pour un bien hérité, depuis l'ouverture de la succession, et pour une donation, depuis la date de l'acte (BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-20, § 20 et 40) ; « Les successions s'ouvrent par la mort » (article 720 du Code civil).
| Durée de détention, en années pleines | Abattement pour l'impôt sur le revenu | Abattement pour les prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| 5 ans ou moins | 0 % | 0 % |
| 6 ans | 6 % | 1,65 % |
| 10 ans | 30 % | 8,25 % |
| 15 ans | 60 % | 16,5 % |
| 20 ans | 90 % | 24,75 % |
| 22 ans | 100 % : exonération | 28 % |
| 25 ans | 100 % | 55 % |
| 30 ans | 100 % | 100 % : exonération |
Une moins-value n'est pas prise en compte : elle ne réduit pas l'impôt dû sur la vente d'un autre bien, sauf pour la vente en bloc d'un immeuble acquis par fractions successives (article 150 VD).
La plus-value imposable est taxée au « taux forfaitaire de 19 % » d'impôt sur le revenu (article 200 B) et à 17,2 % de prélèvements sociaux : 9,2 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale et 7,5 % de prélèvement de solidarité (fiche Service Public F2329, vérifiée le 30 juin 2026). Le taux de 10,6 % de contribution sociale généralisée sur les revenus du patrimoine ne vise pas ces plus-values, qui gardent le taux de 9,2 % (code de la sécurité sociale, article L136-8, IV, 2°).
Si la plus-value imposable dépasse 50 000 €, une taxe s'ajoute, calculée sur toute la plus-value : 2 % jusqu'à 100 000 €, 3 % jusqu'à 150 000 €, 4 % jusqu'à 200 000 €, 5 % jusqu'à 250 000 € et 6 % au-delà, avec une formule de lissage dans les 10 000 € qui suivent chaque seuil. Elle ne vise pas les terrains à bâtir (article 1609 nonies G).
L'impôt est dû par le vendeur (article 150 VF) ; la déclaration accompagne l'acte de vente quand il est publié ou enregistré (article 150 VG, I), et le notaire paie l'impôt à ce moment (fiche Service Public F10864). Quand la plus-value est exonérée au titre du II de l'article 150 U, ou que la vente ne donne lieu à aucune imposition, aucune déclaration de plus-value n'est déposée (article 150 VG, III).
Exemple chiffré (montants fictifs)
Vous vendez 290 000 € une résidence secondaire achetée 200 000 € douze ans plus tôt ; vous n'avez gardé aucune facture de travaux et vous n'avez aucun frais de vente à déduire.
Soit 11 805 € au total. La plus-value imposable à l'impôt sur le revenu, 26 100 €, reste sous 50 000 € : la taxe sur les plus-values élevées ne s'applique pas.
Hors résidence principale, la loi exonère d'autres ventes, à des conditions précises (article 150 U, II et III) ; le tableau donne l'essentiel de chacune.
| Situation | À quelles conditions |
|---|---|
| Première vente d'un logement autre que la résidence principale | Vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale, directement ou par personne interposée, au cours des quatre années précédant la vente, et vous remployez le prix dans les vingt-quatre mois pour acheter ou construire votre résidence principale. L'exonération porte sur la fraction du prix remployée ; elle se demande dans l'acte de vente, une seule fois. (article 150 U, II, 1° bis ; F10864) |
| Ancienne résidence principale, après l'entrée en établissement pour personnes âgées ou handicapées | Le logement n'a pas été occupé depuis, la vente intervient moins de deux ans après l'entrée, vous ne payez pas l'impôt sur la fortune immobilière et votre revenu fiscal de référence reste sous un plafond : pour une vente en 2026, 30 024 € pour la première part de quotient familial, revenus de 2024. (article 150 U, II, 1° ter ; F10864) |
| Retraité, ou titulaire de la carte mobilité inclusion « invalidité » | Pas d'impôt sur la fortune immobilière et un revenu fiscal de référence sous un plafond : pour une vente en 2026, 12 793 € pour la première part de quotient familial, plus 3 428 € par demi-part, revenus de 2024. (article 150 U, III ; F10864) |
| Prix de vente de 15 000 € au plus | Le seuil porte sur le prix de cession du bien, pas sur la plus-value. (article 150 U, II, 6°) |
| Vendeur non résident | Son ancienne résidence principale, vendue au plus tard le 31 décembre de l'année qui suit son départ et sans mise à disposition d'un tiers. Sinon, s'il est ressortissant de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen et a été domicilié en France de manière continue deux ans au moins : un logement, dans la limite de 150 000 € de plus-value nette, vendu dans les dix ans du départ, ou à tout moment s'il en a la libre disposition depuis le 1er janvier de l'année précédant la vente. (article 150 U, II, 2° ; F10864) |
| Vente pour le logement social | Jusqu'au 31 décembre 2027, à un organisme de logement social (organisme d'habitations à loyer modéré, société d'économie mixte gérant des logements sociaux, organisme de foncier solidaire, notamment) ou à tout autre acquéreur, qui s'engage à construire, reconstruire ou réhabiliter des logements collectifs, dans les dix ans pour ces organismes et dans les quatre ans pour les autres, et à en affecter une part au logement social ou, dans les zones A bis, A et B1, intermédiaire. L'exonération est proportionnelle à cette part ; elle est totale pour un organisme de logement social au-delà de 80 %. Même calcul pour une vente à une collectivité, un établissement public de coopération intercommunale ou un établissement public foncier qui revend le bien à l'un de ces organismes dans l'année (dix ans pour un établissement public foncier). (article 150 U, II, 7° et 8°) |
| Expropriation | Le bien a fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique, et vous remployez toute l'indemnité dans un ou plusieurs immeubles dans les douze mois. (article 150 U, II, 4°) |
| Vente d'un droit de surélévation | Au plus tard le 31 décembre 2026, si l'acquéreur s'engage à achever des locaux d'habitation dans les quatre ans. (article 150 U, II, 9°) |
| Vente à un acquéreur qui construit, reconstruit ou réhabilite des logements collectifs | Pas une exonération mais un abattement exceptionnel : 60 % dans les communes où la demande de logements dépasse fortement l'offre (zones A bis, A et B1), 75 % dans certains périmètres d'opérations d'urbanisme, 85 % si la moitié au moins de la surface va au logement social ou intermédiaire. La promesse doit être signée entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2027 ; pas d'abattement pour une vente à votre conjoint, partenaire, concubin, ascendant ou descendant. (article 150 VE ; F10864) |
Pour la première vente d'un logement autre que la résidence principale, la demande d'exonération figure dans l'acte de vente, et le montant exonéré se reporte ensuite sur votre déclaration de revenus (fiche Service Public F10864).
Sa vente est imposable dans les conditions générales, avec l'abattement pour durée de détention, sauf dans l'un des cas d'exonération du tableau ci-dessus : par exemple la première vente d'un logement autre que la résidence principale, si vous remployez le prix dans votre résidence principale.
Loué au jour de la vente, il n'est pas votre résidence principale, même s'il l'a été (BOFiP, § 180) : la plus-value est imposable. Si vous versez une indemnité d'éviction au locataire pour vendre le logement libre, elle se déduit du prix de vente (annexe III, article 41 duovicies H). Pour vendre libre ou occupé, voir notre guide du congé pour vente. Si vous avez déduit l'amortissement du statut du bailleur privé, il diminue aussi le prix d'achat retenu (article 150 VB, III) : voir le dispositif Jeanbrun.
Loueur en meublé non professionnel à la date de la vente, vous êtes imposé comme pour un logement loué nu ; pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, si vous relevez d'un régime réel, les amortissements pratiqués sont réintégrés dans le calcul (impots.gouv.fr, modifié le 10 juillet 2026) : le prix d'achat est minoré des amortissements admis en déduction, ce qui augmente la plus-value (article 150 VB, III ; loi n° 2025-127 du 14 février 2025, article 84). Sont exclus les logements situés dans une résidence pour étudiants ou pour personnes âgées, un établissement pour personnes âgées ou handicapées, ou un établissement de soins de longue durée. Le loueur en meublé professionnel relève des plus-values professionnelles. Le statut lui-même est présenté sur notre page LMNP à Bordeaux.
Le prix d'achat est la valeur retenue pour calculer les droits de succession ou de donation (article 150 VB, I), majorée des frais afférents à cette acquisition ; le forfait de 7,5 % est réservé aux achats (article 150 VB, II, 2° et 3°). La durée de détention court depuis le décès, qui ouvre la succession, ou depuis l'acte de donation (BOFiP, § 40 ; article 720 du Code civil).
Textes consultés le 30 octobre 2026, dans leur version en vigueur à cette date. Ce guide informe ; il ne remplace pas le calcul de votre notaire ni le conseil d'un professionnel du droit fiscal.
Prenez le prix de vente, diminué des frais de vente justifiés, et retirez-en le prix d'achat, majoré des frais d'acquisition (réels ou 7,5 %) et des travaux (réels ou, après cinq ans et sans justificatifs, 15 %) (article 150 VA ; article 150 VB). Appliquez ensuite l'abattement pour durée de détention, puis 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (fiche Service Public F10864).
Au-delà de 22 ans de détention pour l'impôt sur le revenu, au-delà de 30 ans pour les prélèvements sociaux (BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-20, § 60 et 70). Entre les deux, seuls les prélèvements sociaux restent dus, sur une base réduite.
Non, si le logement est votre résidence principale au jour de la vente (article 150 U, II, 1°). Si vous l'avez quitté pour le vendre, l'exonération reste acquise pour une vente dans un délai normal, en principe un an au plus dans un contexte économique normal, sans location ni occupation entre-temps (BOFiP, § 190).
Le notaire chargé de la vente calcule la plus-value, établit la déclaration et paie l'impôt lors de la vente ; vous indiquez ensuite le montant de la plus-value sur votre déclaration de revenus (fiche Service Public F10864).
Le prix d'achat est la valeur retenue pour calculer les droits de succession (article 150 VB, I), et la durée de détention court depuis le décès, qui ouvre la succession (BOFiP, § 40 ; article 720 du Code civil). Une valeur trop basse dans la succession augmente donc la plus-value à la revente.
Non : la moins-value immobilière n'est pas prise en compte, même si les deux ventes ont lieu la même année, sauf vente en bloc d'un immeuble acquis par fractions successives (article 150 VD ; BOFiP, § 90).
Oui, pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, si vous relevez d'un régime réel (impots.gouv.fr) : le prix d'achat est minoré des amortissements admis en déduction, sauf pour certaines résidences pour étudiants ou pour personnes âgées et certains établissements (article 150 VB, III).
Demandez votre avis de valeur : un conseiller de l'agence vous rappelle pour parler de votre bien et de son prix de mise en vente.
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