Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, Guillaume est membre de la RICS, de l'IFEI et du SEEIF (ex-CEIF).
Réal Valuation · Expertise immobilière
Le bilan promoteur part du prix de vente de l'immeuble à construire et remonte, ligne par ligne, jusqu'au prix que l'opération peut consacrer au terrain. Cette page donne ses lignes une à une, selon la Charte de l'expertise en évaluation immobilière, et ce qu'un propriétaire peut vérifier dans l'offre d'un promoteur. Réal Valuation, cabinet réglementé par la RICS, vous adresse un devis gratuit sous 24 h, partout en France.
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Le bilan promoteur, ou méthode du compte à rebours, estime la valeur d'un terrain à bâtir ou d'un immeuble à restructurer à partir de la valeur du projet achevé, dont on déduit les coûts de réalisation, la marge du promoteur et les frais d'acquisition. Le solde est la charge foncière : ce que l'opération peut payer pour le terrain.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
La Charte de l'expertise en évaluation immobilière (6e édition, titre III, § 2.8) range le bilan promoteur parmi les méthodes d'évaluation. Il repose sur un principe économique : la valeur d'un bien en l'état s'obtient en retranchant de la valeur du projet achevé tout ce qu'il faut dépenser pour le réaliser. La Charte l'applique principalement aux terrains constructibles en milieu urbanisé, aux immeubles en cours de développement, aux biens destinés à une restructuration lourde ou à une reconstruction, et aux opérations d'aménagement.
Le nom de compte à rebours vient de ce que la méthode refait, à l'envers, le raisonnement d'un opérateur : le programme réalisable, son prix de vente, ses coûts, sa marge, puis le prix du terrain. La charge foncière qui en résulte s'exprime en valeur globale ou rapportée au mètre carré de surface de plancher constructible, notion définie par l'article R111-22 du Code de l'urbanisme.
Pour l'évaluation d'un terrain par toutes les méthodes, voir notre page expertise foncière ; pour la charge foncière à Bordeaux, notre page charge foncière ; pour une partie de terrain ou une surélévation, notre page sur les droits à construire.
Le bilan part de la valeur du projet achevé et retranche, dans l'ordre, chaque poste de dépense, jusqu'au prix du terrain.
| Ligne du bilan | Ce qu'elle recouvre | La règle, le point de vigilance |
|---|---|---|
| 1. Valeur de sortie | Les surfaces que le programme permet de vendre ou de louer, à leur prix, ou leur revenu capitalisé. | La valeur du projet comme s'il était achevé à la date de l'évaluation, aux conditions du marché de ce jour : pas une valeur future. |
| 2. Démolition et travaux préparatoires | Démolition, dépollution, désamiantage, travaux de sol. | À chiffrer à partir des diagnostics du terrain, pas au forfait. |
| 3. Construction et infrastructures | Travaux, voiries et réseaux, provision pour aléas. | Les coûts sont ceux d'un « acquéreur type » à la date de l'évaluation. |
| 4. Honoraires, gestion et commercialisation | Maîtrise d'œuvre, bureaux d'études, gestion du projet, frais de vente. | Même règle : des coûts de marché, pas ceux d'un opérateur en particulier. |
| 5. Taxes et participations d'urbanisme | Taxe d'aménagement, due par le bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme, et autres participations. | Le certificat d'urbanisme indique la liste des taxes et participations applicables au terrain. |
| 6. Frais financiers | Le coût du financement sur toute la durée du projet. | Y compris le coût d'opportunité des fonds propres. |
| 7. Marge du promoteur | La rémunération du risque de l'opération, en pourcentage des coûts ou de la valeur de sortie. | Pour un projet en cours, elle ne porte que sur les coûts restant à engager, et diminue avec l'avancement. |
| 8. Frais d'acquisition du terrain | Droits ou taxes et frais d'acte dus sur l'achat du terrain. | Ils se déduisent en dernier, de la valeur résiduelle. |
| = Charge foncière | La valeur résiduelle : ce que l'opération peut payer pour le terrain. | À recouper par des ventes de terrains et des ratios de marché. |
La valeur de sortie d'aujourd'hui. C'est le point que la Charte souligne : la valeur de sortie est celle du bien comme s'il était achevé à la date de l'évaluation, établie par comparaison ou par capitalisation des revenus, à partir des transactions comparables, de l'équilibre entre l'offre et la demande et des tendances de court terme. Un bilan qui intègre une hausse future des prix évalue un espoir, pas un terrain.
Un acquéreur type. Les coûts, la marge et les frais sont ceux qu'un acquéreur type supporterait à la date de l'évaluation, et non ceux d'un opérateur en particulier. Pour un projet en cours, les obligations contractuelles déjà signées sont ignorées dans l'hypothèse d'une vente à un tiers (Charte, titre III, § 2.8.2).
Le résultat est un solde : il bouge plus vite que les hypothèses dont il dépend.
| Ligne du bilan | Base 100 |
|---|---|
| Valeur de sortie du programme | 100 |
| Démolition, construction et infrastructures | − 52 |
| Honoraires, gestion et commercialisation | − 10 |
| Taxes et participations d'urbanisme | − 5 |
| Frais financiers | − 3 |
| Solde avant marge du promoteur et frais d'acquisition du terrain | 30 |
| Marge du promoteur, puis frais d'acquisition du terrain | à déduire, la marge selon le risque de l'opération |
| = Charge foncière | ce qui reste |
Si le prix de sortie baisse de 5 %, à coûts inchangés : la valeur de sortie passe à 95 et le solde avant marge et frais d'acquisition de 30 à 25, soit un sixième de moins pour une baisse de prix de 5 % ; la charge foncière, qui en déduit encore la marge et les frais, baisse dans une proportion plus forte.
Si les coûts augmentent de 5 % (de 70 à 73,5) : le solde avant marge et frais tombe de 30 à 26,5, soit 11,7 % de moins.
C'est l'effet de levier que décrit la Charte : des variations mineures des paramètres peuvent modifier sensiblement le résultat. D'où trois contrôles qu'elle impose à l'expert : tester la cohérence du résultat par des ratios de marché, vérifier la part du foncier dans la valeur de sortie, qui s'élève avec la qualité de la localisation, et documenter précisément toutes les sources (titre III, § 2.8.3).
Une méthode faite pour les biens dont la valeur tient au projet qu'ils permettent.
La Charte place en premier les terrains constructibles en milieu urbanisé : leur prix dépend du programme qu'ils permettent, plus que de leur surface. Voir l'expertise d'un terrain à bâtir.
Restructuration lourde, démolition et reconstruction, changement d'usage : la valeur en l'état est celle du projet achevé, moins le coût d'y parvenir. Voir l'expertise foncière.
La marge ne s'applique qu'aux coûts restant à engager, et diminue avec l'avancement, puisque le risque se réduit ; dans l'hypothèse d'une vente à un tiers, les obligations contractuelles déjà signées sont ignorées (Charte, titre III, § 2.8.2).
Pour les sociétés soumises aux normes IFRS et pour les OPCI, l'identification d'une marge est obligatoire, même pour un développement pour compte propre ; client, expert et auditeurs s'accordent sur les principes d'évaluation (§ 2.8.4).
La version « dynamique » place chaque recette et chaque dépense à sa date et donne le taux de rendement interne du projet. Elle utilise des données similaires à celles du bilan statique, avec une meilleure prise en compte de la chronologie (§ 2.8.5).
Lorsque des ventes de terrains réellement comparables existent en nombre, la comparaison directe reste la référence, et le bilan promoteur sert de recoupement. Voir les méthodes d'évaluation immobilière.
Un prix proposé pour un terrain est le résultat d'un bilan. Chacune de ses hypothèses se vérifie.
Un certificat d'urbanisme opérationnel indique si le terrain peut accueillir l'opération projetée. Si une demande de permis est déposée dans les dix-huit mois de sa délivrance, les règles d'urbanisme, le régime des taxes et participations et les limitations administratives existant à sa date ne peuvent pas être remis en cause, sauf pour la sécurité ou la salubrité publique (article L410-1 du Code de l'urbanisme).
La surface de plancher annoncée se vérifie : elle est la somme des surfaces de chaque niveau clos et couvert, mesurées à l'intérieur des façades, après les déductions prévues par l'article R111-22 du Code de l'urbanisme. Quelques mètres carrés de moins, multipliés par le prix de sortie, pèsent sur la charge foncière.
Il se compare aux prix des logements ou des locaux neufs comparables du secteur, à la date de l'offre. C'est la ligne qui pèse le plus dans le résultat : l'exemple de cette page montre ce qu'un écart de 5 % fait au solde.
Démolition, dépollution, nature du sol, accès : ces postes varient d'un terrain à l'autre. Demandez les diagnostics qui les fondent : une déduction au forfait ne se vérifie pas. Sur les sols argileux des zones définies par arrêté, le vendeur fournit lui-même une étude géotechnique préalable, sauf là où l'urbanisme exclut les maisons individuelles (article L132-5 du Code de la construction et de l'habitation).
L'offre d'un promoteur peut prendre la forme d'une promesse assortie de conditions suspensives : obtention du permis de construire, absence de recours, financement. La condition est suspensive lorsque son accomplissement rend l'obligation pure et simple (article 1304 du Code civil) : leur liste et leurs délais comptent autant que le prix.
Faire reconstituer le bilan par un expert, avec des hypothèses vérifiées, permet de savoir si le prix proposé est cohérent avec le programme, et quelles hypothèses se discutent. Voir l'expertise foncière, qui traite de la vente à un promoteur.
Une méthode admise, avec prudence. La Charte relève que la jurisprudence admet progressivement cette approche, notamment dans les marchés étroits ou comme méthode de recoupement, et que l'État la préconise pour valoriser son patrimoine (titre III, § 2.8.1). Un bilan présenté au juge doit donc montrer ses hypothèses et leur recoupement.
En expropriation, des règles propres. Les biens sont estimés à la date de la décision de première instance ; seul est pris en considération leur usage effectif à une date de référence, et il ne peut être tenu compte des changements de valeur provoqués par l'annonce de l'opération, par la perspective d'une modification des règles d'utilisation des sols ou par certains travaux publics (article L322-2 du Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique). Tout calcul, bilan promoteur compris, doit s'y conformer. Voir l'expertise en expropriation.
Nous écrivons toutes les hypothèses du bilan, nous les testons en sensibilité et nous recoupons le résultat par des ventes de terrains, pour que le propriétaire, l'opérateur, la banque ou le juge puissent les discuter une à une.
Règles d'urbanisme, surface de plancher constructible, contraintes du terrain : nous retenons le programme qu'un acquéreur type réaliserait, pas le plus optimiste.
Références de ventes ou de loyers du neuf dans le secteur, à la date de l'évaluation ; revenus capitalisés pour un programme destiné à la location.
Chaque ligne est chiffrée et sourcée ; les coûts propres au terrain s'appuient sur les diagnostics ; la marge est justifiée par le risque de l'opération.
Un rapport d'expertise opposable, motivé et argumenté, que vous pouvez produire face à l'administration fiscale, à une banque ou devant le juge, établi selon la Charte de l'expertise en évaluation immobilière (6e édition) et les normes de la RICS. Le résultat y est confronté aux ventes de terrains et testé en sensibilité.
Réal Valuation, le cabinet d'expertise immobilière de Réal Group, dirigé par Guillaume Thériez, expert MRICS, membre du réseau national d'experts Groupe ABC, intervient dans toute la France. Nos honoraires sont arrêtés au devis et ne dépendent pas de la valeur conclue.
Textes lus dans leur version en vigueur le 21 octobre 2026 ; les articles L132-4 et L132-5 du Code de la construction et de l'habitation, la fiche de service-public.fr et le § 2.8 de la Charte relus le 3 novembre 2026.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Réal Valuation, le cabinet d'expertise immobilière de Réal Group, est réglementé par la RICS ; son dirigeant, Guillaume Thériez, expert MRICS, est membre de la RICS, de l'IFEI et du SEEIF (ex-CEIF), les trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, motivés et vérifiables devant les juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être membre de la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant, connu des banques, des institutions financières et des juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Réal Valuation dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
Le SEEIF (ex-CEIF) rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Réal Valuation y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise motivée et la réputation de la profession.
Indépendance & déontologieC'est une méthode d'évaluation, dite aussi du compte à rebours : le calcul part de la valeur du projet achevé, puis déduit les coûts de réalisation, les frais financiers, la marge du promoteur et les frais d'acquisition du terrain. Le solde est la valeur du terrain ou de l'immeuble en l'état. La Charte de l'expertise en évaluation immobilière la décrit au titre III, § 2.8.
En quatre temps : déterminer la valeur de sortie du programme comme s'il était achevé à la date de l'évaluation ; déduire les coûts (démolition, construction, honoraires, taxes, frais financiers) ; déduire la marge du promoteur ; déduire enfin les frais d'acquisition du terrain. Le solde se recoupe ensuite par des ventes de terrains comparables.
C'est le montant qu'une opération peut consacrer à l'acquisition du terrain, une fois déduits tous les coûts et la marge du promoteur : le résultat du bilan promoteur. Elle s'exprime en valeur globale ou par mètre carré de surface de plancher constructible.
La marge rémunère le risque de l'opération. Elle s'exprime en pourcentage des coûts engagés ou de la valeur de sortie ; pour un projet en cours, elle ne porte que sur les coûts restant à engager et diminue avec l'avancement, selon la Charte de l'expertise en évaluation immobilière. Son niveau dépend du risque et du marché, et l'expert le justifie.
Parce que la charge foncière est un solde. Dans l'exemple de cette page, sur une base 100, une baisse de 5 % du prix de sortie à coûts inchangés fait passer le solde disponible avant marge et frais d'acquisition de 30 à 25, soit un sixième de moins ; la charge foncière, qui en déduit encore la marge, baisse davantage. D'où l'obligation de recouper le résultat par des ventes de terrains et de tester chaque hypothèse.
Cela dépend du prix proposé, des conditions suspensives et des délais. Le prix se compare à la valeur du terrain établie par comparaison et par un bilan reconstitué avec des hypothèses vérifiées ; la promesse, ses conditions et son calendrier se lisent avec votre notaire.
La Charte de l'expertise en évaluation immobilière relève que la jurisprudence l'admet progressivement, notamment dans les marchés étroits ou comme méthode de recoupement. En expropriation, il doit respecter les règles propres à l'estimation des biens, dont la prise en compte du seul usage effectif à la date de référence (article L322-2 du Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique).
Le tableau de cette page en donne la structure, ligne par ligne, et l'exemple sur une base 100 montre le calcul jusqu'au solde. Un tableur reprend ces lignes sans difficulté ; ce qui fait la valeur d'un bilan, ce sont ses hypothèses (programme, prix de sortie, coûts, marge) et leurs sources.
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