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SERVICE EXPERTISE

Réévaluation libre d'un immeuble : ce qu'elle apporte au bilan, ce qu'elle coûte ensuite

  • Portée obligatoire
  • Écart de réévaluation
  • Ratios bancaires
  • Surcroît d'amortissement
  • Contrôle du CAC

Un immeuble acheté en 1998 et amorti depuis ne dit plus rien de ce qu'il vaut. La réévaluation libre corrige ce décalage et renforce les capitaux propres sans un euro d'apport — mais elle engage l'ensemble des immobilisations corporelles et financières, pas le seul immeuble choisi, elle coûte de l'impôt et de l'amortissement futur, et elle ne tient que si la valeur inscrite est documentée.

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Valeur actuelle au bilan

Qu'apporte la réévaluation libre d'un immeuble au bilan ?

La réévaluation libre consiste à inscrire au bilan la valeur actuelle d'un immeuble à la place de son coût historique amorti. Elle renforce les capitaux propres par un écart de réévaluation qui n'est pas distribuable en l'état, mais elle porte obligatoirement sur l'ensemble des immobilisations corporelles et financières — les immobilisations incorporelles et les stocks en sont exclus —, alourdit les amortissements futurs et reste, en principe, imposable.

La réévaluation libre d'un immeuble consiste à substituer, au bilan social, la valeur actuelle du bien à son coût d'entrée diminué des amortissements pratiqués. Le coût historique reste la règle en comptabilité française ; la réévaluation en est l'exception organisée, prévue à l'article 214-27 du plan comptable général. Elle ne s'improvise pas. L'entreprise qui l'engage doit réévaluer l'ensemble de ses immobilisations corporelles et financières, et non le seul immeuble dont la valeur a le plus progressé depuis l'acquisition. C'est la première contrainte du dispositif, et c'est celle qui disqualifie la majorité des projets exposés en réunion d'arrêté des comptes.

L'intérêt, lui, se lit immédiatement. L'écart entre la valeur actuelle retenue et la valeur nette comptable s'inscrit distinctement au passif, en capitaux propres, sous les écarts de réévaluation. Sans le moindre apport de trésorerie, une société qui détient ses murs depuis vingt ans peut voir ses fonds propres changer d'ordre de grandeur, son ratio d'endettement se détendre et sa surface financière redevenir lisible pour un banquier, un assureur-crédit ou un investisseur entrant. C'est l'argument avancé par la plupart des cabinets qui nous saisissent, le plus souvent dans le cadre d'une expertise immobilière pour experts-comptables.

Le prix à payer, lui, est différé et rarement chiffré à l'avance. L'écart constaté augmente l'actif net et constitue, en principe, un produit imposable : de l'impôt à décaisser sans encaissement en face. La base amortissable augmente et pèsera sur les résultats des exercices suivants. La réserve créée n'est pas distribuable. Et le commissaire aux comptes voudra savoir d'où vient la valeur inscrite. C'est exactement sur ce dernier point que Réal Valuation intervient : produire la valeur, la documenter, la défendre en contradictoire. 2 094 actifs expertisés depuis 2011, rapports signés par Guillaume Thériez, MRICS, missions conduites partout en France.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
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Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
Quatre effets à mesurer

Quels effets une réévaluation produit-elle réellement sur les comptes ?

Quel périmètre d'actifs la réévaluation emporte-t-elle ?

Le plan comptable général impose une réévaluation d'ensemble : elle porte sur la totalité des immobilisations corporelles et financières — terrains, constructions, installations techniques, matériels, titres de participation. Réévaluer le siège social en laissant le reste au coût historique n'est pas une option ouverte. Sont en revanche hors champ les immobilisations incorporelles, fonds commercial et marques compris, ainsi que les stocks. La conséquence pratique est un chantier d'inventaire : chaque actif doit être identifié, rattaché à une valeur actuelle et justifié par une méthode d'évaluation immobilière adaptée à sa nature. Sur un patrimoine industriel, l'immeuble concentre l'essentiel de l'écart ; il représente rarement l'essentiel du travail.

Comment l'écart de réévaluation modifie-t-il les capitaux propres ?

L'écart, différence entre la valeur actuelle retenue et la valeur nette comptable, s'inscrit au passif en capitaux propres, sans transiter par le compte de résultat : aucun bénéfice n'est créé, seulement de la surface financière. Cette réserve obéit à deux règles fortes. Elle ne peut pas être utilisée pour compenser des pertes : un report à nouveau débiteur ne s'efface pas par imputation sur l'écart, même si le total des capitaux propres, lui, remonte. Elle n'est pas distribuable en l'état ; son issue habituelle est l'incorporation au capital, décidée en assemblée. Les associés gagnent un bilan et une capacité d'emprunt, pas un dividende. C'est un point que les dirigeants découvrent souvent tard.

Que change la réévaluation aux ratios déclarés à la banque ?

Le gain est réel sur les ratios de structure — autonomie financière, gearing, dette nette rapportée aux fonds propres — et strictement nul sur les ratios de flux. Le levier calculé sur l'EBITDA, la couverture du service de la dette, la capacité de remboursement ne bougent pas d'un point : la réévaluation n'apporte aucun euro de trésorerie, et le surcroît d'amortissement dégrade même les indicateurs assis sur le résultat net. Deux vérifications s'imposent donc avant d'agir. Beaucoup de contrats de prêt figent les engagements financiers à principes comptables constants, ce qui neutralise contractuellement l'effet recherché. D'autres subordonnent toute réévaluation à l'accord préalable du prêteur, voire la traitent en cas de défaut. Et lorsque la dette est adossée à un covenant LTV immobilier, c'est la valeur d'expertise retenue par la banque qui commande le ratio, pas celle inscrite à votre bilan. Le contrat de crédit se lit avant l'arrêté des comptes, jamais après.

Quel coût fiscal et quel surcroît d'amortissement ?

Le résultat imposable se mesure par la variation de l'actif net entre l'ouverture et la clôture de l'exercice. Un écart de réévaluation augmente cet actif net : il constitue donc, en principe, un produit imposable de l'exercice où il est constaté, sans contrepartie en trésorerie. Un dispositif temporaire de neutralisation a existé : issu de la loi de finances pour 2021, il ne visait que la première opération de réévaluation constatée au titre d'exercices clos dans une fenêtre bornée, située entre la fin 2020 et la fin 2022, et il ne couvre donc pas les opérations engagées aujourd'hui. Aucune réévaluation ne doit être décidée sur la foi de ce régime : l'état du droit applicable se vérifie texte en main, à la date de l'opération, avec le conseil fiscal. Vient ensuite l'effet mécanique : la construction réévaluée s'amortit sur sa durée d'utilisation résiduelle, donc plus lourdement, ce qui déprime le résultat des exercices suivants. D'où l'enjeu de la ventilation entre terrain, non amortissable, et constructions.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

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Opportunité et chiffrage préalable

Nous commençons par un avis écrit, avant tout engagement de mission. Trois questions le structurent : quel écart peut-on raisonnablement attendre sur l'immeuble, quel est le périmètre d'actifs que la réévaluation entraînera par ricochet, et à quoi servira concrètement le bilan réévalué dans les dix-huit mois. Nous chiffrons un ordre de grandeur de l'écart à partir des éléments transmis — surfaces, baux, comptes, dernier acte — sans engager encore de mission complète. Il nous arrive régulièrement de conclure que l'opération n'en vaut pas le coût, notamment lorsque l'immeuble pèse peu dans un parc d'immobilisations corporelles très étendu.

2

Périmètre et inventaire des actifs

Nous établissons ensuite, avec l'expert-comptable, la liste exhaustive des immobilisations corporelles et financières concernées, ligne par ligne à partir du tableau des immobilisations et de l'état des amortissements. Chaque poste est qualifié : relevant de notre périmètre d'évaluation immobilière, relevant d'un autre professionnel — matériels, véhicules, titres de participation — ou d'une valeur non significative. Ce découpage est déterminant, car une réévaluation partielle serait irrégulière et une réévaluation exhaustive mal préparée dérape en coût. Nous produisons à ce stade un tableau de répartition des responsabilités, transmis au commissaire aux comptes en amont plutôt qu'au moment de l'arrêté.

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Évaluation et ventilation

Chaque immeuble fait l'objet d'une expertise complète à la date de clôture retenue : visite, analyse du bail et de l'occupation, méthodes multiples et recoupées, comparables sourcés et annexés. Nous retenons la valeur actuelle au sens comptable, et la règle qui commande la valeur à inscrire est explicite : la valeur actuelle est la plus élevée de la valeur vénale du bien et de sa valeur d'usage comptable pour l'entreprise qui l'exploite. Nous chiffrons donc les deux, nous les comparons, et nous justifions celle qui l'emporte plutôt que de présenter une seule valeur sans point de comparaison. Nous livrons enfin la ventilation dont votre expert-comptable a besoin pour reconstruire les plans d'amortissement : quote-part de terrain, quote-part de constructions et répartition par composants. Une valeur globale non ventilée est inexploitable en comptabilité.

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Rapport, annexe et contrôle CAC

Le rapport est écrit pour être lu par un tiers critique : mission, date de valeur, méthodes retenues et méthodes écartées, hypothèses, comparables datés et annexés, limites assumées. Il fournit à l'annexe des comptes les éléments attendus : méthode de réévaluation, montant de l'écart, incidence sur les amortissements. Nous répondons ensuite directement aux questions du commissaire aux comptes, qui vérifiera que la valeur inscrite repose sur une évaluation externe documentée et non sur une estimation interne : c'est là que se joue la certification. Le rapport est signé par un expert MRICS et reste défendable des années plus tard, en contradictoire.

Six situations de décision

Dans quels cas la réévaluation libre se justifie-t-elle vraiment ?

Six configurations dans lesquelles la question nous est posée — et où la réponse dépend moins de l'écart de valeur constaté que de l'usage qui sera fait du bilan dans les dix-huit mois qui suivent.

Capitaux propres sous la moitié du capital

Lorsque les pertes ramènent les capitaux propres sous la moitié du capital social, les associés doivent se prononcer sur la poursuite de l'activité et régulariser dans le délai légal. La réévaluation d'un patrimoine immobilier largement amorti reste l'un des rares leviers qui reconstitue les fonds propres sans apport de trésorerie ni abandon de compte courant. Encore faut-il que l'écart soit suffisant, et sincère.

Refinancement ou nouvelle ligne de crédit

Un prêteur lit d'abord la structure du bilan. Une société dont l'immeuble figure pour 180 000 € de valeur nette comptable alors qu'il en vaut 1,4 million affiche une surface financière fausse, à son propre détriment. La réévaluation rétablit la lecture. Attention toutefois : le banquier travaille de toute façon sur sa propre valeur d'expertise, pas sur votre bilan.

Entrée d'un investisseur au capital

Avant une augmentation de capital ou l'arrivée d'un minoritaire, un bilan au coût historique fait mécaniquement baisser la valeur mathématique des titres et affaiblit la position des associés historiques dans la négociation. Réévaluer remet la discussion sur la valeur réelle du patrimoine. L'opération se prépare plusieurs mois à l'avance, jamais dans la semaine qui précède le closing.

Ce que la réévaluation change au prix de rachat

Dans un rachat de parts, un bilan réévalué déplace le point de départ de la négociation : la valeur mathématique des titres intègre désormais la valeur actuelle de l'immeuble et non son coût amorti. L'effet joue dans les deux sens, y compris contre celui qui a produit le bilan, car la pièce reste au dossier. Nous intervenons régulièrement en amont d'une expertise immobilière pour cession de parts sociales, où la valeur de l'immeuble commande l'essentiel du prix.

Fusion, TUP ou apport partiel d'actif

Les restructurations exigent de toute façon une valeur d'apport ou de fusion documentée. Réévaluer en amont peut aligner le bilan sur cette valeur, mais l'opération est distincte de l'évaluation d'apport et n'en dispense pas. La question à trancher avec le conseil est celle de l'ordre des opérations et du régime applicable à chacune : les deux calendriers ne se confondent pas.

Transmission familiale des titres

Ici, la prudence s'impose. Réévaluer avant une donation de titres inscrit au bilan une valeur écrite que l'administration lira, alors même que la charge d'établir une insuffisance de valeur déclarée lui incombe. Selon le calendrier de la transmission, la réévaluation peut donc jouer contre l'objectif poursuivi. Elle se décide avec le notaire et le conseil fiscal, pas seule.

RÉAL GROUP

Nos engagements sur une réévaluation de bilan

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur la réévaluation libre

Non. La réévaluation libre n'est pas subordonnée à la présence d'un commissaire aux comptes : une société qui n'en a pas peut y procéder, sur décision de son organe compétent. Mais lorsqu'un CAC est en place, il devient le point de contrôle de l'opération. Il vérifie que le périmètre réévalué est complet, que la valeur actuelle retenue repose sur une évaluation documentée et non sur une appréciation interne, que l'annexe présente la méthode et l'incidence sur les amortissements. Une valeur mal justifiée n'est pas seulement fragile : elle expose l'arrêté des comptes à une observation, à une réserve, voire à un refus de certifier.
Non, pas en l'état, et c'est une position ferme. L'écart de réévaluation est une réserve inscrite en capitaux propres qui ne correspond à aucun bénéfice réalisé ni à aucune trésorerie encaissée : le distribuer reviendrait à verser aux associés une plus-value latente. Il ne peut pas davantage servir à compenser des pertes par imputation directe. Sa voie normale est l'incorporation au capital, décidée en assemblée. Reste une question distincte, celle du sort de l'écart lorsque le bien est ensuite cédé et que la plus-value se réalise effectivement : elle ne se tranche pas dans un article et doit être instruite avec votre expert-comptable au vu de la doctrine applicable. Tant qu'elle ne l'a pas été, la seule position à retenir reste celle du principe : l'écart n'est pas distribuable.
Pas librement. Il n'existe pas de mécanisme symétrique permettant de « dé-réévaluer » un actif pour retrouver son coût historique. Une fois la valeur inscrite, elle vit sa vie comptable : elle s'amortit sur la durée résiduelle et, si le marché se retourne, elle appelle une dépréciation qui affecte cette fois le résultat. C'est la principale raison pour laquelle une réévaluation ne se décide pas au plus haut d'un cycle sur la foi d'une estimation optimiste. Mieux vaut une valeur prudente, tenable trois ans plus tard, qu'une valeur maximale qu'il faudra déprécier au prochain exercice.
Oui, et c'est même la configuration la plus fréquente. Un immeuble détenu depuis vingt ou trente ans figure au bilan pour une valeur nette comptable résiduelle, souvent réduite à la seule quote-part de terrain, qui n'est pas amortissable : l'écart de réévaluation représente alors la quasi-totalité de la valeur actuelle, ce qui explique l'ampleur de l'effet sur les capitaux propres. Deux précautions s'imposent. La valeur réévaluée des constructions doit être amortie sur une durée d'utilisation résiduelle réestimée, ce qui reconstitue une charge d'amortissement là où il n'y en avait plus. Et la ventilation entre terrain, constructions et composants doit être refaite, faute de quoi votre expert-comptable ne peut pas reconstruire les plans. C'est exactement la situation que nous rencontrons dans la plupart des missions d'expertise de la valeur comptable quinquennale.
Partiellement seulement. Elle améliore les ratios de structure — autonomie financière, gearing, dette nette sur fonds propres — parce qu'elle gonfle les capitaux propres. Elle ne change rien aux ratios de flux, dette nette sur EBITDA ou couverture du service de la dette, puisqu'elle n'apporte aucune trésorerie ; et le surcroît d'amortissement dégrade même les indicateurs assis sur le résultat net. Surtout, de nombreux contrats de crédit définissent les covenants à principes comptables constants, ce qui annule contractuellement l'effet, quand d'autres exigent l'accord préalable du prêteur. La documentation de crédit se relit avant la décision.
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