Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
SERVICE EXPERTISE
Atelier, bureaux, cour de manœuvre : le local d'activité est un actif mixte dont la valeur tient d'abord à sa polyvalence. Nos experts MRICS produisent des rapports d'évaluation opposables partout en France.
L'expertise d'un local d'activité détermine sa valeur en croisant trois méthodes : la capitalisation du loyer de marché, la comparaison au mètre carré avec pondération des surfaces d'atelier et de bureaux, et le coût de remplacement déprécié pour les bâtiments monovalents. Le critère décisif reste la polyvalence : un local reconvertible se valorise mieux qu'un bâtiment conçu sur mesure.
Un local d'activité est un bâtiment mixte associant une zone d'atelier ou de production et une partie de bureaux, le plus souvent de plain-pied, implanté en parc d'activités ou en zone artisanale, et destiné à une PME, à un artisan ou à une unité de petite industrie. Il occupe une position intermédiaire entre le bureau et l'entrepôt : hauteur libre modérée, de l'ordre de quatre à sept mètres, quand une plateforme logistique moderne dépasse largement les neuf mètres ; accès de plain-pied par portes sectionnelles plutôt que quais de chargement ; part de bureaux qui excède rarement le tiers de la surface. Cette hybridation explique que son évaluation ne se traite ni comme celle d'un bureau, ni comme celle d'un entrepôt.
La valeur d'un local d'activité se joue ensuite sur un curseur : la polyvalence. Un bâtiment à trame régulière, doté d'une hauteur exploitable, d'un accès poids lourds, d'une puissance électrique disponible et d'une cour de manœuvre s'adresse à un large vivier d'utilisateurs et se recommercialise vite. Un local conçu autour d'un process — fosses, ponts roulants surdimensionnés, cellules frigorifiques, réseaux dédiés — devient monovalent : il garde une forte valeur d'usage pour l'exploitant en place, mais une valeur de marché nettement plus étroite dès que celui-ci quitte les murs. L'expert doit donc distinguer ce qui relève de l'immeuble, ce qui relève des équipements d'exploitation et ce que le marché est réellement prêt à payer — une frontière que partage l'immobilier d'entreprise dans son ensemble.
Réal Valuation intervient sur les locaux d'activité partout en France, en s'appuyant sur les 7 cabinets et 35 experts du Groupe ABC, soit environ 1 800 expertises par an. Nos missions sont conduites selon les normes RICS (Red Book) et la Charte de l'expertise en évaluation immobilière, sous la responsabilité de Guillaume Thériez, MRICS. Chaque rapport nomme explicitement la valeur recherchée — valeur vénale, valeur locative, valeur d'usage ou valeur d'assurance —, la date d'effet, les hypothèses retenues et les limites de la mission. C'est cette traçabilité, et non le seul chiffre final, qui rend le document opposable devant un banquier, un commissaire aux comptes ou une juridiction.
Lorsque la part tertiaire domine, l'actif relève de l'expertise d'un immeuble de bureaux.
Partagez votre contexte, l'actif concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Réponse sous 24h par un interlocuteur dédié
Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
La méthode par comparaison confronte le local à des transactions et à des offres récentes portant sur des actifs analogues du même bassin d'activité. Elle impose une pondération : les bureaux, sanitaires et locaux sociaux se négocient à une valeur unitaire nettement supérieure à l'atelier, lui-même mieux valorisé qu'une mezzanine de stockage, un auvent ou un local technique. L'expert reconstitue donc une surface pondérée avant d'appliquer un prix unitaire, puis ajuste pour la hauteur libre, l'état d'entretien, l'année de construction, la qualité de la zone et le rapport entre foncier et bâti. Une comparaison au mètre carré brut, sans pondération explicitée, n'a aucune valeur probante.
Pour un actif loué ou locatif, l'expert reconstitue d'abord la valeur locative de marché du local — distincte du loyer facial en place — puis lui applique un taux de rendement observé sur des transactions d'investissement comparables. Ce taux intègre la qualité du preneur, la durée ferme restant à courir, la liquidité de la zone et le risque de vacance. Les locaux d'activité se traitent structurellement à des taux supérieurs à ceux des bureaux et de la logistique prime : le marché y rémunère un risque locatif plus élevé et une relocation plus lente. L'écart entre loyer en place et valeur locative constitue la première source de sur- ou de sous-valorisation.
Quand un local n'a ni comparables crédibles ni marché locatif réel — bâtiment sur mesure, site de production intégré, immobilier d'exploitation d'une industrie de niche —, la valeur se reconstitue par le coût de remplacement déprécié : valeur du terrain aménagé, plus coût de reconstruction à neuf des ouvrages, moins les dépréciations physique, fonctionnelle et économique. La dépréciation fonctionnelle sanctionne l'inadaptation aux usages actuels ; la dépréciation économique, l'absence de demande sur le secteur. Encadrée par les normes RICS, cette méthode exige une justification poste par poste : c'est la plus discutée en cas de litige, donc celle qui appelle le rapport le plus argumenté.
Au-delà des méthodes, une grille de facteurs creuse l'écart de prix : hauteur libre et portance du dallage, nombre et gabarit des portes sectionnelles, profondeur de cour et capacité de manœuvre des poids lourds, divisibilité en cellules autonomes, ratio de stationnement, puissance électrique disponible, performance thermique, contraintes de sécurité incendie, réserve foncière constructible. S'y ajoute le régime réglementaire : une installation classée pour la protection de l'environnement — selon les cas soumise à déclaration, à enregistrement ou à autorisation — porte des obligations d'exploitation et de remise en état en fin d'activité qui pèsent sur la liquidité comme sur le prix. Enfin, la vitalité de la zone — desserte, taux de vacance, offre neuve concurrente — fixe le plafond de valeur.
Nous définissons avec vous l'objet exact de la mission : nature du bien, périmètre (murs seuls, murs et terrain, portefeuille de sites), valeur recherchée, date d'effet, destinataire du rapport. Ce cadrage conditionne les méthodes retenues et la portée du document. Les pièces utiles — titre de propriété, baux et avenants, plans et surfaces, arrêtés d'exploitation, historique des travaux — sont listées dès cette étape.
L'expert visite le local, relève les surfaces réelles par nature (atelier, bureaux, mezzanines, auvents), vérifie la hauteur libre, les accès, la cour, la divisibilité et l'adéquation du bâtiment à d'autres usages que celui de l'occupant actuel. Notre analyse est fonctionnelle et économique : nous n'établissons aucun diagnostic technique de construction, qui relève d'autres professions et d'autres responsabilités.
Nous constituons un échantillon de références locatives et de transactions sur le bassin d'activité concerné, l'ajustons aux caractéristiques du bien, puis croisons au minimum deux méthodes : comparaison sur surfaces pondérées et capitalisation du loyer de marché, complétées le cas échéant par le coût de remplacement déprécié. Les écarts entre méthodes sont expliqués et arbitrés, jamais moyennés mécaniquement.
Le rapport expose les diligences accomplies, les hypothèses, les références utilisées, les calculs et la conclusion de valeur, conformément aux normes RICS. Il est remis dans un délai généralement compris entre deux et quatre semaines selon la complexité du site. Nos experts en assurent ensuite la défense devant votre banque, votre commissaire aux comptes, l'administration ou une juridiction.
Un local d'activité ne change presque jamais de mains sur un simple prix au mètre carré : chaque situation appelle une valeur nommée, datée et justifiée devant un tiers.
Avant de céder ou d'acquérir, l'expertise fixe une fourchette défendable et objective la négociation. Elle sépare ce qui appartient à l'immeuble de ce qui relève du fonds ou du matériel d'exploitation, point critique lorsque le vendeur est aussi l'occupant. Pour un investisseur, elle documente le rendement attendu et le risque de relocation ; pour un utilisateur, elle chiffre l'arbitrage entre acheter et louer, coût de mise aux normes compris. Sur un parc multi-sites, elle s'inscrit dans une démarche d'évaluation d'actifs immobiliers homogène.
Les établissements prêteurs exigent une valeur indépendante, prudente et documentée, distincte d'un prix de marché instantané. Sur un local d'activité, l'analyse porte sur le bâtiment hors utilisateur en place : que vaudrait l'actif si l'exploitant partait demain ? Le rapport précise la valeur de marché, l'hypothèse d'une vente contrainte et la durée de commercialisation estimée, trois éléments couramment attendus dans les dossiers de crédit, de refinancement et de cession-bail.
Le bail commercial d'un local d'activité se renouvelle sur une valeur locative que les parties contestent fréquemment. L'expert analyse les caractéristiques et la surface pondérée du local, la destination, la répartition des charges et des travaux, les améliorations réalisées par le preneur, puis motive un loyer de marché à partir de références comparables. Pour le plafonnement, le déplafonnement et l'indexation (ILAT, ILC), consultez notre expertise de valeur locative.
Un apport en nature, une fusion, une transmission universelle de patrimoine ou le rachat de parts d'une SCI d'exploitation supposent une valeur d'immeuble justifiée devant le commissaire aux apports, l'associé sortant et l'administration. L'expertise fournit une base datée et méthodologiquement traçable, qui protège les dirigeants en cas de contestation ultérieure et écarte le soupçon de prix de convenance entre parties liées.
Les sociétés qui portent leur immobilier d'exploitation doivent en justifier la valeur lors des arrêtés comptables, des tests de dépréciation ou d'un passage en juste valeur sous référentiel IFRS. Une expertise externe indépendante sécurise l'échange avec le commissaire aux comptes, documente l'écart entre valeur nette comptable et valeur de marché, et permet d'actualiser périodiquement un parc de locaux d'activité, actif par actif, sur une méthodologie constante.
Lorsque des locaux d'activité entrent dans une succession, une donation-partage ou une indivision familiale, la valeur retenue engage fiscalement les héritiers. Une expertise indépendante limite le risque de rectification, équilibre les lots entre repreneurs et non-repreneurs de l'entreprise et fournit au notaire une pièce technique circonstanciée. En cas de litige, le rapport doit résister au débat contradictoire : c'est l'objet de notre pratique d'expertise judiciaire.
Réal Valuation est le pôle expertise du Groupe ABC. Nous évaluons des locaux d'activité pour des dirigeants de PME, des foncières, des banques, des experts-comptables, des notaires et des juridictions, avec une exigence constante : produire un rapport qui tient devant celui qui le contestera.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
Indépendance & déontologieTransaction, investissement, gestion locative ou Expertise — nos consultants vous apportent une réponse claire et personnalisée sous 24h.
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