Réal Group

Louis Vacher · Immobilier commercial

Céder son bail commercial : les étapes, l'accord du bailleur et ce qui vous engage après la cession

Ce que votre bail peut interdire et ce qu'il ne peut pas, les étapes et les droits à payer, la garantie que vous laissez au bailleur : voici comment céder votre droit au bail sans faux pas. Louis Vacher, spécialiste de l'immobilier commercial à Bordeaux depuis 1930, le présente aux commerçants et aux enseignes qui cherchent à s'installer.

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L'essentiel

Peut-on céder son bail commercial librement ?

Céder son bail commercial, c'est transmettre à un repreneur le droit d'occuper le local pour la durée restant à courir : le bail ne peut pas interdire la cession à l'acquéreur du fonds de commerce, mais la cession du bail seul dépend de ses clauses ; elle se fait par écrit, se notifie au bailleur, et le cédant qui garantit les loyers du repreneur n'en répond que pendant trois ans.

  • Avec le fonds de commerce, la cession du bail ne peut pas être interdite : toute clause contraire est réputée non écrite.
  • Sans le fonds, le bail peut interdire la cession, la soumettre à l'agrément du bailleur ou imposer son intervention à l'acte.
  • La cession se fait par écrit, avec un état des lieux ; elle se notifie au bailleur et s'enregistre dans le mois, avec des droits de 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % jusqu'à 200 000 € et 5 % au-delà.
  • Le bailleur doit informer le cédant garant d'un impayé dans le mois, et ne peut l'appeler que pendant trois ans après la cession.
  • Dans un périmètre de sauvegarde du commerce, la commune peut préempter : une déclaration préalable en mairie est alors obligatoire.
Parlons de votre projet

Vous cédez votre bail à Bordeaux ?

Indiquez votre projet et vos coordonnées : un conseiller de Louis Vacher vous répond sous 24 h pour parler de votre droit au bail (adresse, surface, loyer, durée restante).

Ce que nous faisons pour vous

Nous présentons votre droit au bail aux commerçants et aux enseignes qui cherchent à s'installer, puis nous coordonnons la cession avec votre bailleur et votre rédacteur d'acte.

  • Louis Vacher, spécialiste de l'immobilier commercial à Bordeaux depuis 1930.
  • Locaux à louer, droits au bail, fonds de commerce et murs, à Bordeaux, dans la métropole et en Gironde.
  • Louis Vacher est la marque de Réal Group pour l'immobilier commercial.

Vous préférez en parler de vive voix ? Appelez-nous au 05 56 81 66 30.

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Vos interlocuteurs

L'Équipe

Commerçant, enseigne ou propriétaire : Guillaume, Matiss et Thibaut suivent votre projet, de la recherche du local à la signature du bail ou de l'acte.

Président de Réal Group

Guillaume Thériez

Recherches des enseignesNégociation des baux
Chargé d'affaires

Matiss Breemeersch

Locaux commerciaux de centre-villeFonds de commerce de cafés, hôtels et restaurants
Chargé d'affaires

Thibaut Chaumet

Locaux commerciaux de centre-villeFonds de commerce de cafés, hôtels et restaurants
Bail ou fonds

Céder son bail ou céder son fonds : quelle différence ?

Le droit au bail est le droit de prendre la suite du titulaire d'un bail commercial, d'occuper les locaux et de bénéficier du droit au renouvellement. Il peut être cédé seul, ou avec les autres éléments du fonds de commerce (clientèle, enseigne, matériel) : la vente du fonds emporte alors cession du bail (fiche Entreprendre Service Public « Cession du bail commercial »).

L145-16 : article du Code de commerce ; L1224-1 : article du Code du travail.
Ce qui changeCession du bail seulCession du fonds de commerce
Ce qui est transmisLe droit d'occuper le local, pour la durée restante du bailLe fonds (clientèle, enseigne, matériel…) et le bail
Le bailleur peut-il l'interdire ?Oui, si le bail le prévoitNon, pour la cession du bail à l'acquéreur du fonds (L145-16)
Activité du repreneurCelle que le bail autorise ; sinon, déspécialisationCelle du fonds, dans la destination du bail
SalariésNon concernésLes contrats de travail sont transférés (Code du travail, L1224-1)
Formalités propresNotification au bailleurPublicité légale, oppositions des créanciers, information préalable des salariés

La sous-location, enfin, n'est pas une cession : le locataire reste titulaire du bail, et elle est interdite sauf stipulation contraire ou accord du bailleur (article L145-31). Pour vendre l'ensemble du commerce, voir notre guide pour vendre son fonds de commerce.

Le bailleur

Le bailleur peut-il s'opposer à la cession ?

Pas à la cession du bail à l'acquéreur du fonds : les conventions qui l'interdiraient sont réputées non écrites. Il en va de même en cas de fusion, de scission, de transmission universelle de patrimoine ou d'apport partiel d'actif : la société qui en bénéficie est substituée au locataire, nonobstant toute clause contraire (article L145-16 du Code de commerce).

Le bail peut en revanche encadrer la cession (fiche Entreprendre Service Public) :

  • une interdiction de céder le bail seul, sans le fonds ;
  • une clause d'agrément, qui soumet la cession à l'accord du bailleur, le plus souvent écrit ;
  • une clause de concours, qui impose d'appeler le bailleur à l'acte, sans lui donner de droit de refus ;
  • une clause n'autorisant la cession qu'avec la totalité du fonds.

La cession qui ne respecte pas ces clauses expose le locataire à une action du bailleur, voire à la clause résolutoire si elle la vise.

Céder pour une autre activité au départ à la retraite

Le locataire qui a demandé à bénéficier de ses droits à la retraite, ou qui perçoit une pension d'invalidité du régime des artisans, industriels et commerçants, peut céder son bail pour d'autres activités, compatibles avec la destination, les caractères et la situation de l'immeuble. Il signifie son intention de céder, avec ces activités et le prix proposé, au bailleur et aux créanciers inscrits sur le fonds ; le bailleur dispose alors de deux mois pour exercer une priorité de rachat aux conditions signifiées ou saisir le tribunal judiciaire, faute de quoi son accord est réputé acquis (article L145-51). Hors de ce cas, une activité nouvelle passe par la déspécialisation.

Les étapes

Les étapes d'une cession de bail commercial

Une cession de bail suit six étapes, de la relecture du bail à l'enregistrement de l'acte.

1

Relire le bail

Les clauses de cession (interdiction, agrément, concours), la destination des lieux, la durée restante et la garantie demandée au cédant : ce sont les clauses de cession qui disent si le bail peut être cédé seul, et à quelles conditions.

2

Vérifier le droit de préemption de la commune

Dans un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité délimité par le conseil municipal, toute cession de bail commercial est précédée d'une déclaration préalable en mairie, à peine de nullité (article L214-1 du Code de l'urbanisme). Le périmètre se vérifie auprès de la mairie.

3

Trouver un repreneur et négocier

Le prix, la date d'entrée, les conditions suspensives (agrément du bailleur, financement). Un agent immobilier ne peut intervenir qu'avec un mandat écrit, et sa rémunération n'est due qu'une fois l'opération effectivement conclue (article 6 de la loi du 2 janvier 1970).

4

Rédiger l'acte et établir l'état des lieux

L'acte de cession se rédige sous signature privée, par acte notarié ou sous forme d'avenant au bail ; il précise l'identité du repreneur et la date de la cession (fiche Entreprendre Service Public). L'état des lieux est obligatoire lors d'une cession du droit au bail, établi contradictoirement par le bailleur et le locataire ou par un tiers mandaté par eux (article L145-40-1 du Code de commerce).

5

Notifier la cession au bailleur

Par acte de commissaire de justice (inutile si l'acte est notarié), et aux créanciers inscrits lorsque le fonds est cédé avec le bail (fiche Entreprendre Service Public).

6

Enregistrer l'acte

Au service de l'enregistrement, dans le mois, en payant les droits, en principe à la charge du repreneur : même barème que pour un fonds de commerce, 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % jusqu'à 200 000 €, 5 % au-delà, avec un minimum de 25 € (article 725 du Code général des impôts, qui renvoie à l'article 719 ; fiche Entreprendre Service Public).

La déclaration préalable en mairie indique le prix, les conditions, l'activité du repreneur, les salariés et le chiffre d'affaires ; sans réponse de la commune dans les deux mois, la cession peut se faire au prix et aux conditions déclarés (article L214-1 du Code de l'urbanisme ; fiche Entreprendre Service Public sur le droit de préemption commercial).

Après la cession

La garantie du cédant après la cession

Beaucoup de baux prévoient que le cédant reste garant, solidairement avec le repreneur, du paiement des loyers et de l'exécution du bail. La loi encadre cette garantie :

  • le bailleur doit informer le cédant de tout défaut de paiement du repreneur dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle la somme aurait dû être payée (article L145-16-1) ;
  • il ne peut invoquer la garantie que pendant trois ans à compter de la cession (article L145-16-2).

Selon l'administration, la clause cesse à l'expiration du bail et ne joue pas sur le bail renouvelé ; elle continue en cas de tacite prolongation, puisqu'aucun nouveau bail n'est conclu ; et elle ne s'applique pas si le cédant fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire (fiche Entreprendre Service Public). Le cédant a donc intérêt à vérifier la solidité du repreneur, et à garder trace des informations reçues du bailleur.

Le prix

Le prix du droit au bail : une question d'évaluation

Le prix se négocie entre cédant et repreneur ; le bailleur n'y a pas part, sauf priorité de rachat au départ à la retraite. Il dépend de l'emplacement, du loyer par rapport à la valeur locative, de la durée restante et de la destination du bail : autant d'éléments qu'une évaluation chiffre et documente.

Côté fiscal, le cédant exploitant imposé à l'impôt sur le revenu relève du régime des plus-values professionnelles : voir la fiscalité de la cession d'un fonds de commerce.

À Bordeaux

Céder son bail à Bordeaux avec Louis Vacher

Un droit au bail se cède à un commerçant ou à une enseigne qui cherche un emplacement : la difficulté est de le trouver, de le qualifier (activité compatible avec le bail, solidité financière pour le bailleur) et de tenir le calendrier des formalités.

Louis Vacher présente votre droit au bail aux commerçants et aux enseignes qui cherchent à s'installer, et coordonne la cession avec votre bailleur et votre rédacteur d'acte. Dans presque toutes les cessions de droit au bail que Louis Vacher a menées jusqu'à la signature du 1er janvier 2025 au 16 octobre 2026, tout ou partie des honoraires étaient à la charge du repreneur.

Voir les droits au bail à céder à Bordeaux, ou présentez votre bail : un conseiller de Louis Vacher vous répond sous 24 h.

Sources

Les sources officielles de cette page

Versions en vigueur consultées le 19 octobre 2026. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un avocat, d'un notaire ou d'un expert-comptable sur un dossier précis.

Vos questions

Vos questions sur la cession de bail

C'est le contrat par lequel le locataire d'un local commercial (le cédant) transmet à un repreneur (le cessionnaire) le droit d'occuper les locaux et le bénéfice du bail, pour la durée restant à courir ; le bail initial subsiste, avec un nouveau locataire (fiche Entreprendre Service Public).

Oui avec votre fonds de commerce : le bail ne peut pas l'interdire (article L145-16 du Code de commerce). Seul, sans le fonds, cela dépend des clauses du bail : interdiction, agrément du bailleur ou simple intervention à l'acte.

Relecture du bail, déclaration préalable en mairie si le local est dans un périmètre de préemption, acte écrit, état des lieux, notification au bailleur par commissaire de justice (sauf acte notarié), enregistrement dans le mois et paiement des droits.

Il se négocie librement entre cédant et repreneur et dépend de l'emplacement, du loyer, de la durée restante et de la destination du bail. Pour le chiffrer, voir l'évaluation du droit au bail par Réal Valuation, le cabinet d'expertise immobilière de Réal Group.

Le prix, les droits d'enregistrement (0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % jusqu'à 200 000 €, 5 % au-delà, article 725 du Code général des impôts), les frais du rédacteur de l'acte et, le cas échéant, les honoraires prévus au mandat de l'intermédiaire.

Les parties elles-mêmes, par acte sous signature privée, ou un notaire ; un avocat peut aussi la rédiger. L'acte notarié dispense de la notification par commissaire de justice au bailleur (fiche Entreprendre Service Public).

S'il a garanti le repreneur : le bailleur doit l'informer d'un impayé dans le mois (article L145-16-1) et ne peut l'appeler que pendant trois ans à compter de la cession (article L145-16-2).

Pas pour une cession du bail seul. En revanche, en cas de vente du fonds de commerce, les contrats de travail en cours subsistent avec le nouvel employeur (article L1224-1 du Code du travail).

Louis Vacher

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Ou par téléphone au 05 56 81 66 30