Vincent Devauchelle
Vincent est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien et les arbitrages liés à votre patrimoine.
Réal Group · Gestion locative
La loi ne fixe aucun nombre minimal d'impayés, mais un bailleur ne peut jamais expulser seul : il lui faut un jugement, un commandement de quitter les lieux, des délais à respecter et, au besoin, la force publique. Voici chaque étape et ce qu'a changé la loi du 27 juillet 2023, texte à l'appui. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location, de l'encaissement des loyers au suivi des procédures.
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Aucun nombre minimal d'impayés n'est exigé : dès qu'un loyer ou des charges ne sont pas payés au terme convenu, vous pouvez faire délivrer un commandement de payer, et la clause résolutoire produit effet six semaines plus tard s'il reste sans effet. L'expulsion exige ensuite un jugement, puis un commandement de quitter les lieux suivi d'un délai de deux mois ; elle n'a pas lieu du 1er novembre au 31 mars, sauf relogement assuré.
Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location : indiquez votre projet et vos coordonnées, le service gestion vous rappelle.
Quittancement, encaissement des loyers, précontentieux et suivi de procédure : le service gestion suit votre bien et vos locataires.
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Premier échange avec le service gestion.
Vincent Devauchelle dirige le service gestion de Réal Group. C’est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien ou les arbitrages liés à votre patrimoine.
La loi ne fixe aucun nombre minimal de loyers impayés. Tout contrat de bail d'habitation contient une clause qui prévoit sa résiliation de plein droit pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus, ou pour non-versement du dépôt de garantie ; elle ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux (article 24, I, de la loi du 6 juillet 1989). Rien n'oblige donc à attendre plusieurs échéances pour faire délivrer ce commandement : notre guide Loyer impayé : que faire, étape par étape détaille la relance, la mise en demeure et les mentions du commandement.
Ce sont les étapes suivantes que la loi encadre, selon le bailleur et le montant de la dette.
| Votre situation | Ce que la loi impose avant le jugement | Texte |
|---|---|---|
| Bailleur personne physique, ou société civile familiale | Le commissaire de justice signale le commandement de payer à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) si l'impayé dure depuis deux mois sans interruption, ou si la dette atteint deux fois le loyer mensuel hors charges | Article 24, I |
| Autre personne morale (société, association…) | L'assignation n'est recevable qu'à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la saisine de la CCAPEX | Article 24, II |
| Tout bailleur | L'assignation est notifiée au préfet six semaines au moins avant l'audience, à peine d'irrecevabilité ; un diagnostic social et financier est transmis au juge | Article 24, III |
| Dette de 5 000 € au plus | Une tentative de conciliation ou de médiation est obligatoire avant de demander au juge la résiliation du bail, précise Service Public | Fiche F31272 |
En Gironde : l'ADIL et le diagnostic
Dans l'arrondissement de Bordeaux, la charte de prévention des expulsions locatives de la Gironde confie aux juristes de l'ADIL de la Gironde le diagnostic social et financier des ménages assignés qui ne sont pas suivis par les services sociaux ; ils recueillent aussi les observations des bailleurs. L'ADIL conseille gratuitement locataires et propriétaires bailleurs, dès les premières difficultés, au commandement de payer, à l'assignation ou à l'expulsion (ADIL de la Gironde).
Le défaut de paiement n'est pas le seul motif : le bail peut aussi prendre fin pour défaut d'assurance, pour des troubles de voisinage, par le congé donné au terme ou par une résiliation que prononce le juge.
Le locataire doit s'assurer contre les risques locatifs et en justifier à la remise des clés, puis chaque année à votre demande. La clause qui prévoit la résiliation du bail pour défaut d'assurance ne produit effet qu'un mois après un commandement resté sans effet (article 7, g).
Le locataire doit user paisiblement du logement (article 7, b). Une clause de résiliation de plein droit fondée sur ce manquement n'est valable que pour des troubles de voisinage constatés par une décision de justice passée en force de chose jugée (article 4, g).
Le congé donné pour reprendre ou vendre le logement, ou pour un motif légitime et sérieux, met fin au bail : à l'expiration du préavis, le locataire est déchu de tout titre d'occupation (article 15, I). S'il reste, son expulsion suppose un jugement.
Pour un manquement qu'aucune clause ne permet de sanctionner, vous demandez au juge de prononcer la résiliation : le contrat de louage se résout « par le défaut respectif du bailleur et du preneur de remplir leurs engagements » (article 1741 du Code civil).
Le juge des contentieux de la protection dont dépend le logement est saisi par une assignation que délivre un commissaire de justice (fiche Service Public sur les loyers impayés et l'expulsion) ; le déroulement de l'audience et les délais de paiement sont décrits dans notre guide du loyer impayé. Au-delà de la dette, le juge :
Une fois le bail résilié, l'occupant ne doit plus un loyer, mais une indemnité d'occupation dont le juge fixe le montant (fiche Service Public sur les loyers impayés et l'expulsion) : voir notre page sur l'indemnité d'occupation d'un logement.
Le jugement ne suffit pas à faire partir l'occupant, et vous ne devez jamais l'expulser vous-même : le forcer à quitter le lieu qu'il habite, sans le concours de l'État, à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contraintes, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende (article 226-4-2 du Code pénal). L'expulsion ne peut être poursuivie qu'en vertu d'une décision de justice ou d'un procès-verbal de conciliation exécutoire, après la signification d'un commandement d'avoir à libérer les locaux (article L411-1).
Le commissaire de justice signifie le jugement et un commandement d'avoir à libérer les locaux, qui peut figurer dans le même acte. À peine de nullité, ce commandement indique le titre exécutoire, le juge à saisir pour les délais et les contestations, la date à partir de laquelle les lieux doivent être libérés, et avertit qu'à compter de cette date l'expulsion forcée est possible (article R411-1 du Code des procédures civiles d’exécution).
Dès ce commandement, le commissaire de justice en saisit le préfet, qui en informe la CCAPEX et indique au ménage qu'il peut saisir la commission de médiation du droit au logement opposable ; sans cette saisine, le délai avant l'expulsion est suspendu (article L412-5). Pour un logement, le commandement reproduit en outre les articles L412-1 à L412-6, à peine de nullité (article R412-1).
L'expulsion d'un lieu habité n'a lieu qu'à l'expiration d'un délai de deux mois qui suit le commandement ; ce délai ne s'applique pas si le juge qui l'a ordonnée a constaté la mauvaise foi de l'occupant (article L412-1). Toute demande de délais est alors portée devant le juge de l'exécution (article R412-4), et aucune expulsion n'a lieu du 1er novembre au 31 mars, sauf relogement assuré (article L412-6).
Seul le commissaire de justice procède à l'expulsion. Si l'occupant refuse de partir, il dresse un procès-verbal de tentative d'expulsion et peut demander l'assistance de la police ou de la gendarmerie (fiche Service Public sur les loyers impayés et l'expulsion). Une fois l'expulsion faite, il transmet une copie du procès-verbal au préfet et à la CCAPEX (article L431-3).
Le commissaire de justice peut requérir le concours de la force publique (article L153-2). Il s'adresse au préfet, avec une copie du dispositif du jugement et l'exposé de ses diligences ; tout refus est motivé, et le défaut de réponse dans un délai de deux mois équivaut à un refus (article R153-1).
Les meubles sont remis, aux frais de la personne expulsée, au lieu qu'elle désigne, ou laissés sur place ou entreposés (article L433-1). Elle a deux mois, non renouvelables, pour les retirer (article R433-2) ; ensuite, ceux qui ont une valeur marchande sont vendus aux enchères et les autres sont réputés abandonnés (article L433-2).
Les règles propres à l'hiver, et leurs exceptions, sont détaillées dans notre guide de la trêve hivernale.
« L'Etat est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires. Le refus de l'Etat de prêter son concours ouvre droit à réparation » (article L153-1 du Code des procédures civiles d’exécution). Service Public décrit la démarche (fiche Service Public sur les loyers impayés et l'expulsion) :
Pour les biens qu'il gère, le service gestion de Réal Group assure le précontentieux et le suivi de la procédure, compris dans la formule Complète et facturés à l'usage dans la formule À la carte : confiez-nous la gestion de votre bien.
La loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite a raccourci plusieurs délais de la procédure, conditionné les délais de paiement à la reprise du loyer et créé un délit de maintien dans les lieux.
| Ce qui a changé | Avant la loi | Depuis le 29 juillet 2023 | Loi de 2023 |
|---|---|---|---|
| La clause résolutoire | Prévue si le bail la contenait | « Tout contrat de bail d'habitation contient une clause » de résiliation de plein droit | Article 9, 1° |
| Le délai laissé par le commandement de payer | Deux mois | Six semaines | Article 10, I, 5° |
| La notification de l'assignation au préfet | Deux mois avant l'audience | Six semaines avant l'audience | Article 10, I, 6° |
| Le signalement du commandement à la CCAPEX | Seuils fixés par arrêté du préfet | Deux mois d'impayés, ou une dette de deux fois le loyer hors charges | Article 10, I, 5° |
| Les délais de paiement accordés par le juge | Possibles, même d'office, pour le locataire en situation de régler sa dette | À la demande du locataire, du bailleur ou d'office, si le locataire peut régler sa dette et, condition nouvelle, a repris le paiement intégral du loyer courant avant l'audience | Article 9, 3° |
| Les délais pour quitter les lieux | De trois mois à trois ans | D'un mois à un an | Article 10, II, 3° |
| La mauvaise foi de l'occupant | Non prévue par les articles L412-1 et L412-3 | Constatée par le juge, elle supprime le délai de deux mois après le commandement de quitter les lieux et exclut les délais de grâce | Article 10, II, 1° et 2° |
Le maintien sans droit ni titre dans un logement, en violation d'une décision de justice définitive et exécutoire ayant donné lieu à un commandement régulier de quitter les lieux depuis plus de deux mois, est puni de 7 500 € d'amende. Ce délit ne s'applique pas à l'occupant protégé par la trêve hivernale, à celui qui a saisi le juge de l'exécution d'une demande de délais, jusqu'à sa décision ou jusqu'au terme des délais accordés, ni lorsque le logement appartient à un bailleur social ou à une personne morale de droit public (article 315-2 du Code pénal).
Textes consultés sur Légifrance le 29 octobre 2026, dans leur version en vigueur à cette date. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un avocat.
Vincent, Anthony et Véronique suivent votre bien au quotidien : la location, le bail, les quittances et les charges.
Aucun nombre minimal : la clause résolutoire, que tout bail signé depuis le 29 juillet 2023 contient obligatoirement (fiche Service Public sur les loyers impayés et l'expulsion), joue pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus, six semaines après un commandement de payer resté sans effet (article 24, I). Pour un bailleur personne physique ou une société civile familiale, le commandement est signalé à la CCAPEX quand l'impayé dure depuis deux mois ou atteint deux fois le loyer hors charges.
La loi impose plusieurs délais, qui s'additionnent : six semaines après le commandement de payer, une assignation notifiée au préfet six semaines au moins avant l'audience (article 24, I et III), puis deux mois après le commandement de quitter les lieux (article L412-1). S'y ajoutent le temps du jugement, les délais que le juge peut accorder, la trêve hivernale et, le cas échéant, les deux mois dont dispose le préfet pour répondre à la demande de force publique (article R153-1).
Oui, en dehors de la trêve hivernale : du 1er novembre au 31 mars, l'expulsion n'a lieu que si le relogement des occupants est assuré (article L412-6), et Service Public précise que, sans solution de relogement, elle est reportée si la fin du délai pour quitter le logement tombe pendant cette période (fiche Service Public sur les loyers impayés et l'expulsion). Pour fixer des délais, le juge tient compte notamment du droit à un logement décent et indépendant et du délai prévisible de relogement (article L412-4).
Au-delà de deux mois après un commandement régulier de quitter les lieux, le maintien dans un logement en violation d'une décision de justice définitive et exécutoire est puni de 7 500 € d'amende, sauf pendant la trêve, pendant les délais demandés au juge ou accordés par lui, et dans un logement social ou public (article 315-2 du Code pénal).
Ils sont remis au lieu qu'il désigne, à ses frais, ou laissés sur place ou entreposés (article L433-1). Il a deux mois, non renouvelables, pour les retirer (article R433-2) ; ensuite, les biens de valeur sont vendus aux enchères et les autres sont réputés abandonnés, à l'exception des papiers personnels, conservés deux ans par le commissaire de justice (article R433-1).
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