Vincent Devauchelle
Vincent est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien et les arbitrages liés à votre patrimoine.
Réal Group · Gestion locative
Sécurité, équipements, surface, énergie : voici les critères d'un logement décent, les recours quand ils manquent, ce qu'impose un arrêté d'insalubrité et comment conduire des travaux dans un logement occupé, texte à l'appui. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location et vous conseille sur les travaux à prévoir.
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Un logement décent ne présente aucun risque manifeste pour la sécurité ou la santé, n'est pas infesté de nuisibles, dispose des équipements de base et d'une pièce principale d'au moins 9 m² sous 2,20 m de plafond, ou 20 m³, et se classe au moins en F au diagnostic de performance énergétique en métropole depuis 2025. Il est insalubre lorsqu'il constitue un danger ou un risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes : le préfet prescrit alors des mesures par arrêté, et le loyer cesse d'être dû.
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Vincent Devauchelle dirige le service gestion de Réal Group. C’est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien ou les arbitrages liés à votre patrimoine.
« Le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé, exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites », répondant à un niveau de performance minimal et doté des éléments le rendant conforme à l'usage d'habitation (article 6 de la loi du 6 juillet 1989). Le Code civil l'impose aussi lorsque le logement est l'habitation principale du locataire (article 1719). Le décret du 30 janvier 2002 en fixe les critères.
| Critère | Ce qu'exige le décret | Article |
|---|---|---|
| Le clos et le couvert | Un gros œuvre en bon état d'entretien et de solidité ; des menuiseries et une couverture qui protègent des infiltrations d'eau | 2, 1 |
| L'étanchéité à l'air | Des portes, des fenêtres et des parois donnant sur l'extérieur suffisamment étanches à l'air | 2, 2 |
| Les garde-corps | Des garde-corps des fenêtres, des escaliers, des loggias et des balcons dans un état conforme à leur usage | 2, 3 |
| Les matériaux | Des matériaux, des canalisations et des revêtements sans risque manifeste pour la santé et la sécurité | 2, 4 |
| Les réseaux | L'électricité, le gaz, le chauffage et l'eau chaude conformes aux normes de sécurité et en bon état | 2, 5 |
| L'aération et la lumière | Une aération qui évacue l'humidité ; un éclairement naturel suffisant et un ouvrant dans les pièces principales | 2, 6 et 7 |
| Les équipements | Un chauffage, l'eau potable, des évacuations, un coin cuisine avec évier, un WC et une douche ou une baignoire, l'électricité | 3 |
| La surface | Une pièce principale d'au moins 9 m² et 2,20 m sous plafond, ou d'un volume d'au moins 20 m³ | 4 |
| La performance (DPE) | En métropole, la classe F au moins depuis le 1er janvier 2025, puis la classe E en 2028 et la classe D en 2034 | 3 bis |
Les logements qui n'atteignent pas ces classes aux échéances fixées « sont considérés comme non décents » (article 6), et un logement visé par un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité ne peut être considéré comme décent (article 5 du décret). Le meublé loué comme résidence principale est lui aussi « un logement décent équipé d'un mobilier » (article 25-4). Le calendrier énergétique et ses effets sur le loyer sont détaillés dans notre guide des diagnostics obligatoires pour louer.
À Bordeaux : le permis de louer vérifie la décence
Dans une partie des secteurs Victoire, Saint-Michel et Belcier, la mise en location d'un logement exige un permis de louer. Il est délivré si le logement ne présente aucun risque en matière de santé ou de salubrité et respecte les règles de décence ; louer sans l'avoir obtenu expose à une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 € (Ville de Bordeaux, page mise à jour le 2 juin 2026). Notre page Permis de louer à Bordeaux détaille la démarche.
Si le logement ne satisfait pas aux critères de décence, le bail reste valable et le locataire peut en demander la mise en conformité (article 20-1 de la loi du 6 juillet 1989). Service Public rappelle qu'il ne doit en aucun cas cesser de payer tout ou partie de son loyer pour ce motif (fiche Service Public F2042).
Le locataire indique au propriétaire, de préférence par lettre recommandée avec avis de réception, les signes de non-conformité du logement aux critères de décence ; selon le département, il peut aussi les déclarer sur la plateforme Signal Logement, pour être accompagné par les services de l'État (fiche Service Public F2042).
Le locataire demande la mise en conformité sans que la validité du bail en cours soit atteinte. À défaut d'accord ou de réponse du propriétaire dans un délai de deux mois, la commission départementale de conciliation peut être saisie ; ce n'est pas un préalable obligatoire avant le juge (article 20-1).
Si l'organisme payeur constate la non-décence, il conserve l'allocation de logement, pendant un délai maximal fixé par voie réglementaire, et notifie au propriétaire qu'il doit mettre le logement en conformité pour la percevoir. Le locataire paie alors le loyer et les charges diminués de l'aide, sans que le bailleur puisse s'en prévaloir pour résilier le bail (article L843-1 du CCH).
Le juge détermine, le cas échéant, la nature des travaux et le délai de leur exécution. Il peut réduire le montant du loyer, ou suspendre, avec ou sans consignation, son paiement et la durée du bail jusqu'à l'exécution des travaux, puis transmet sa décision au préfet (article 20-1).
Pour le niveau de performance minimal, le juge ne peut pas ordonner les travaux si le copropriétaire démontre n'avoir pu l'atteindre malgré ses diligences auprès de la copropriété, ou si des contraintes architecturales ou patrimoniales y font obstacle malgré des travaux compatibles (article 20-1).
Est insalubre « tout local, installation, bien immeuble ou groupe de locaux, d'installations ou de biens immeubles, vacant ou non, qui constitue, soit par lui-même, soit par les conditions dans lesquelles il est occupé, exploité ou utilisé, un danger ou risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes » (article L1331-22 du Code de la santé publique). Les caves, sous-sols, combles, pièces trop basses ou sans ouverture sur l'extérieur et autres locaux par nature impropres à l'habitation ne peuvent pas non plus être mis à disposition pour y habiter, même gratuitement (article L1331-23). Depuis le 1er janvier 2021, ces situations relèvent de la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations (article L511-1 du CCH, issu de l'ordonnance n° 2020-1144 du 16 septembre 2020).
| Situation | Qui prend l'arrêté | Article du CCH |
|---|---|---|
| Des murs ou des bâtiments qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires à la sécurité des occupants ou des tiers | Le maire : arrêté de mise en sécurité | L511-2, 1° |
| Des équipements communs d'un immeuble d'habitation défectueux ou mal entretenus, qui créent des risques sérieux | Le maire : arrêté de mise en sécurité | L511-2, 2° |
| Des matières explosives ou inflammables entreposées dans un immeuble d'habitation, en infraction aux règles de sécurité ou de nature à créer des risques sérieux | Le maire : arrêté de mise en sécurité | L511-2, 3° |
| L'insalubrité, au sens des articles L1331-22 et L1331-23 du Code de la santé publique | Le préfet : arrêté de traitement de l'insalubrité | L511-2, 4° |
L'arrêté est pris à l'issue d'une procédure contradictoire avec le propriétaire, dont les occupants sont informés (article L511-10) ; en cas de danger imminent, il est pris sans procédure contradictoire préalable (article L511-19). Il prescrit, dans le délai qu'il fixe, la réparation, la démolition, la cessation de la mise à disposition du local ou l'interdiction d'habiter (article L511-11). Faute d'exécution, le propriétaire doit une astreinte, sous le plafond de 1 000 € par jour de retard, et les travaux peuvent être exécutés d'office à ses frais (articles L511-15 et L511-16) ; le refus délibéré et sans motif légitime de les exécuter est puni d'un an d'emprisonnement et de 50 000 € d'amende (article L511-22).
À Bordeaux : où signaler un logement insalubre
La Ville de Bordeaux invite à informer d'abord le propriétaire par écrit, puis à signaler un logement insalubre sur la plateforme Signal Logement, qui transmet le dossier aux partenaires concernés, dont l'ADIL et les services communaux d'hygiène et de santé ; un logement en péril se signale au service sécurité bâtimentaire de la Ville (Ville de Bordeaux, page mise à jour le 22 mai 2026). L'ADIL de la Gironde conseille gratuitement locataires, propriétaires et bailleurs sur la salubrité, la sécurité et la décence des logements.
L'arrêté protège les occupants, dont les locataires (article L521-1 du CCH). Pour le propriétaire, il a quatre conséquences.
Le loyer cesse d'être dû à compter du premier jour du mois qui suit la notification de l'arrêté ou son affichage, jusqu'au premier jour du mois qui suit la mainlevée ; les sommes perçues à tort sont restituées ou déduites des loyers suivants (article L521-2).
À la mainlevée, la durée du bail qui reste à courir est celle qui restait au premier jour du mois suivant la notification de l'arrêté (article L521-2, II). Dès l'engagement de la procédure, le congé et la durée du bail sont suspendus, six mois au plus si aucun arrêté ne suit (article 15).
Si l'arrêté interdit temporairement d'habiter, ou si les travaux rendent le logement temporairement inhabitable, le propriétaire doit assurer aux occupants un hébergement décent correspondant à leurs besoins ; à défaut, son coût est mis à sa charge (article L521-3-1, I).
En cas d'interdiction définitive d'habiter, le propriétaire doit reloger les occupants, en leur présentant l'offre d'un logement adapté, et verser à l'occupant évincé une indemnité égale à trois mois de son nouveau loyer, pour ses frais de réinstallation (article L521-3-1, II).
Dégrader un logement visé par un arrêté, ou par une procédure en cours, pour en faire partir les occupants est puni de trois ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende (article L511-22, III).
Le bailleur délivre le logement en bon état d'usage et de réparation, l'entretient en état de servir à l'usage prévu et y fait toutes les réparations autres que locatives (article 6, a et c ; article 1720 du Code civil). Le locataire doit permettre l'accès au logement pour préparer et exécuter les travaux d'amélioration, d'entretien et de performance énergétique, et ceux qui rendent le logement décent (article 7, e). Pour ces travaux :
En dehors de ces travaux, Service Public précise qu'il ne s'agit pas d'un droit de visite à proprement parler, mais d'un droit d'accès lorsque les circonstances l'exigent ; en vue d'une vente ou d'une relocation, une clause du bail peut prévoir des visites, jamais un jour férié ni plus de deux heures un jour ouvrable (fiche Service Public F1857 ; article 4, a).
Le service gestion de Réal Group conseille les propriétaires sur les aménagements et les travaux à prévoir, et assure le suivi des travaux et des interventions techniques : parlons de votre bien.
Ma Prime Logement Décent finance les travaux de rénovation des logements indignes ou dégradés. Un propriétaire bailleur y a accès sous condition de conventionnement avec l'Agence nationale de l'habitat (Anah), dans le cadre du dispositif Loc'Avantages : louer le logement non meublé, comme résidence principale, à un locataire aux revenus modestes, avec un loyer plafonné, pendant six ans. L'accompagnement par un assistant à maîtrise d'ouvrage habilité par l'Anah est obligatoire, le logement fait l'objet d'un audit énergétique et il doit atteindre au moins l'étiquette D après travaux (France Rénov', page consultée le 29 octobre 2026).
À Bordeaux, la Ville complète Ma Prime Logement Décent par une subvention de 10 % à 15 % de la dépense subventionnée par l'Anah. Pour une rénovation énergétique, propriétaires occupants et bailleurs peuvent bénéficier de MaPrimeRénov', et un rendez-vous avec un conseiller France Rénov' de Bordeaux Métropole est désormais obligatoire avant toute demande d'aide pour une rénovation d'ampleur (Ville de Bordeaux, page mise à jour le 20 juillet 2026).
Textes consultés sur Légifrance le 29 octobre 2026, dans leur version en vigueur à cette date. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un avocat.
Vincent, Anthony et Véronique suivent votre bien au quotidien : la location, le bail, les quittances et les charges.
Un logement qui ne remplit pas l'un des critères de la loi et du décret du 30 janvier 2002 : un risque manifeste pour la sécurité ou la santé, des infiltrations, des nuisibles, un équipement de base manquant, une pièce principale trop petite ou, en métropole, une classe G au diagnostic de performance énergétique (article 6 ; décret, article 3 bis).
Informez d'abord le propriétaire par écrit. Toute personne qui a connaissance d'une situation d'insalubrité doit la signaler au préfet, par tous moyens, ou sur la plateforme Signal Logement (fiche Service Public F16158) ; un risque pour la solidité du bâtiment relève du maire (article L511-4 du CCH). En Gironde, l'ADIL de la Gironde conseille gratuitement locataires et propriétaires.
Non : Service Public rappelle qu'il ne doit en aucun cas cesser de payer tout ou partie de son loyer de lui-même (fiche Service Public F2042). C'est le juge qui peut réduire le loyer ou en suspendre le paiement jusqu'aux travaux (article 20-1), et l'organisme payeur qui peut conserver l'aide au logement (article L843-1 du CCH).
Après un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, oui : le loyer cesse d'être dû à compter du premier jour du mois qui suit sa notification, et les sommes perçues à tort sont restituées à l'occupant ou déduites des loyers dont il redevient redevable (article L521-2 du CCH).
Seulement dans les cas prévus : pour préparer et exécuter des travaux, après une notification de travaux (article 7, e), ou pour des visites en vue d'une vente ou d'une relocation si le bail le prévoit, jamais un jour férié ni plus de deux heures un jour ouvrable (article 4, a). Service Public parle d'un droit d'accès, non d'un droit de visite (fiche Service Public F1857).
En métropole, oui, par un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit jusqu'au 31 décembre 2027 : un logement décent est classé de A à F depuis le 1er janvier 2025, puis de A à E à partir du 1er janvier 2028 (décret, article 3 bis ; fiche Service Public F2042). Son loyer, en revanche, ne peut pas être révisé en cours de bail (article 17-1, III) : voir notre page sur le gel des loyers des passoires énergétiques.
Le service gestion de Réal Group vous rappelle pour faire le point : conseil sur les travaux à prévoir, suivi des interventions techniques, mise en location et gestion complète de votre bien.
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