Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
SERVICE EXPERTISE
Valeur du bien, moins le capital restant dû, multiplié par les droits de chacun : la formule tient en une ligne, mais chacun de ses trois termes se discute. Voici les calculs complets en divorce et en succession, le mécanisme du droit de partage, les conditions du financement bancaire, et la démonstration chiffrée de ce que coûte 5 % d'écart sur la valeur retenue.
Le calcul d'une soulte suit trois étapes : retenir la valeur vénale du bien à la date utile au partage, en déduire le capital restant dû, puis appliquer à ce solde la quote-part de chacun. Exemple : maison évaluée 400 000 €, prêt de 150 000 € encore dû, soit 250 000 € nets ; en communauté, celui qui garde le bien verse 125 000 € de soulte.
Le calcul de la soulte d'une maison obéit à une règle simple dont chacun des termes se discute : valeur du bien, moins le capital restant dû, multiplié par les droits de celui qui sort. La soulte est la somme versée par le copartageant qui reçoit un lot supérieur à sa part, afin de rétablir l'égalité du partage. Elle n'a rien d'un prix de vente : c'est le solde d'un compte. Tout se joue donc sur le premier terme, la valeur vénale retenue au jour du partage, seul chiffre réellement discutable des trois — le capital restant dû figure sur un décompte bancaire, les quotes-parts dans un acte.
Deux situations concentrent la quasi-totalité des dossiers. Le divorce d'abord : sous le régime légal de la communauté, le logement acquis pendant le mariage se partage par moitié, sauf récompenses ou créances entre époux. La succession ensuite : l'héritier qui conserve la maison indemnise ses cohéritiers à hauteur de leurs droits. Les deux calculs se ressemblent, mais ils ne reposent ni sur la même date de valeur ni sur les mêmes quotes-parts. En succession, la valeur portée dans la déclaration est celle du jour du décès, tandis que le partage retient la valeur à la date de jouissance divise fixée par l'acte : deux chiffres distincts pour un même bien, qu'il faut se garder de confondre.
L'enjeu du chiffre est mécanique. Parce que la dette vient en déduction, une erreur sur la valeur se répercute amplifiée sur la soulte : 5 % d'écart sur une maison de 400 000 € grevée de 150 000 € de prêt déplacent la soulte de 10 000 €, soit 8 % — et 20 % si le capital restant dû atteint 300 000 €. Réal Group conduit ces missions partout en France, en expertise immobilière en divorce comme en expertise de partage et de sortie d'indivision, en s'appuyant sur la base CHRONO, soit 2 094 actifs expertisés depuis 2011. Nos honoraires ne dépendent jamais de la valeur retenue : c'est la condition d'un rapport soutenable en contradictoire.
Partagez votre contexte, l'actif concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
Sous le régime légal de la communauté, le calcul part de l'actif net : valeur du bien au jour du partage, moins le capital restant dû à cette même date, le tout divisé par deux. Maison à 400 000 €, prêt de 150 000 € encore dû : l'actif net s'établit à 250 000 €, la part de chacun à 125 000 €. L'époux qui conserve le logement verse donc 125 000 € et reprend seul l'emprunt. Trois postes viennent régulièrement corriger ce résultat : la récompense due à l'époux qui a financé le bien avec des fonds propres, l'indemnité d'occupation due par celui resté dans les lieux, et les échéances de prêt réglées par un seul depuis la séparation.
En succession, la soulte se calcule sur les droits de chaque héritier dans l'indivision et sur la valeur du bien à la date de jouissance divise fixée par l'acte de partage — et non sur celle déclarée au jour du décès. Maison à 300 000 €, sans passif, trois enfants à parts égales : chacun a droit à 100 000 €, et l'aîné qui se fait attribuer le bien verse 100 000 € à chacun de ses deux frères, soit 200 000 € au total. Les donations antérieures rapportables, l'attribution préférentielle du logement et les créances entre indivisaires viennent ensuite corriger ce socle. Le cadre complet est détaillé sur notre page d'expertise immobilière en succession.
Le rachat de soulte se finance comme une acquisition : le prêteur examine la somme à verser, le capital restant dû repris, les garanties à réinscrire et surtout la capacité d'endettement de l'attributaire seul. Deux verrous se referment souvent au même moment. La désolidarisation d'abord : ni le jugement de divorce ni l'état liquidatif ne s'imposent à la banque, tiers au partage, qui reste libre de refuser la mainlevée de solidarité — tant qu'elle ne l'a pas donnée, l'ex-conjoint demeure tenu du prêt. Le refinancement ensuite : lorsque la reprise du prêt d'origine est refusée, l'emprunt de substitution se conclut aux conditions du moment, ce qui peut renchérir l'opération bien au-delà de la soulte elle-même.
Reprenons la maison à 400 000 € grevée de 150 000 € de prêt : retenir 420 000 € au lieu de 400 000 € porte l'actif net à 270 000 €, et la soulte de 125 000 € à 135 000 €. Soit 5 % sur la valeur, mais 8 % sur la soulte. Avec 300 000 € de capital restant dû, la même erreur la fait passer de 50 000 € à 60 000 €, soit 20 %. La règle est arithmétique : l'écart relatif sur la soulte égale l'écart sur la valeur multiplié par le rapport entre la valeur du bien et l'actif net. Plus la dette est lourde, plus la valeur retenue pèse sur le résultat.
Nous fixons d'abord ce qui est évalué et à quelle date : jour du décès pour la déclaration de succession, date de jouissance divise pour le partage, ou date convenue entre les parties pour une liquidation amiable. Nous identifions ensuite les quotes-parts réelles à partir de l'acte d'acquisition, du contrat de mariage ou de la dévolution successorale, ainsi que le périmètre exact : pleine propriété, droits démembrés ou parts de société. Une soulte se calcule sur des droits établis, jamais sur une intuition de surface.
La visite est systématique : mesurage, état d'entretien, exposition, nuisances, situation locative, servitudes et régularité des divisions. Nous relevons ce qui justifiera un ajustement — un bail en cours, un occupant sans titre, une extension non déclarée, un lot difficilement séparable — parce que ces éléments seront discutés entre les parties et doivent être documentés. Nous restons dans le champ de l'évaluation : ni diagnostic technique ni devis de travaux, mais l'incidence économique d'un état constaté.
La valeur repose sur une analyse par comparaison, alimentée par des mutations réellement intervenues et non par des annonces, complétée le cas échéant par une approche par le revenu lorsque le bien est loué. Chaque référence est ajustée : surface, étage, état, date de la mutation, qualité de l'emplacement. Nous retenons une valeur unique et motivée plutôt qu'une fourchette : un partage a besoin d'un chiffre, pas d'un intervalle dans lequel chaque partie choisirait sa borne.
Le rapport est remis dans la même version à toutes les parties nommées dans la mission, signé par Guillaume Thériez, MRICS, et conforme à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière ainsi qu'aux normes RICS. Il expose les références retenues, les ajustements pratiqués et la valeur à la date utile. Sur demande, nous y joignons le tableau du calcul de la soulte : actif net, quotes-parts, montant dû, afin que le notaire, l'avocat et la banque travaillent sur la même base chiffrée.
La formule ne bouge pas, ses termes si : quotes-parts inscrites dans l'acte, date de valeur, occupation du bien, donations rapportables, passif à déduire. Six configurations dans lesquelles un même bien produit une soulte différente.
Le logement acquis pendant le mariage est commun, quelle que soit la contribution réelle de chacun : le partage porte sur la moitié de l'actif net. Les fonds propres apportés par un époux — donation, héritage, prix d'un bien détenu avant le mariage — n'augmentent pas sa part mais ouvrent droit à récompense, dont le montant se mesure en proportion de la valeur actuelle du bien.
Hors mariage, ce sont les quotités inscrites dans l'acte d'acquisition qui gouvernent, et non les versements réellement effectués. Appartement à 250 000 €, 80 000 € restant dus, soit 170 000 € nets : avec une détention 60/40, celui qui rachète verse 68 000 €. Une contribution supérieure à sa quote-part se réclame séparément, comme une créance, et doit se prouver.
L'attribution préférentielle permet à un héritier de se voir attribuer le logement, à charge d'indemniser les autres. Le montant dépend alors de deux variables : la valeur retenue à la date de jouissance divise et le nombre de cohéritiers. À trois enfants, chaque écart de 30 000 € sur la valeur de la maison déplace 10 000 € dans la poche de chacun des deux cohéritiers non attributaires.
Un bien reçu par donation revient dans la masse à partager : le rapport est dû de la valeur du bien à l'époque du partage, d'après son état à l'époque de la donation (articles 843 et 860 du code civil). Reconstituer cette valeur suppose une expertise immobilière rétroactive, qui neutralise les travaux réalisés depuis par le donataire.
Un bien occupé ne vaut pas un bien libre. Un bail en cours, un usufruitier ou un occupant en place justifient une décote d'occupation d'un bien loué, dont l'ampleur dépend du régime du bail, du niveau du loyer par rapport au marché et de la durée restant à courir. Appliquée ou omise, elle déplace la soulte d'autant.
Le partage constaté par acte donne lieu à un droit de partage assis sur l'actif net partagé — la valeur des biens diminuée du passif — et non sur le montant de la soulte, contrairement à une idée répandue. S'y ajoutent les émoluments du notaire et les frais de garantie du prêt de rachat : autant de sommes à provisionner en plus de la soulte.
Une soulte se règle une fois, mais elle engage souvent quinze ou vingt ans de budget pour celui qui l'emprunte, et solde définitivement les droits de celui qui la reçoit. Nos engagements portent donc sur ce qui rend le chiffre tenable : l'indépendance de l'expert, la traçabilité des références et la lisibilité du calcul remis aux parties comme à leurs conseils.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
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