Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
Un héritier veut garder la maison, les autres veulent leur juste part ; chacun a « son » estimation, et la succession se bloque. Ce désaccord n'est pas une anomalie : il est structurel. Voici les solutions, de la moins conflictuelle à la plus lourde — et pourquoi une valeur établie par un tiers indépendant dénoue la plupart des dossiers avant le tribunal.
Le désaccord sur la valeur d'une maison de succession n'est pas d'abord une affaire de mauvaise foi : c'est un conflit d'intérêts inscrit dans la mécanique même du partage. Celui qui souhaite conserver le bien et racheter les parts de ses cohéritiers a rationnellement intérêt à une valeur basse — chaque euro de valeur en moins réduit la soulte qu'il versera. Ceux qui reçoivent la soulte ont l'intérêt inverse. Ajoutez la charge affective (la maison d'enfance ne « vaut » pas pareil pour tous), des références improvisées (l'annonce du voisin, un avis d'agence obtenu en dix minutes) et le résultat est prévisible : des estimations qui divergent de 20, 30, parfois 50 %.
Le blocage coûte cher à tout le monde : la déclaration de succession doit être déposée dans les six mois du décès, l'indivision génère des frais (taxe foncière, entretien, assurance) et des décisions à l'unanimité ou à la majorité qualifiée, et la valeur du bien peut évoluer pendant que la famille se dispute. Plus le désaccord dure, plus il se rigidifie — et plus la solution judiciaire, longue et coûteuse, devient probable.
La sortie passe presque toujours par le même chemin : remplacer les estimations partisanes par une valeur unique, établie par un tiers qui n'a d'intérêt ni dans un sens ni dans l'autre, avec une méthode démontrable. C'est exactement ce qu'est une expertise en valeur vénale — et il existe plusieurs manières de l'organiser selon le degré de tension. Ce guide les présente dans l'ordre où il faut les tenter.
Partagez votre contexte, le bien concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature du bien, contexte d'intervention (succession, IFI, vente, financement, litige), usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Réponse sous 24h par un interlocuteur dédié
Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
Les héritiers mandatent ensemble un expert indépendant certifié (RICS, CEIF, IFEI), dont aucun ne conteste le choix. Le rapport motivé — visite, comparables au jour du décès, méthodes normées — remplace les estimations partisanes. Dans la majorité des dossiers, cette seule étape suffit : il est difficile de s'opposer à une valeur démontrée quand on n'a en face qu'une conviction
Si la confiance est déjà entamée, l'expertise se mène contradictoirement : chaque héritier est entendu, transmet ses éléments, assiste à la visite s'il le souhaite ; l'expert répond aux observations dans son rapport. Variante : chaque camp mandate son expert et les conclusions sont confrontées. Le formalisme apaise — chacun a été écouté
Le notaire chargé de la succession peut proposer une évaluation ou entériner celle de l'expert dans un projet de partage amiable. En cas de blocage persistant, une médiation familiale ou conventionnelle permet de négocier — sur la base, là encore, d'une valeur expertisée : on médie bien mieux sur un chiffre documenté que sur deux certitudes
Si l'amiable échoue, tout héritier peut demander le partage en justice (article 840 du Code civil). Le tribunal désigne un notaire pour les opérations et, sur la valeur, un expert judiciaire dont le rapport s'imposera au débat ; le bien peut finir en licitation (vente aux enchères) — l'issue que presque tout le monde perd. Comptez des mois, souvent des années, et des frais qui entament la succession. Voir notre page expert judiciaire immobilier
Le rapport d'expertise n'est pas un avis de plus : c'est un objet juridique qui déplace le rapport de force.
La valeur vénale au jour du décès, établie sur des ventes comparables vérifiées — pas des annonces. Elle sert à la fois à la déclaration fiscale, au calcul des soultes et au partage : plus de double comptabilité entre « valeur pour le fisc » et « valeur pour la famille ».
Le rapport engage la responsabilité de l'expert et résiste à la contradiction : face à l'administration fiscale en cas de contrôle, face à un cohéritier procédurier, et devant le juge si le dossier y finit — où il devient la pièce technique de référence.
Quelques centaines à un peu plus d'un millier d'euros pour une maison — à comparer aux honoraires d'un contentieux de partage, aux frais d'une indivision qui dure, et à la décote d'une licitation. Fourchettes détaillées sur notre page prix d'une expertise pour une maison.
Le conflit cesse d'être « ta » valeur contre « la mienne » : c'est la valeur d'un tiers, méthodiquement établie, que chacun peut accepter sans perdre la face. Dans les fratries, c'est souvent ce qui sauve — au-delà du partage — la relation.
Un réflexe utile : lancer l'expertise TÔT, avant que les positions ne se cristallisent. Une valeur neutre posée dès les premières semaines évite l'engrenage estimation partisane → contre-estimation → avocat. Et si le dossier doit malgré tout finir devant le juge, le rapport amiable aura préparé le terrain : il alimente les dires adressés à l'expert judiciaire et crédibilise votre position.
Réal Group intervient dans toute la France sur les successions en désaccord : expertise neutre mandatée par l'ensemble des héritiers, expertise contradictoire, contre-expertise face à une évaluation contestée, appui technique dans un partage judiciaire. Un premier échange en visioconférence — avec un ou plusieurs héritiers, ou le notaire — cadre la situation ; l'expert visite ensuite le bien, où qu'il se situe. Devis gratuit sous 24 h.
Avant le désaccord, il y a l'estimation : notre guide estimer une maison pour une succession pose les bases ; et si la crainte porte sur le fisc, voyez notre article sur la sous-évaluation en succession.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
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