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Indivision successorale bloquée par un héritier : l'échelle des recours, du dialogue au partage judiciaire

  • Autorisation judiciaire
  • Vente aux deux tiers
  • Partage judiciaire
  • Indemnité d'occupation
  • Délais et coûts

Un seul héritier, fût-il titulaire d'un dixième des droits, suffit à empêcher la vente d'un bien indivis. Le code civil oppose à ce blocage une échelle graduée de recours, du plus souple au plus lourd — et, à chaque barreau, c'est la valeur du bien qui décide. Les recours réellement ouverts, leurs délais et leurs coûts, par des experts MRICS qui évaluent en indivision partout en France.

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Sortir d'une indivision bloquée

Que faire face à une indivision successorale bloquée ?

Quatre recours existent face à une indivision successorale bloquée, du plus léger au plus lourd : l'accord amiable ou la médiation ; l'autorisation judiciaire de passer seul un acte bloqué (article 815-5 du code civil) ; la vente demandée par les indivisaires réunissant les deux tiers des droits (article 815-5-1) ; enfin le partage judiciaire, puisque nul n'est contraint de demeurer dans l'indivision.

Une indivision successorale bloquée n'est presque jamais un problème de droit : le droit, lui, est clair. L'article 815 du code civil pose que nul ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision et que le partage peut toujours être provoqué. Le blocage vient d'ailleurs — de la règle d'unanimité qui gouverne les actes de disposition, laquelle donne à un seul héritier, fût-il titulaire d'un dixième des droits, le pouvoir d'empêcher une vente. S'y ajoutent l'occupation gratuite du bien par l'un des cohéritiers, un silence prolongé, ou un désaccord sur la valeur qui n'ose pas dire son nom et qui empoisonne toute expertise immobilière en succession engagée trop tard.

Face à ce blocage, le code civil n'offre pas un recours unique mais une échelle graduée : l'accord amiable et la médiation familiale ; l'autorisation judiciaire de passer seul un acte que le refus d'un coïndivisaire met en péril ; l'autorisation d'aliéner le bien à la demande des indivisaires réunissant les deux tiers des droits ; enfin l'action en partage judiciaire. Chaque barreau coûte plus cher et prend plus de temps que le précédent, et les deux derniers se terminent le plus souvent par une licitation aux enchères, dont le prix d'adjudication ressort fréquemment sous le prix qu'une vente négociée aurait produit. Monter trop vite détruit de la valeur ; rester trop bas laisse l'indivision pourrir.

Cet arbitrage repose entièrement sur un chiffre : la valeur du bien indivis. C'est elle qui détermine la soulte de rachat, l'indemnité d'occupation due par l'héritier qui habite, le prix d'une cession de quote-part, l'opportunité même d'une licitation. Une valeur documentée, datée et discutée contradictoirement débloque la majorité des indivisions ; une valeur affirmée sans méthode relance le conflit à chaque étape et fournit à l'héritier récalcitrant son meilleur argument. Réal Group conduit des missions d'expertise en vue d'un partage partout en France, fort de 2 094 actifs expertisés depuis 2011 (base CHRONO Réal Group). Guillaume Thériez, MRICS, en signe les rapports.

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Ce que nous clarifions avec vous

Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.

  • Cabinet indépendant depuis 2011 et certifié RICS.
  • Acteurs privés, institutionnels, bancaires et judiciaires.
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  • Bordeaux, Gironde et France entière.
Nos appartenances
Chambre des Experts Immobiliers de France Royal Institution of Chartered Surveyors Institut Français de l'Expertise Immobilière Groupe ABC

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Guillaume Thériez
L'expert de référence

Guillaume Thériez

Président de Réal Group Administrateur du Groupe ABC

Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.

Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.

Appartenance, diplôme & enseignement
  • DU Expertise Judiciaire - Université de Bordeaux, Faculté de droit et science politique
  • Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS)
  • Membre de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI)
  • Membre de la Chambre des Experts FNAIM (CEIF)
  • Enseignant Économie immobilière au CNAM Nouvelle-Aquitaine ICH Bordeaux
L'échelle des recours

Quels recours face à un indivisaire qui bloque ?

Que dit l'article 815 du code civil ?

L'article 815 énonce deux règles qui commandent tout le reste : nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision, et le partage peut toujours être provoqué, sauf sursis résultant d'un jugement ou d'une convention. Autrement dit, un héritier peut retarder la sortie, il ne peut pas l'empêcher indéfiniment. La contrepartie tient dans la répartition des majorités : les actes de disposition — vendre, hypothéquer — exigent le consentement de tous, alors que les actes d'administration et la conclusion des baux d'habitation relèvent d'une majorité des deux tiers des droits indivis. C'est cette dissymétrie qui crée l'impasse : on gère à la majorité, on vend à l'unanimité.

Comment passer outre le refus d'un indivisaire ?

Par l'article 815-5 du code civil : un indivisaire peut être autorisé en justice à passer seul un acte pour lequel le consentement d'un coïndivisaire serait nécessaire, lorsque ce refus met en péril l'intérêt commun. Le juge apprécie ce péril — un immeuble qui se dégrade, un passif qui s'accumule, une opportunité qui s'évanouit — et l'autorisation ne vaut que pour l'acte visé, jamais comme un blanc-seing général. Une limite doit être connue avant d'agir : ce texte ne permet pas d'ordonner, à la demande d'un nu-propriétaire, la vente de la pleine propriété d'un bien grevé d'usufruit contre la volonté de l'usufruitier. L'évaluation de l'usufruit et de la nue-propriété redevient alors la voie de sortie.

Peut-on vendre un bien indivis sans l'accord de tous ?

Oui, par l'article 815-5-1 du code civil : les indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis expriment devant notaire leur intention de vendre. Le notaire signifie cette intention aux autres ; à défaut d'accord dans le délai imparti, il dresse procès-verbal, et le tribunal judiciaire peut autoriser l'aliénation si elle ne porte pas une atteinte excessive aux droits des opposants. La vente s'opère alors par licitation aux enchères publiques. Deux exclusions majeures : le mécanisme est écarté en cas de démembrement de propriété, et lorsqu'un indivisaire fait l'objet d'une mesure de protection. En pratique, l'adjudication ressort souvent sous la valeur vénale établie par expertise : cet écart est le meilleur argument pour ramener chacun à la table.

Comment engager une action en partage judiciaire ?

Par assignation, lorsqu'un indivisaire refuse le partage amiable ou qu'une contestation s'élève. L'acte introductif doit comporter, à peine d'irrecevabilité, un descriptif sommaire du patrimoine à partager, les intentions du demandeur quant à la répartition, et le détail des diligences déjà entreprises en vue d'un partage amiable : un rapport d'évaluation contradictoire et les propositions chiffrées échangées entre conseils constituent la meilleure preuve de ces diligences. Si les opérations sont complexes, le tribunal renvoie les parties devant un notaire commis et désigne un juge chargé d'en surveiller le cours. Comptez fréquemment deux à cinq ans entre l'assignation et l'acte de partage — constat de pratique et non délai légal. L'intervention d'un expert immobilier judiciaire y est la règle.

NOTRE MÉTHODE

Notre méthode, étape par étape

1

Qualification du blocage

Nous identifions d'abord ce qui bloque réellement : un désaccord de valeur, une occupation gratuite, un silence, une opposition de principe, ou un passif que personne n'assume. Nous vérifions ensuite la composition exacte de l'indivision — quotes-parts, démembrements, majeurs protégés, héritiers non représentés — car ces éléments commandent à eux seuls le recours ouvert et disqualifient parfois la voie envisagée. Cet échange préalable se conduit avec le notaire ou l'avocat, sans frais, et aboutit parfois à la conclusion qu'aucune expertise n'est utile à ce stade.

2

Expertise contradictoire

Chaque indivisaire est convoqué par écrit à la visite, qu'il soit ou non à l'origine de la mission. Les pièces reçues sont communiquées, les observations recueillies, et chacune reçoit une réponse écrite dans le rapport. Cette discipline empruntée à la procédure judiciaire coûte quelques jours de plus ; elle rend la valeur difficile à écarter, y compris par l'héritier qui la conteste. Une expertise menée dans le dos d'un indivisaire ne débloque rien : elle lui fournit au contraire un motif supplémentaire de refus.

3

Chiffrage des sorties possibles

Le rapport ne se limite pas à une valeur vénale. Nous chiffrons ce dont les parties ont besoin pour décider : la soulte de rachat par l'un des héritiers, l'indemnité d'occupation due par celui qui habite, la valeur locative si l'indivision choisit de louer plutôt que de vendre, la décote pour occupation d'un bien loué si la cession se fait bail en cours. Ces montants sont ceux que le notaire reportera dans le projet d'état liquidatif : ils doivent tous reposer sur la même date de valeur.

4

Appui jusqu'à l'acte de partage

Le rapport remis, nous restons disponibles : réponse aux observations écrites, note complémentaire si une pièce nouvelle apparaît, actualisation de la valeur lorsque la procédure s'étire au-delà de l'exercice. Si le dossier bascule au contentieux, nous intervenons comme expert de partie aux côtés de l'avocat, ou comme expert désigné lorsque le tribunal nous confie la mission. Beaucoup d'indivisions se dénouent précisément à ce stade, par un acte signé chez le notaire plutôt que par un jugement.

Configurations de blocage

Dans quelles configurations l'indivision se bloque-t-elle ?

Six blocages que nous rencontrons régulièrement en mission — chacun appelle un recours différent, et chacun se dénoue sur un chiffrage précis plutôt que sur un rapport de force.

L'héritier qui occupe le bien et refuse de partir

Le cohéritier installé dans la maison n'a aucun intérêt à hâter le partage : il se loge gratuitement. Le levier existe pourtant. Celui qui use ou jouit privativement d'un bien indivis est, sauf convention contraire, redevable d'une indemnité d'occupation envers l'indivision. Son montant se calcule sur la valeur locative de marché, généralement minorée pour tenir compte de la précarité de l'occupation. Chiffrer cette indemnité change souvent l'équation en quelques semaines.

L'héritier silencieux ou introuvable

Le silence bloque autant que le refus, sans même donner prise à la discussion. Le juge peut désigner un mandataire successoral chargé d'administrer provisoirement la succession en cas d'inertie, de carence, de faute ou de mésentente des héritiers. La demande se prépare avec une évaluation des actifs : on ne demande pas au tribunal d'organiser l'administration d'un patrimoine dont personne n'a chiffré la consistance ni les charges.

Conjoint survivant usufruitier contre nus-propriétaires

Configuration la plus fréquente et la plus verrouillée : la vente aux deux tiers est écartée en présence d'un démembrement, et le juge ne peut ordonner la vente en pleine propriété contre la volonté de l'usufruitier. Restent la conversion de l'usufruit, le rachat des droits ou la cession conjointe — trois voies qui supposent une double évaluation, pleine propriété d'un côté, valeurs respectives de l'usufruit et de la nue-propriété de l'autre.

Un indivisaire mineur ou sous mesure de protection

La présence d'un héritier mineur, sous tutelle ou sous curatelle écarte la procédure des deux tiers et impose l'autorisation du juge compétent pour toute vente. Ce magistrat attend une valeur motivée, pas un avis d'agence : il lui revient de vérifier que la personne protégée ne cède pas ses droits en dessous du marché. Le rapport d'expertise devient ici la pièce centrale de la requête.

Le désaccord porte sur la valeur, pas sur le principe

Tous veulent vendre, aucun ne s'entend sur le prix : l'indivision se bloque sur un écart que personne ne sait justifier, chacun brandissant un avis de valeur non motivé. La sortie passe par une mission confiée conjointement, avec une date de valeur commune, des comparables sourcés et annexés, et une réponse écrite aux observations de chaque indivisaire. C'est le cas le plus fréquent, et le plus vite résolu.

Charges, travaux et dettes qui s'accumulent

Taxe foncière, assurance, ravalement voté : l'indivision continue de coûter pendant le blocage. L'indivisaire qui a avancé des dépenses nécessaires à la conservation du bien peut en demander le remboursement lors du partage ; les dépenses d'amélioration, elles, s'indemnisent selon la plus-value procurée au bien. Chiffrer cette plus-value suppose deux évaluations, avec et sans travaux — un poste que les partages amiables oublient presque toujours.

RÉAL GROUP

Nos engagements sur une indivision bloquée

VOS INTERLOCUTEURS

Une équipe disponible

Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.

Président — Expert immobilier RICS

Guillaume Thériez

Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.

Supervision et signature des rapports d'expertise Interlocuteur des dossiers judiciaires, bancaires et institutionnels
Expert immobilier

Amandine Charpentier

Amandine accompagne le pôle Expertise avec un profil juridique et immobilier solide, renforcé par une formation spécialisée en droit de l'immobilier et en estimations de biens, ainsi qu'une expérience acquise au sein de structures immobilières et du GIE Groupe ABC.

Qualification des besoins d'expertise et cadrage des premiers échanges Interface métier pour préparer le dossier et fluidifier le lancement de mission
Expert immobilier

Nathan Papot

Nathan accompagne le pôle Expertise dans l'analyse des dossiers, la structuration des informations marché et la préparation des éléments utiles aux missions d'évaluation menées par l'équipe.

Analyse immobilière et préparation des éléments d'étude Structuration des données utiles à la mission et appui aux dossiers d'expertise
Assistante de direction

Jihane Lamnaouer

Jihane pilote la coordination administrative, commerciale et comptable du service, tout en assurant la relation avec les prestataires et la bonne circulation des informations entre les équipes et les clients.

Suivi administratif et coordination opérationnelle des demandes Relation prestataires, organisation interne et fluidité du parcours client
Engagements professionnels

Une expertise reconnue par les institutions qui font la profession

Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.

RICS

Royal Institution of Chartered Surveyors

La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.

Référence internationale

IFEI

Institut Français de l'Expertise Immobilière

Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.

Standards français

CEIF

Chambre des Experts Immobiliers de France

La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.

Indépendance & déontologie
VOS QUESTIONS

Questions fréquentes sur l'indivision successorale bloquée

Sans limite : aucune durée maximale ne s'impose à une indivision successorale, et certaines se prolongent sur plusieurs décennies. Mais elle reste à tout moment révocable, puisque le partage peut être provoqué par n'importe lequel des indivisaires. Deux tempéraments seulement : une convention d'indivision à durée déterminée, conclue par écrit et à l'unanimité, suspend le droit de demander le partage pendant sa durée ; et le tribunal peut ordonner un sursis limité dans le temps lorsqu'une réalisation immédiate risquerait de porter atteinte à la valeur des biens indivis. En pratique, ce sont les indivisions ni conventionnelles ni évaluées qui durent le plus longtemps.
Faire constater le silence, puis saisir le juge. Le notaire chargé de la succession invite formellement l'héritier à prendre parti ; en l'absence de réponse, il est possible de demander en justice la désignation d'un mandataire successoral chargé d'administrer provisoirement, ou d'engager directement l'action en partage, l'héritier défaillant étant alors assigné. Ne rien faire est la pire option : les charges courent, le bien se dégrade et sa valeur avec lui. Une évaluation datée, réalisée avant la saisine, chiffre le coût de l'attente et documente l'urgence devant le tribunal.
Oui, sauf convention contraire : l'indivisaire qui use ou jouit privativement d'un bien indivis est redevable d'une indemnité envers l'indivision. Elle se détermine à partir de la valeur locative de marché du bien, le plus souvent affectée d'un abattement tenant compte de la précarité de l'occupation et de la qualité d'indivisaire de l'occupant. Attention au délai : la demande relative aux fruits et revenus se prescrit, ce qui rend l'inaction directement coûteuse pour les autres héritiers. Faire établir la valeur locative dès le début du blocage sécurise le calcul et accélère très souvent la sortie.
Oui, mais pas librement. L'indivisaire qui entend céder ses droits à une personne étrangère à l'indivision doit notifier aux autres indivisaires le prix et les conditions de la cession projetée, ceux-ci bénéficiant d'un droit de préemption dans un délai bref. Le passage en force est donc encadré, et le marché des quotes-parts indivises reste étroit : rares sont les acquéreurs disposés à entrer dans un conflit familial, ce qui se traduit par une décote marquée sur le prix obtenu. Une évaluation de la quote-part, distincte de la valeur du bien entier, révèle le coût réel de la précipitation.
L'indivision, à proportion des droits de chacun. Taxe foncière, assurance, charges de copropriété et dépenses nécessaires à la conservation du bien pèsent sur les indivisaires selon leur quote-part, et celui qui les a avancées de ses deniers personnels peut en demander le remboursement lors du partage. Les dépenses d'amélioration obéissent à une autre logique : l'indemnisation tient compte de la plus-value procurée au bien, appréciée au moment du partage. D'où l'intérêt de faire évaluer le bien avant travaux, ou de documenter son état initial : sans point de départ, la plus-value ne se démontre pas.
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