La règle d'or : la valeur s'apprécie à la date du décès, dans l'état du bien à cette date. Les travaux réalisés après, l'évolution du marché depuis, le prix affiché par le voisin : rien de tout cela n'entre en compte. L'évaluateur recherche des ventes comparables — mêmes secteur, typologie, surface, état — conclues autour de la date du décès, et les ajuste des différences avec la maison (surface, terrain, état, situation fine). Les bases de référence sont publiques (DVF) et professionnelles (bases notariales, missions de l'expert) — jamais les annonces, qui affichent des prix espérés, pas des prix conclus.
Certaines situations appellent des correctifs que seul un travail motivé peut défendre : bien occupé (par un usufruitier, un locataire, ou l'un des héritiers), indivision, bien vétuste ou atypique, servitudes. Un abattement de 20 % est par ailleurs admis sur la résidence principale du défunt lorsqu'elle est également occupée, au jour du décès, par le conjoint survivant ou le partenaire de PACS (ou certains enfants protégés) — un point souvent ignoré qui se chiffre vite. À l'inverse, les décotes « de confort » non justifiées sont exactement ce que l'administration fiscale traque.
Le calendrier joue contre les familles : six mois pour déclarer, un deuil à traverser, des décisions à prendre. C'est pourquoi l'estimation devrait être lancée tôt — l'expertise d'une maison se conduit en deux à quatre semaines, visite comprise, et le rapport sert ensuite à chaque étape : déclaration, partage, éventuelle vente. Notre page expertise immobilière succession détaille la mission ; les fourchettes d'honoraires figurent sur la page prix d'une expertise pour une maison.