Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
Au décès d'un proche, la maison familiale doit être déclarée à sa valeur vénale — et cette valeur engage les héritiers vis-à-vis de l'administration fiscale comme entre eux. Ce guide explique qui peut estimer une maison pour une succession, comment la valeur se détermine, ce que cela coûte, et dans quels cas l'expertise indépendante s'impose.
Lorsqu'une maison entre dans une succession, sa valeur n'est pas une simple indication de marché : c'est une déclaration fiscale. Les héritiers doivent déposer la déclaration de succession dans les six mois du décès (en France métropolitaine) et y porter la valeur vénale du bien appréciée au jour du décès — pas au jour de la déclaration, ni au prix espéré d'une vente future. C'est sur cette valeur que se calculent les droits de succession ; c'est elle aussi qui servira de référence au partage entre héritiers et, plus tard, au calcul de la plus-value si le bien est revendu.
Cette triple fonction — fiscale, familiale, patrimoniale — explique pourquoi l'exercice est piégeux. Une valeur trop basse réduit les droits aujourd'hui mais expose à un redressement fiscal (l'administration compare avec les ventes du secteur via ses bases DVF et Patrim) et gonfle la plus-value imposable en cas de revente. Une valeur trop haute fait payer des droits excessifs, définitivement. Et entre héritiers, une valeur mal établie fausse le partage : celui qui rachète la part des autres a intérêt à une valeur basse, ceux qui reçoivent une soulte à une valeur haute — le conflit est structurel.
La bonne nouvelle : la valeur vénale n'est pas une opinion, c'est une notion juridique précise — le prix qu'aurait produit la vente du bien dans des conditions normales de marché au jour du décès — qui se démontre avec des méthodes et des références. Notre pilier consacré à la valeur vénale détaille la notion ; ce guide se concentre sur sa mise en œuvre pratique pour une maison de succession.
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Nature du bien, contexte d'intervention (succession, IFI, vente, financement, litige), usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
Trois acteurs peuvent produire une valeur — mais pas avec la même portée juridique. Le bon choix dépend de l'enjeu du dossier.
Le notaire chargé de la succession peut établir une évaluation, souvent via son service d'expertise ou ses bases immobilières notariales, généralement facturée quelques centaines d'euros. C'est une référence sérieuse et souvent suffisante pour une succession simple, sans conflit ni bien atypique. Sa limite : le notaire n'est pas un expert en évaluation au sens des référentiels professionnels, et son évaluation n'a pas la force probante d'un rapport d'expertise en cas de contrôle fiscal ou de désaccord entre héritiers.
L'avis de valeur d'une agence est gratuit — parce qu'il est établi dans la perspective d'obtenir un mandat de vente. Utilisable comme simple point de repère lorsque la vente du bien est déjà décidée et la famille unanime, il n'engage pas son auteur, n'est pas motivé méthodologiquement et n'a aucune valeur opposable : face à l'administration fiscale ou dans un partage disputé, il ne pèse rien. Multiplier les avis d'agences ne crée pas une preuve ; cela crée une fourchette.
L'expert en évaluation certifié (RICS, CEIF, IFEI) produit un rapport motivé : visite du bien, comparables vérifiés au jour du décès, méthodes normées, conclusion engageant sa responsabilité. C'est le seul document réellement opposable — à l'administration fiscale en cas de contrôle, au juge en cas de partage contentieux, aux cohéritiers en cas de rachat de part. Il s'impose dès que le dossier comporte un enjeu : indivision, soulte, bien atypique, patrimoine important, ou simple désaccord naissant. Voir notre page expert immobilier agréé.
En résumé : succession simple et consensuelle → l'évaluation notariale peut suffire ; vente immédiate décidée à l'unanimité → les avis d'agences donnent une tendance ; enjeu fiscal, indivision, soulte, désaccord ou bien difficile à évaluer → expertise indépendante. Le coût d'une expertise se juge à l'aune de ce qu'elle sécurise : des droits calculés juste, un partage incontestable, une revente sans mauvaise surprise fiscale.
La règle d'or : la valeur s'apprécie à la date du décès, dans l'état du bien à cette date. Les travaux réalisés après, l'évolution du marché depuis, le prix affiché par le voisin : rien de tout cela n'entre en compte. L'évaluateur recherche des ventes comparables — mêmes secteur, typologie, surface, état — conclues autour de la date du décès, et les ajuste des différences avec la maison (surface, terrain, état, situation fine). Les bases de référence sont publiques (DVF) et professionnelles (bases notariales, missions de l'expert) — jamais les annonces, qui affichent des prix espérés, pas des prix conclus.
Certaines situations appellent des correctifs que seul un travail motivé peut défendre : bien occupé (par un usufruitier, un locataire, ou l'un des héritiers), indivision, bien vétuste ou atypique, servitudes. Un abattement de 20 % est par ailleurs admis sur la résidence principale du défunt lorsqu'elle est également occupée, au jour du décès, par le conjoint survivant ou le partenaire de PACS (ou certains enfants protégés) — un point souvent ignoré qui se chiffre vite. À l'inverse, les décotes « de confort » non justifiées sont exactement ce que l'administration fiscale traque.
Le calendrier joue contre les familles : six mois pour déclarer, un deuil à traverser, des décisions à prendre. C'est pourquoi l'estimation devrait être lancée tôt — l'expertise d'une maison se conduit en deux à quatre semaines, visite comprise, et le rapport sert ensuite à chaque étape : déclaration, partage, éventuelle vente. Notre page expertise immobilière succession détaille la mission ; les fourchettes d'honoraires figurent sur la page prix d'une expertise pour une maison.
Six configurations concentrent l'essentiel des dossiers où l'estimation devient un enjeu — et où un rapport opposable change l'issue.
Un héritier garde la maison et rachète les parts des autres : la valeur détermine directement la soulte. Conflit d'intérêts structurel — seul un tiers indépendant produit une valeur que tous peuvent accepter sans arrière-pensée.
Personne ne veut vendre, personne ne peut racheter : l'indivision dure, les frais courent. Une valeur expertisée objective les discussions et sert de base à toute sortie — rachat, vente, partage.
Succession dépassant les abattements, patrimoine assujetti à l'IFI : chaque euro de valeur déclarée compte, dans les deux sens. L'expertise documente la valeur juste et les correctifs admis. Voir notre expertise IFI.
Maison d'architecte, bien mixte, gros travaux, situation particulière (servitudes, division possible) : les comparables simples n'existent pas, l'évaluation exige de vraies méthodes d'expert.
Dès que les estimations des uns et des autres divergent, chaque semaine de blocage coûte. Notre guide dédié au désaccord sur l'estimation en succession détaille les solutions graduées, de l'expertise amiable au partage judiciaire.
Valeur déclarée sans justification solide, revente rapide envisagée, écart avec les ventes du secteur : le risque de rectification est réel. Notre article sur la sous-évaluation en succession décrit les pénalités — et la parade.
Premier échange sur la situation : date du décès, configuration familiale, enjeu (déclaration, partage, soulte, contrôle). Devis gratuit précisant le périmètre, le délai et les honoraires
Réunion des documents (titre, plans, diagnostics, taxe foncière) et visite complète de la maison : surfaces, état, prestations, environnement — tels qu'au jour du décès
Recherche des ventes comparables conclues autour de la date du décès (DVF, bases notariales, missions du cabinet), ajustements motivés, correctifs juridiques applicables (occupation, indivision, abattements)
Rapport conforme au Red Book RICS et à la Charte de l'expertise : utilisable pour la déclaration de succession, le partage, la fixation d'une soulte — et opposable en cas de contrôle
Réal Group intervient dans toute la France pour estimer les biens de succession — maisons, appartements, immeubles, biens atypiques. Chaque mission est confiée à un expert dédié : un échange en visioconférence cadre la situation familiale et fiscale, puis l'expert visite le bien, où qu'il se situe. Les modalités de déplacement sont transparentes et intégrées au devis, communiqué gratuitement sous 24 h.
Pour le cadre complet de la mission — démembrement, indivision, fiscalité successorale —, voir notre page expertise immobilière succession.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
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