Guillaume Thériez
Fondateur de Réal Valuation, membre de la RICS, de l'IFEI et de la Chambre des Experts FNAIM, Guillaume supervise l'ensemble des missions d'expertise du cabinet et intervient sur les dossiers à enjeux dans toute la France.
SERVICE EXPERTISE
Une résidence étudiante ne se valorise pas comme un logement : sa valeur dépend du bail commercial qui lie le propriétaire à l'exploitant, de la répartition des charges et de la performance réelle de l'exploitation.
L'expertise d'une résidence étudiante repose sur la capitalisation du revenu du bail commercial signé avec l'exploitant. Pour un lot LMNP, la valeur se calcule à partir du loyer annuel hors taxes divisé par un taux de rendement, ajusté de la solidité de l'exploitant, de la durée résiduelle du bail et de la répartition des charges. En bloc, l'expert capitalise le loyer global ou l'excédent brut d'exploitation.
L'expertise d'une résidence étudiante ne relève pas de l'estimation d'un logement classique : il s'agit d'évaluer un actif d'exploitation, dont le revenu est produit par un bail commercial consenti à un gestionnaire spécialisé — Nexity Studéa, Réside Études, Cardinal Campus ou un opérateur régional. Le propriétaire, qu'il détienne un studio isolé en location meublée non professionnelle ou la résidence entière, ne perçoit pas un loyer de marché mais un loyer contractuel, versé par un preneur unique, sur une durée ferme. Toute la valeur se joue donc à l'intersection de trois éléments : le contrat, l'exploitant et le marché locatif étudiant réel de la commune d'implantation. Nos experts interviennent sur ce type d'actif partout en France.
Deux niveaux de valeur coexistent et ne se calculent pas de la même manière. Le lot détenu par un particulier sous statut LMNP se valorise par capitalisation du loyer du bail : sa valeur dépend du taux de rendement exigé par les acquéreurs du marché secondaire, lui-même fonction de la signature de l'exploitant, de la durée résiduelle et, surtout, de la clause de répartition des charges. La résidence prise en bloc s'analyse comme un actif d'investissement : capitalisation du loyer global versé par le preneur ou, lorsque le propriétaire exploite lui-même, capitalisation de l'excédent brut d'exploitation, selon une logique proche de celle appliquée en hôtellerie. Les deux approches donnent souvent des résultats très éloignés.
C'est cet écart qui explique la plupart des déconvenues rencontrées par les détenteurs de lots : additionner les valeurs unitaires des studios ne reconstitue pas la valeur de la résidence, et l'inverse est tout aussi faux. Un lot dont le bail arrive à échéance dans dix-huit mois, chez un exploitant fragilisé, avec une clause laissant au bailleur les grosses réparations, ne vaut pas le prix d'un lot identique sécurisé par un bail long. L'expertise consiste précisément à documenter et à chiffrer ces écarts dans un rapport motivé, opposable à un juge, à une banque, à un commissaire aux comptes ou à l'administration fiscale.
Partagez votre contexte, l'actif concerné et votre échéance. Nous revenons vers vous rapidement avec le bon niveau de cadrage.
Nature de l'actif, contexte d'intervention, usage du rapport et délai attendu : nous cadrons les bons paramètres avant de vous orienter.
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Architecte DPLG, diplômé de l’ICH Paris et titulaire du DU Expertise Judiciaire délivré par l’Université de Bordeaux (Faculté de droit et science politique), Guillaume Thériez a débuté sa carrière à Paris dans l’investissement et la promotion immobilière avant de rejoindre la société Ad Valorem Expertises, aujourd’hui BPCE Solutions immobilières, comme Directeur Adjoint.
Il a fondé en 2011 la société Réal Valuation avec pour objectif de devenir un cabinet d’expertise de référence dans le Sud-Ouest de la France.
Le calcul part du loyer annuel hors taxes effectivement dû par l'exploitant, auquel l'expert applique un taux de rendement de marché. Sur le marché secondaire des lots étudiants, nos experts observent en 2026 des rendements bruts qui s'échelonnent le plus souvent entre 4 % et 6 % : la fourchette basse pour un bail long chez un opérateur national supportant l'essentiel des charges, la fourchette haute pour un bail court ou un exploitant fragile. Le résultat est recoupé par comparaison avec les reventes de lots équivalents dans la même résidence, puis corrigé d'une décote de liquidité, le marché secondaire étant étroit et lent. Le prix d'acquisition d'origine, qui incorporait les frais de commercialisation du programme, n'est jamais une référence de valeur.
En bloc, l'actif redevient un investissement à part entière. Lorsque la résidence est louée à un gestionnaire par un bail unique, l'expert capitalise le loyer global et vérifie sa soutenabilité au regard du produit réellement encaissé par l'exploitation : un loyer absorbant une part excessive du chiffre d'affaires annonce une renégociation. Lorsque le propriétaire exploite en direct, l'évaluation passe par la capitalisation de l'excédent brut d'exploitation, selon la logique retenue pour les actifs d'exploitation voisins que sont les résidences de tourisme et les résidences seniors. L'expert teste enfin une valeur alternative : que vaudrait l'immeuble reconverti en coliving, en résidence hôtelière ou en logements libres ?
Le bail est le premier actif. L'expert relève la durée résiduelle ferme, l'indexation retenue, les conditions de renouvellement et surtout la clause de répartition des charges. Depuis la loi Pinel, le Code de commerce impose un inventaire précis et limitatif des charges refacturées au preneur, et les dépenses relevant des grosses réparations de l'article 606 du Code civil ne peuvent plus être mises à la charge du locataire dans les baux conclus ou renouvelés depuis novembre 2014. Un lot dont le propriétaire supporte toiture, ascenseur et ravalement ne se valorise pas comme un lot où l'exploitant assume tout : l'écart se traduit directement dans le taux retenu. À la différence des résidences de tourisme, pour lesquelles la loi impose un bail d'au moins neuf ans, une résidence étudiante relève du droit commun des baux commerciaux : la faculté de résiliation triennale de l'exploitant, lorsqu'elle n'a pas été valablement écartée, pèse sur la valeur. Un refus de renouvellement ouvre par ailleurs droit, en principe, à une indemnité d'éviction.
Le contrat ne protège que si la résidence fonctionne. L'expert mesure le taux d'occupation réel sur l'année universitaire — neuf à dix mois de plein régime, un creux estival plus ou moins comblé par les stages, les mobilités et l'accueil touristique —, la distance à pied aux campus et aux transports, la typologie des logements (studios meublés de 18 à 20 m² en règle générale, quelques T1 bis) et le niveau de services. Il confronte le loyer pratiqué à la capacité de paiement des étudiants et à l'offre concurrente : logements gérés par les CROUS, coliving, résidences privées récentes. Avec près de 2,9 millions d'inscrits dans l'enseignement supérieur selon le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la demande nationale est solide, mais elle est locale et très inégale d'un site à l'autre.
Nous définissons la mission avec vous : lot ou bloc, valeur recherchée, date d'effet, destinataire du rapport. Nous réunissons ensuite le bail commercial et ses avenants, l'état des charges, les appels de loyers, le règlement de copropriété, le descriptif des services et, en bloc, les comptes d'exploitation des trois derniers exercices.
L'expert visite la résidence, ses parties communes et un échantillon représentatif de logements, apprécie l'état d'entretien et le niveau réel des prestations, relève les travaux prévisibles — sans se substituer à un audit technique du bâti — et vérifie l'implantation : distance aux campus, aux transports et aux commerces, environnement concurrentiel immédiat.
Nous analysons la solidité de l'exploitant, la durée résiduelle, l'indexation et la répartition des charges, puis nous constituons les comparables : reventes de lots, transactions en bloc, loyers pratiqués par les résidences concurrentes. Deux méthodes au moins sont mises en œuvre et confrontées, l'écart entre elles étant expliqué plutôt que moyenné.
Vous recevez un rapport conforme aux standards RICS et à la Charte de l'expertise en évaluation immobilière : hypothèses, sources, calculs détaillés et valeur retenue à une date certaine. L'expert reste disponible pour défendre ses conclusions devant votre banque, votre notaire, votre conseil ou une juridiction.
Six situations dans lesquelles une valeur d'expert, motivée et datée, change l'issue du dossier — pour le détenteur d'un studio comme pour le propriétaire d'une résidence entière.
Un lot de résidence étudiante figure fréquemment dans un actif successoral, et sa valeur déclarée reste contrôlable par l'administration. L'expertise fixe une valeur vénale motivée à la date du fait générateur, en tenant compte du bail en cours et de la liquidité réelle du bien. Elle sécurise le partage entre héritiers, l'allotissement d'un lot indivis et le calcul des droits, y compris lorsque plusieurs lots ont été acquis dans des résidences différentes.
Avant de vendre, un propriétaire a besoin de savoir ce que son lot vaut réellement, et non ce que promettait la plaquette du programme d'origine. L'expertise établit un prix de marché fondé sur le rendement attendu par les acquéreurs, la durée du bail restant à courir et les reventes récentes dans la même résidence. Elle évite la double erreur : brader un actif sain, ou conserver un lot dont le rendement affiché masque une charge de travaux à venir.
À l'échéance, le gestionnaire demande fréquemment une révision à la baisse du loyer, au motif de la performance de la résidence. Le propriétaire isolé, qui ne peut ni exploiter seul son studio ni le sortir de l'ensemble immobilier, négocie en position défavorable. Une expertise valeur locative indépendante, appuyée sur les comptes d'exploitation et sur les loyers des résidences comparables, rétablit l'équilibre et chiffre l'enjeu d'un refus de renouvellement.
Les établissements prêteurs exigent une valeur indépendante avant d'accorder ou de renouveler un concours adossé à un lot ou à une résidence entière. Nos rapports intègrent la valeur vénale en l'état, une valeur hypothécaire prudente et l'analyse du risque de contrepartie que représente l'exploitant. Le format répond aux exigences des comités de crédit et aux standards RICS attendus par les financeurs institutionnels.
Apport d'un lot à une société familiale, transmission de titres, réévaluation d'un actif au bilan, arrêté des comptes d'un investisseur détenant plusieurs résidences : chaque opération suppose une valeur justifiée et datée. Notre pratique de l'évaluation d'actifs immobiliers conduit à retenir la méthode adaptée au référentiel comptable applicable et à documenter les hypothèses, pour que le rapport résiste à l'examen du commissaire aux comptes comme à celui de l'administration, y compris pour une déclaration d'impôt sur la fortune immobilière.
Défaut de paiement des loyers, procédure collective du gestionnaire, désaccord entre indivisaires, litige avec le promoteur d'origine : le contentieux appelle une valeur incontestable. Nos experts produisent des rapports destinés aux juridictions et interviennent en expertise amiable contradictoire comme en assistance à expertise judiciaire. La méthodologie, tracée et reproductible, permet de défendre la valeur retenue en soutenance devant le juge ou l'expert désigné.
Réal Valuation évalue les résidences étudiantes et les résidences services partout en France, pour les particuliers détenteurs de lots comme pour les investisseurs et les institutionnels propriétaires d'ensembles complets. Nos engagements tiennent en six points, valables quelle que soit la taille de l'actif expertisé.
Avant le devis ou la mission, Guillaume, Amandine, Nathan et Jihane assurent un suivi fluide de votre demande, de la qualification du besoin jusqu'à la coordination administrative.
Real Group est membre des trois institutions de référence de l'expertise en évaluation immobilière, en France et à l'international. Pour nos clients, cette appartenance est un gage concret : des rapports reconnus par les banques, opposables aux juridictions, et alignés sur les meilleures pratiques mondiales.
La référence mondiale de l'expertise immobilière depuis 1868, présente dans 146 pays. Être régulé par la RICS, c'est s'engager sur ses standards éthiques et méthodologiques : un cadre exigeant qui rend nos rapports immédiatement reconnus par les banques, les institutions financières et les juridictions, en France comme à l'international.
Référence internationale
Depuis 1979, l'IFEI fédère les experts français les plus exigeants et pilote la Charte de l'Expertise en évaluation immobilière, référentiel partagé par toute la profession. Notre adhésion à l'IFEI traduit l'engagement de Real Group dans la production active des standards qui régissent notre métier en France.
Standards français
La CEIF rassemble les experts immobiliers indépendants attachés à une déontologie stricte et à une formation continue rigoureuse. Real Group y adhère pour garantir aux donneurs d'ordre la rigueur, l'indépendance et la transparence qui font la valeur d'une expertise opposable et la réputation de la profession.
Indépendance & déontologieTransaction, investissement, gestion locative ou Expertise — nos consultants vous apportent une réponse claire et personnalisée sous 24h.
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