Vincent Devauchelle
Vincent est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien et les arbitrages liés à votre patrimoine.
Réal Group · Gestion locative
Les pièces que vous pouvez demander, celles qui vous exposent à une amende, les règles de la caution et les contrôles qui aident à repérer un faux dossier : voici ce que disent la loi du 6 juillet 1989, le décret du 5 novembre 2015 et le Code pénal, texte à l'appui. Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location, de l'étude des dossiers des candidats à la signature du bail.
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Vous ne pouvez demander au candidat et à sa caution que les pièces de la liste fixée par le décret du 5 novembre 2015 : une pièce d'identité, un justificatif de domicile, des justificatifs d'activité professionnelle et de ressources. Exiger une autre pièce expose à une amende administrative, et refuser un candidat pour un motif discriminatoire est puni par le Code pénal. Vérifiez enfin l'authenticité des pièces, à commencer par l'avis d'impôt.
Réal Group, agence immobilière à Bordeaux, gère votre bien en location : indiquez votre projet et vos coordonnées, le service gestion vous rappelle.
De l'analyse de la solvabilité des candidats à la rédaction du bail et aux états des lieux, le service gestion assure le suivi de votre bien.
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Premier échange avec le service gestion.
Vincent Devauchelle dirige le service gestion de Réal Group. C’est votre contact pour la mise en location, la gestion complète de votre bien ou les arbitrages liés à votre patrimoine.
La liste des pièces justificatives que le bailleur peut exiger du candidat à la location ou de sa caution, avant d'établir le contrat, est définie par décret en Conseil d'État (article 22-2 de la loi du 6 juillet 1989). C'est le décret du 5 novembre 2015 : la liste des pièces exigibles de chaque candidat figure en son annexe I, celle de sa caution en son annexe II (décret n° 2015-1437, article 1er). Les pièces peuvent être des copies ; elles sont rédigées ou traduites en français, leurs montants convertis en euros, et les originaux doivent pouvoir vous être présentés à votre demande (article 1er).
| Catégorie | Pièces que vous pouvez demander au candidat | Combien |
|---|---|---|
| Identité | Carte nationale d'identité, passeport ou permis de conduire, français ou étranger, ou document justifiant du droit au séjour, en cours de validité et avec photographie | Une pièce |
| Domicile | Trois dernières quittances de loyer (à défaut, attestation du précédent bailleur), attestation d'élection de domicile, attestation sur l'honneur de l'hébergeant, ou dernier avis de taxe foncière (à défaut, titre de propriété de la résidence principale) | Une seule pièce |
| Activité professionnelle | Contrat de travail ou de stage (à défaut, attestation de l'employeur), extrait K ou K bis ou fiche d'immatriculation au Registre national des entreprises de moins de trois mois, certificat d'identification de l'INSEE, carte professionnelle d'une profession libérale, carte d'étudiant ou certificat de scolarité | Une ou plusieurs |
| Ressources | Dernier ou avant-dernier avis d'imposition ou de non-imposition, trois derniers bulletins de salaire, indemnités de stage, deux derniers bilans pour un indépendant, justificatifs de pensions, retraites ou prestations sociales, simulation des aides au logement, avis d'attribution de bourse, revenus fonciers ou de capitaux | Une ou plusieurs |
Une pièce d'identité suffit, et un seul justificatif de domicile ; pour l'activité et les ressources, vous pouvez en demander un ou plusieurs dans la liste (annexe I). Le candidat peut les déposer sur DossierFacile, le téléservice où il réunit les justificatifs autorisés (fiche Service Public sur les justificatifs du futur locataire).
Depuis la loi du 24 mars 2014, l'article 22-2 ne dresse plus de liste de pièces interdites : il renvoie à la liste du décret, et le propriétaire n'a pas le droit d'exiger d'autres justificatifs (fiche Service Public sur les justificatifs du futur locataire). Ne figurent pas, par exemple, dans cette liste : un relevé de compte bancaire, une attestation de bonne tenue de compte, la carte Vitale, une photo d'identité autre que celle de la pièce d'identité, un extrait de casier judiciaire, un dossier médical, un contrat de mariage ou un jugement de divorce, une autorisation de prélèvement automatique (décret, annexe I).
Vous ne pouvez pas non plus imposer la cosignature d'un ascendant ou d'un descendant du candidat (article 22-2). Les manquements à cet article sont punis d'une amende administrative, prononcée par le préfet, dont le montant ne peut être supérieur à 3 000 € pour une personne physique et à 15 000 € pour une personne morale, proportionnée à la gravité des faits (article 22-2).
Aucune personne ne peut se voir refuser la location d'un logement pour un motif discriminatoire défini à l'article 225-1 du Code pénal (article 1er de la loi du 6 juillet 1989). Ces critères sont notamment l'origine, le sexe, la situation de famille, la grossesse, l'apparence physique, la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, le patronyme, le lieu de résidence, l'état de santé, le handicap, l'orientation sexuelle, l'identité de genre, l'âge, les opinions politiques, les activités syndicales et l'appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée (article 225-1 du Code pénal).
Le refus de fournir un bien ou un service fondé sur l'un de ces critères est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende (article 225-2). Devant le juge civil, la personne qui s'estime victime présente des éléments de fait qui laissent supposer une discrimination ; il vous revient alors de prouver que votre décision est justifiée (article 1er). Comparez donc les candidatures sur les pièces de la liste, et gardez-les.
On appelle taux d'effort la part des ressources du candidat que représentera le loyer, charges comprises. Ni la loi du 6 juillet 1989 ni le décret du 5 novembre 2015 n'en fixent de plafond : c'est un repère pour comparer les candidatures, calculé sur les justificatifs de ressources de la liste (décret, annexe I).
Exemple
Un loyer de 750 € par mois, charges comprises, pour un candidat dont les ressources mensuelles sont de 2 500 € : le loyer représente 30 % de ses ressources. Ce pourcentage est un repère pour comparer les candidatures ; ce n'est pas une règle de droit.
Si vous souscrivez une assurance contre les loyers impayés, lisez les conditions de solvabilité que son contrat exige du locataire : ce sont elles qui comptent pour être couvert. Notre page Garantie loyers impayés explique son fonctionnement.
Le cautionnement ne peut pas être demandé, à peine de nullité, par un bailleur qui a souscrit une assurance, ou toute autre forme de garantie, des obligations locatives du locataire, sauf si le logement est loué à un étudiant ou à un apprenti. Vous ne pouvez pas refuser la caution présentée au motif qu'elle ne possède pas la nationalité française ou qu'elle ne réside pas sur le territoire métropolitain (article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989). Ses pièces sont celles de l'annexe II du décret : identité (ou, pour une personne morale, extrait K bis ou statuts et identité de son représentant), un seul justificatif de domicile, justificatifs d'activité et de ressources (décret, annexe II).
Visale est une caution locative gratuite accordée par Action Logement : en cas d'impayés ou de dégradations, Action Logement paie d'abord le bailleur, puis se fait rembourser par le locataire. La demande doit être faite avant la signature du bail ; le locataire vous remet son visa, et une proposition d'acte de cautionnement est créée, que vous validez. Le locataire et le bailleur ne doivent pas être membres de la même famille, et les plafonds de loyer varient selon le profil du locataire et la commune (fiche Service Public sur la garantie Visale).
La caution solidaire, en détail
L'acte de cautionnement, la mention que signe la caution, la durée de son engagement et les points de vigilance pour le bailleur sont détaillés dans notre page Caution solidaire en location : règles et points de vigilance.
Avant de signer, vérifiez l'authenticité des pièces. Le ministère de l'Économie décrit deux contrôles gratuits de l'avis d'impôt ; les deux autres réflexes relèvent du bon sens.
Le service de vérification des avis d'impôt du site impots.gouv.fr (« Vérifier un avis d'impôt ») confirme, à partir du numéro fiscal et de la référence de l'avis, que le document correspond au dernier avis émis par l'administration (ministère de l'Économie).
Depuis avril 2022, l'avis d'impôt porte un code 2D-Doc : une application de lecture reconnue par France Titres affiche les données certifiées, à comparer avec le document reçu (ministère de l'Économie).
Le nom, l'adresse, l'employeur et les montants doivent concorder d'une pièce à l'autre : bulletins de salaire, contrat de travail, avis d'impôt. Un écart se questionne avant la signature, pas après.
Sur DossierFacile, le téléservice de l'État, le candidat dépose les justificatifs autorisés et vous les fait parvenir (fiche Service Public sur les justificatifs du futur locataire).
Pour les logements qu'il gère, le service gestion de Réal Group analyse la solvabilité des candidats et étudie leurs dossiers avant la signature du bail : confiez-nous la gestion de votre bien.
Textes consultés sur Légifrance le 29 octobre 2026, dans leur version en vigueur à cette date. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un avocat.
Vincent, Anthony et Véronique suivent votre bien au quotidien : la location, le bail, les quittances et les charges.
Non. Il ne figure pas dans la liste des pièces exigibles (décret du 5 novembre 2015, annexe I), et le propriétaire n'a pas le droit d'exiger d'autres justificatifs (fiche Service Public sur les justificatifs du futur locataire).
Non : le bailleur ne peut pas imposer la cosignature d'un ascendant ou d'un descendant du candidat à la location (article 22-2 de la loi du 6 juillet 1989).
Non, à peine de nullité du cautionnement, sauf si le logement est loué à un étudiant ou à un apprenti (article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989).
Non. Ni la loi du 6 juillet 1989 ni le décret du 5 novembre 2015 n'en fixent de plafond ; c'est un repère, calculé sur les justificatifs de ressources de la liste (décret, annexe I).
En ligne, sur le service de vérification des avis d'impôt du site impots.gouv.fr, avec le numéro fiscal et la référence de l'avis, ou en lisant son code 2D-Doc avec une application reconnue par France Titres (ministère de l'Économie).
Trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende pour le refus de fournir un bien ou un service (article 225-2 du Code pénal). Devant le juge civil, c'est au bailleur de prouver que sa décision est justifiée, dès lors que le candidat présente des éléments de fait qui laissent supposer une discrimination (article 1er de la loi du 6 juillet 1989).
Le service gestion de Réal Group vous rappelle pour faire le point : étude des dossiers des candidats, rédaction du bail, états des lieux, gestion courante.
Ou par téléphone au 05 56 81 66 30
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