Le crédit-bail immobilier, instauré par la loi n° 66-455 du 2 juillet 1966 et codifié aux articles L313-7 et suivants du Code monétaire et financier, est un contrat complexe qui superpose trois droits économiques distincts : la propriété juridique conservée par le crédit-bailleur pendant toute la durée du contrat, le droit d'usage transféré au preneur contre paiement de redevances, et l'option d'achat exerçable en fin de contrat à un prix déterminé (symbolique ou à valeur résiduelle). Toute expertise pertinente doit articuler ces trois composantes au lieu de se limiter à la seule valeur vénale.
Les moments qui appellent une expertise indépendante sont nombreux. La levée d'option à la fin du contrat impose de vérifier que le prix d'exercice est cohérent avec la valeur vénale réelle de l'immeuble, d'autant que la cession post-levée est fréquente. La cession du contrat en cours de vie, avec accord du crédit-bailleur, nécessite de chiffrer la part économique revenant au cédant — soit la différence entre valeur vénale et valeur résiduelle contractuelle actualisée. Pour le crédit-bailleur, l'audit du bilan et l'actualisation des valeurs à l'actif obéissent au plan comptable bancaire et aux instructions de l'ACPR. Pour les mutuelles qui détiennent des portefeuilles de crédit-bail, l'expertise quinquennale prévue à l'article R343-11 du Code des assurances et la juste valeur Solvabilité II sont des obligations incontournables.
Réal Group intervient aux côtés des crédit-bailleurs institutionnels — Natixis Lease, BNP Paribas Lease, Société Générale Leasing Solutions, Arkea Crédit Bail Immobilier — et des PME preneurs sur l'agglomération bordelaise et la France entière. Nos rapports sont conformes au Red Book RICS, aux International Valuation Standards (IVS) et, pour les détenteurs institutionnels, aux exigences de juste valeur de la directive 2009/138/CE (Solvabilité II) et à la norme IAS 40 sur les immeubles de placement.